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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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474 HISTOIRE DE FRANCE. Lïv. XXIII.

Section Duc de Savoye, en qualité de Généralissime de Louis y entra, dc mit leXVI. fi e g e devant Valence. 11 le poussa durant treize jours avec toute la vi-LoTxív S ueur poffible, & auroit emporté la Place, íì PEfpagne pour larrêter na-depul ' voit accepté la neutralité pour lítalie. II y eut alors une suspension dar-167 g jus- mes, & les Troupes des Alliés sen retournèrent. Nous dirons en peu dequà la mots, que l'Arniral Angiois Berkeley , insulta & aliarma les côtes deè pendant cette année. II y eut plusieurs Places bombardées, mais

yswic comme on ny fit pas grand dommage ,ces expéditions ne servirent quàfaire voir que les Angiois avoient repris leur premiere supériorité sur mer.Nous finirons les événemens de cette année en remarquant, que lEurope,à la fin dune longue guerre, pensa se brouiller de nouveau par la mort dubrave Jean Sobieski Roi de Pologne, le Prince de Conti étant un desprétendans à cette Couronne. Mais comme cette affaire appartient plusnaturellement à lannée suivante, nous l'y renvoions, & nous parlerons au-paravant des négociations entamées pour la paix.

Négocia- Callieres, Envoyé de France, conduisisses négociations avec tant da-nions de dresse, que les préliminaires étoient arrêtés, avant larrivée du Roi Guil-Ry iôQ 7 & àme à la Haye, & qu'on avoit accepté la médiation du Roi de Suede.Aprés bien des débats on convint de tenir un Congrès au Château de Rys-wick. Outre les embarras dune guerre ruineuse, qui fesoient désirer lapaix à Louis XIV. il avoit encore dautres motifs qui ly portoient. IIavoit en vue la succession de la Monarchie Espagnole ; & il he pouvoit seflater de réussir tandis que lAlliance formée contre lui subsistoit. LEmpe-reur avoit les mêmes vues, & par cette raison souhaitoit de maintenirïalliance. Les Angiois aspiraient à voir la fin dune guerre onéreuse & in-fructueuse, & le Roi Guillaume demandoit seulement que Louis le reconnutpour Roi dAngleterre ; quant aux Etats - Généraux, ilsnecherchoient quàsaffurer une barrierre suffisante. Ils ne combattaient que pour cet objet»& étoient charmés définir la guerre, sils pouvaient lobtenir. Louis XIV.consentit que les Traités de Westphalie servissent de fondement à celuiauquel on travaillait; que la Lorraine fut restituée, & Guillaume reconnuRoi de la Grande Bretagne sans réserve ; que Strasbourg ferait rendue àìEmpereur; Charleroì, Luxembourg & Mons avec toutes les Conquêtesen Catalogne au Roi dEfpagne ; que les jugemens rendus par les Cham-bres de Metz & de Brissac feraient annuités; que Fort Louis, Traerbach,,Montroyal & dautres Places, pour les fortifications defquelles Vaubanavoit emploié tous ses talens, seroient démolies ; cn un mot Louis reçutdes conditions comme sil eût été vaincu , & toute cette hauteur quiavoit paru à Nimegue sévanouit à Ryswick (a).louisXíV. Cependant tandis que les négociations allaient leur train, il résolut defait mort f a j re j es derniers efforts en Catalogne & en Flandres, dans lefpérance dob*tfjfarms ten * r de meilleures conditions. Catinat, Villeroi & Boufflers furent en/wit àímM-campagne avec une nombreuse Armée, avant que celle des Allies fût as-/«. semblée, & ils ouvrirent la campagne par le siégé dAth. La Place ferendit au bout de quelques jours, & le Roi Guillaume fut obligé de fe con~

(a) Síecle iâe Louis XIV. T. I. p. 30S, 30$