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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANGE. Liv. XXIîI. 4?Jr íbn pere. En vertu de cette exclusion le droit dhéritier e'toit dévolu à Saône»-la seconde fille Marguerite, née dun second mariage & mariée à lEmpe icvii.reur Leopold. De ce mariage étoit sortie une seule fille, qui avoit épousé *s Electeur de Bavière; ensorce que cette Princesse, & après elle le PrinceElectoral de Bavière, étoient les légitimes héritiers de toute la Monarchie xm jusdEspagne, au défaut de postérité mâle de Charles II. en sen tenant au sa»Testamc-rt de_ Philippe IV. Mais sEmpereur, qui vouloir conserver la 1710 'Monarchie dEpagne toute entière d:>ns fa Maison, À procurer cette Cou- *

ronne à lArchiduc Charles son f. coud fils comme arriéré pedr-fils de Phi-lippe III. disputoit le droit prétendu de sélectrice fa fille, fondé fur le:Testament de Philippe son grand-pere, L sur la renonciation de MarieTherese sa Tante.

On a cru généralement que îes intrigues de Louis à la Cour dEspagneavoient obtenu de sinfirme Charles II. un an avant fa mort un Testamenten faveur c!u Dauphin. Mais cette opinion est formellement contreditepar le Murqvis de Torcy; 6t il est certain que toute ia conduite du Mar-quis de í Encourt, Ambassadeur de Fra r ce h Madrid, démontre que ce faitna pas le moindre fondement. Louis étoit parfaitement instruit du pouvoirque la Reine d-Espagne, sœur de slmpératrice, avoir s.r I esprit du Roiion mari. 11 savojt que le gros de la Nation Espagnole favorifoit les pré-tentions de la Maison de Bou;bon;mais il étoit convaincu auJî que ia Couren général étoit dans les intérêts de i'Empereur, L que le Roi étoit obsédéde tous côtés par les créatures de la Cour de Vienne. Foìble despric éfede corps, ce Prince navoit point de volonté en propre. La Reine, jA-mirante son Favori, & le Comte de Harrach, Ambafiadeur de lËir.pereurregloient tout, & Charles ne témoignoit gueres aucune paílioii, 1 ] nonquìl marquoit un extrême aversion à se nommer un successeur. Cet objetle mettoit toujours en fureur, oa lui causoit des accès de mélancolie ; ainsion ne le touchoit quavec beaucoup de ménagement; & le Comte de Har-rach sattira fa haine, pareequil le pressa un jour diaviter lArchiduc àpasser en Espagne. Louis XIV. sentoit parfaitement, que toute lEuropesoppostroit à ce quil fit valoir les prétentions de fa Maison fur toute laMonarchie dEspagne. Les autres Puissances, deja jalouses de ia gran-deur de la France, ne pouvoient manquer de prendre lallarme dune stvaste acquisition, & de se réunir pour empêcher lunion des deux Cou.tonnes fur une même tête. La Ligue rompue par le Traité de Rysiviclc.alloit alors se renouvtller, & lEurope étoit menacée dun plus grand in.eendie que le précédent. II ièntoit la difficulté quil y avoit dempêcher ledémembrement de la Monarchie dEspagne. bans argent, fans Flottes .fans Armées, lEspagne seule ne pouvoit défendre tant dEtats. C'étoitun corps fans vie, que la.France devoit animer & soutenir à ses dépenstandis que ses Provinces, déja. épuisées, fe ruineroient entierement pour*donner de la vie à ce corps inanimé & Je nourrir. Ce fut donc vraisem-blablement la nécessité, & non le désir de maintenir Ia paix de lEurope,..qui dicta le projet dun partage de la Monarchie dEspagne. Ce projet né--roit pas nouveau à la vérité; on avoit fait quelque chose de semblable désVannée iSSZ, au cas que le Roi Charles mourut fans postérité. On a cru,

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