4 :go HISTOIRE DE FRANCE. Lrv. XXIII.
Sbstioh été les motifs da Pape, il est certain que fa décision étoit conforme aaxXVII re gies de l’équité. XI sollicitent le Roi d’Espagne de faire un nouveau Tef-Iou^sXiv. ta:nenI: en f avenr d un ^ pecits-fils du Roi de France; il en fit un cas dedepuis "conscience & dìc que le repos de la Chrétienté en dépendoit. Quand Char-1698 jus les II. fut à l’extrémité, Portocarrero toucha fort adroitement cette corde,quLi ran Ale Roi crut que son salut dépendoit de cette affaire; il consentit donc àI7IO ‘ faire un Testament par lequel il déclara le Duc d’Anjou héritier de toussesE'ats, & expira peu après. Louis XIV. prétendit qu’il avoit ignore'par quels moy ns le Roi d’Ë'pagoe y avoit été déterminé. Pendant toutce tcms-là le Comte de Tallard négocioic avec le Roi Guillaume & lesEtats Généraux un stcond Traité de partage. Mais rirrésolution de l’Em-pereur avoit servi de prétexte pour en retarder la conclusion. A la finquand on apprit qui! étoit signé, la plupart des Puissances de l’Europeen furent mécon entes; piusirurs écoient disposées à prendre parti pourl’Ernpereur a fin de s y opoô'er; c’écoic tout ce qu’elles pouvoienc fairealors, la.France étant fortifiée de toute la puissance de PEspagne, Sc lacause de Louis étant devenue celle de toute la Nation par un Testamentformel en faveur de son petit* fi ! s (d).
Le T>uc , Quand on informa la Cour de Versailles de la mort du Roi & de la te-d'Anjoure -neur de son Testament, Louis XIV. parut balancer entre son inclination■emmu Roi A ç es engaguntns avec ses Alliés. Les Ministres furent partagés. Lejpagne. , Me. de Maintenons), & quelques-uns des Ministres persua-
dèrent au Roi d’accepter le Testament; un plus grand nombre se déclarè-rent pour le Traité de partage. Louis affecta un air de neutralité; maisle Dauphin parla si fortetneut, & fit valoir tant de raisons qu’il pirsuadales Ministres Sc Louis. Auíïitôc que le Testament fut accepté, Louis frap-pant fur l’épaule du Duc d’Anjou, lui dit en présence du Marquis de losRios. „ Le Roi d’Efpague vous a fait Roi, les Grands vous demandent,„ les peuples vous souhaitent & j’y consens. Souvencz-vous que vous êtes„ né François. Aimez vos peuples, gagnez leur affection par la douceur,, de votre gouvernement, & rendez-vons digne du trône fur lequel vous„ allez monter”. Le jeune Roi reçut les complimens fur son élévation, Scpartit le 4 de Decembre pour ses Etats.
Louis xiV Le premier foin de Louis XIV. fut de justifier fa conduite auprès de sesfe justifie Alliés ,& d’excuser la violation d’unTrai'é récemment conclu. On chargead avoir de ce soin le Marquis de Torcy, qui fit valoir au Comte de Manchester, Am-Traítédi bassadeur d’Angleterre à la Cour de France, toutes les raisons, que l’élo-partage. * quence, l’artifice & la politique la plus déliée peuvent suggérer. II conclut
en
(a) Mem. de Torcy p. 6 0. Henault sous Tau 1700.
C*) M. de Torcy assure que Me deMaintenon n’asssta point â ce Conseil, où dit-ille Secretaire d’Etat parla le premier, & conclut à l’acceptation du Testament. Le Ducde Beauvillíers fut de l’avis contraire; le Chancelier ne décida rien ; le Dauphin fut pourl’acceptation; Louis y consentit, mais souhaita que sa résolution demeurât sécrété pen-dant quelques jours. Cependant il est certain par une foule de témoignages, que nonfeulement Me de Maintenon aflìsta au Conseil, mais qu’il y eut de vives contestations,& que le Roi après avoir balancé fe déclara pour le sentiment du Dauphin & de Me-tte Maintenon.