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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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4po HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

Section que faute capitale. Telle fut la célébré bataille de Blenheim ou de Hoch*XVII. ftet, par laquelle lEmpire fut délivré & la France plongée dans la der-Lmiisxtv àre consternation. Accoutumée à un cours rapide de victoires, ladepuis 1 ' Cour tomba dans le plus grand découragement à la nouvelle de cette dis-jóy 8 jus- grâce st signalée. Personne nosoit apprendre au Roi une vérité fi cruel-çuà Van il fallut que Me. de Maintenon se chargeât de lui dire quil n'é-V ia toit plus invincible. II soutint ce revers avec une fermeté , qui faitplus dhonneur à fa grandeur dame, quune victoire remportée par favaleur personnelle. II résolut de rétablir ses affaires par les plus vigou-reux efforts. II envoya ordre au Maréchal de Villeroi de marcher au se-cours de Landau ; mais il trouva Eugene & Marlborough postés si avanta-geusement , quil fut obligé de se retirer fans en venir à une action. Lan-dau capitula, & Traerbach fut emporté peu après; mais Louis fut plusredevable de son salut à la jalousie du Prince de Bade, qu'à tous fes efforts.On a cru même quil étoit pensionnaire du Roi, car rien de plus contraireà fa capacité reconnue, que son opiniâtreté à soppofer aux mesures lesplus avantageuses, pour suivre les plus mauvaises. On à blâmé avec raisoncomme une démarche très - peu judicieuse davoir perdu du tems à assiégerdes villes, lorsque lennemi étoit dans la derniere consternation ; cepen-dant Eugene & Marlborough furent contraints de plier fous lobstinationinvincible, du Prince de Bade (a).

Succès du Les disgrâces de Louis XIV. en Allemagne furent en quelque façonRoi 02 7 ta. corn p en sées par la conduite active & prudente du Duc de Vendôme, quil p & m réduisit le Duc de Savoye à de grandes extrémités. 11 lui fit quitter la° ru ga- campagne, le força de senfermer dans Chivas, & dy être spectateur dela prise de ses villes, & de la ruine de son Pays. Verceil, Yvrée, Verrue& dautres Forteresses furent soumises. En un mot presque tous les Etatsdu Duc, à la réserve de quelque peu de villes furent conquis avant la finde la campagne. Philippe V. ne fut pas moins heureux en Espagne & enPortugal. Le Duc de Berwik son Général entra en Portugal, surprit 8 e-gura, réduisit Cerebras fans beaucoup de peine, Zebredo fe rendit à lapremiere sommation & il emporta llhana la Viella daffaut. Deux ba-taillons Hollandois furent enveloppés & fait prisonniers à Sobriera For-xnofa. Philippe assiégea Portalegre en personne ; un Régiment Angloiscommandé par le Colonel Stanhope y fut fait prisonnier ; Castel - Davideut le même sort que Portalegre. Ces avantages ne laissèrent pas dêtrecontrebalancés par des pertes. Le Marquis das Minas étant entré en Cas-tille à la tête de quinze mille hommes, prit Fuente Grimai d o daffaut,à défit un corps de François & dEfpagnols commandé par Don Ron-quillo; il se rendit aussi maître de Monte Santo. Le Roi Charles & leRoi de Portugal fe rendirent au camp du Comte de Galhvay à Almeida,dans le dessein dentrer en Castille avec lArmée, mais trouvant lAguedabien gardé par le Duc deBerwick, & lhiver approchant, ils sen retour-nèrent & mirent les Troupes en quartiers dhiver. La France A lEspa-gne eurent le malheur de perdre sur la Méditerranée Gibraltar qui paíToicpour imprenable. Mais le Comte de Toulouse, grand Amiral de France,

(a) Qiíncy HiL Milit. p. 19;, Siecle de Louis XIV. T. I. p. 375.