500 HISTOIRE DE FRANCE. Lnr. XXIII.
Síctton „ Marlborough y aille plus souvent que moi ?” La prise de Lille fut suiviexvil. de celle de Gand, de Bruges, de Plassendaal, de Leffingen & d’autresRígnedi postes. L’Empereur se perfuadoit que le chemin de Paris étoit presque ou-depiïìs V * vert - & un Parti Hollandois avoir eu la hardiesse de pénétrer de Courtrai1698 fus- jusqu’à Versailles, & avoir sous les fenêtres du Château enlevé le premierqu' à Van Ecuyer du Roi, croiant se saisir de la personne du Dauphin, père du Ducl J*°- _de Bourgogne (a).
Les Fran Le ne ^ ut S neres plus heureux du côté du Dauphine'. Le Ma-fois font réchal de Villars, malgré toute fa vigilance & son activité, ne put em-■maikeureux pêcher le Duc de Savoye de se rendre maître des Forts delaPerouse,en Savoye. de Fenelìrelles & de la Vallée de Saint - Martin. Le Général François
avoir forcé les deux villes de Sezane, à la vue du Duc. Ce Prince ne
laissa pas avant la fin de la campagne de se faire une forte barrière, dé
s’ouvrir l’entrée en France, & de faire une puissante diversion en faveurde TArchiduc, en obligeant Louis XIV. de renforcer Villars, en affoiblis-sant lamée de Catalogne.
Les An- En Espagne , la fortune sembla se déclarer entierement en faveur dugiois s’tm - Roi, après la bataille d’AImanza. Mahoni avoir pris Alcoi dés le moisSardaigne à Janvier ; le Duc d’Orléans prit Tortose au mois de Juillet, & le Che-£? de t’ijle valìcr d’Asfeld se rendit maître de Denia dans le Royaume de Valence,de Miner - au mois de Novembre , & d’Alicante en Décembre. Ces succès furentî ue - néanmoins plus que contrebalancés par les pertes que les deux Couronnes
firent dans la Méditerranée. La Flotte Angloife, commandée par le
Chevalier Leake s’empara de la Sardaigne & de Minorque ; cette derrierea resté aux Anglois jufqu’à la derniere guerre, que le Duc de Richelieul’a prise.
LouîsXlV. Bien que par la perte de la bataille d’Oudenarde les affaires de Louisdemande /aXIV eussent beaucoup souffert, qu’il fût exposé du côté du Dauphine auxinsultes de.ses ennemis, qu’il eut perdu la Sardaigne & Minorque, & qu’ilne pût contrebalancer ces disgrâces que par quelques legers avantages rem-portés en Espagne, il soutint ces revers avec constance & magnanimité.Mais fi son courage sembloit à toute épreuve, il étoit vivement touché dela cruelle misere qui accabloit ses sujets, desorte qu’il tenta toutes les voiespossibles pour entamer une négociation. La Hollande feule pouvoir pro-curer une paix générale, & l’on avoir tenté tous les expédions possiblespour engager le Pensionnaire Heinsius à entendre á des propositions, ouau moins à permettre qu’un Envoyé de France résidât en Hollande, maison y avoir travaillé inutilement depuis Tannée 1706. On offrit aux Etatsles conditions les plus avantageuses ; on leur laissoit la liberté de régler eux-mêmes leur barrière ; de faire tel Traité de commerce qu’ils voudroienc,de mettre telles limitations qu’ils jugeraient nécessaires pour prévenir lesentreprises de la France ; on leur offrit même de laiílèr une grande partiedes Pays-Bas Espagnols entre leurs mains, comme un gage ae la sincéritédes intentions du Roi, Sc du dessein où il étoit de remplir ses engage-rxisns.- La République enivrée de ses prospérités , & fiers de ce qu'on la
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