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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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500 HISTOIRE DE FRANCE. Lnr. XXIII.

Síctton Marlborough y aille plus souvent que moi ? La prise de Lille fut suiviexvil. de celle de Gand, de Bruges, de Plassendaal, de Leffingen & dautresRígnedi postes. LEmpereur se perfuadoit que le chemin de Paris étoit presque ou-depiïìs V * vert - & un Parti Hollandois avoir eu la hardiesse de pénétrer de Courtrai1698 fus- jusquà Versailles, & avoir sous les fenêtres du Château enlevé le premierqu' à Van Ecuyer du Roi, croiant se saisir de la personne du Dauphin, père du Ducl J*°- _de Bourgogne (a).

Les Fran Le ne ^ ut S neres plus heureux du côté du Dauphine'. Le Ma-fois font réchal de Villars, malgré toute fa vigilance & son activité, ne put em-maikeureux pêcher le Duc de Savoye de se rendre maître des Forts delaPerouse,en Savoye. de Fenelìrelles & de la Vallée de Saint - Martin. Le Général François

avoir forcé les deux villes de Sezane, à la vue du Duc. Ce Prince ne

laissa pas avant la fin de la campagne de se faire une forte barrière,

souvrir lentrée en France, & de faire une puissante diversion en faveurde TArchiduc, en obligeant Louis XIV. de renforcer Villars, en affoiblis-sant lamée de Catalogne.

Les An- En Espagne , la fortune sembla se déclarer entierement en faveur dugiois stm - Roi, après la bataille dAImanza. Mahoni avoir pris Alcoi dés le moisSardaigne à Janvier ; le Duc dOrléans prit Tortose au mois de Juillet, & le Che-£? de tijle valìcr dAsfeld se rendit maître de Denia dans le Royaume de Valence,de Miner - au mois de Novembre , & dAlicante en Décembre. Ces succès furentî ue - néanmoins plus que contrebalancés par les pertes que les deux Couronnes

firent dans la Méditerranée. La Flotte Angloife, commandée par le

Chevalier Leake sempara de la Sardaigne & de Minorque ; cette derrierea resté aux Anglois jufquà la derniere guerre, que le Duc de Richelieula prise.

LouîsXlV. Bien que par la perte de la bataille dOudenarde les affaires de Louisdemande /aXIV eussent beaucoup souffert, quil fût exposé du côté du Dauphine auxinsultes de.ses ennemis, quil eut perdu la Sardaigne & Minorque, & quilne pût contrebalancer ces disgrâces que par quelques legers avantages rem-portés en Espagne, il soutint ces revers avec constance & magnanimité.Mais fi son courage sembloit à toute épreuve, il étoit vivement touché dela cruelle misere qui accabloit ses sujets, desorte quil tenta toutes les voiespossibles pour entamer une négociation. La Hollande feule pouvoir pro-curer une paix générale, & lon avoir tenté tous les expédions possiblespour engager le Pensionnaire Heinsius à entendre á des propositions, ouau moins à permettre quun Envoyé de France résidât en Hollande, maison y avoir travaillé inutilement depuis Tannée 1706. On offrit aux Etatsles conditions les plus avantageuses ; on leur laissoit la liberté de régler eux-mêmes leur barrière ; de faire tel Traité de commerce quils voudroienc,de mettre telles limitations quils jugeraient nécessaires pour prévenir lesentreprises de la France ; on leur offrit même de laiílèr une grande partiedes Pays-Bas Espagnols entre leurs mains, comme un gage ae la sincéritédes intentions du Roi, Sc du dessein il étoit de remplir ses engage-rxisns.- La République enivrée de ses prospérités , & fiers de ce qu'on la

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