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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Uv. XXIII. 503

avec peu ou point davantage. Les François sétoient battus avec un cou- Sectionrage opiniâtre qui tenoit du désespoir, & firent Jeur retraite du côté de xvii,Valenciennes fous la conduite du Maréchal de Boufflers en si bon ordre, ^ ntquils ne furent point poursuivis. Les Alliés eurent vingt mille hommestués ou blessés, & la perte des François ne monta gueres quà huit mille. 1698 jus-En un mot les Alliés remporterent une victoire si sanglante & qui leur?^ fancoma si cher, quune autre pareille leur auroit été fatale, (^uand l'Ar- r?m.

ruée Françoise fe retira à Valenciennes, celle des Alliés assiégea Mons,-

qui sétant rendu au mois dVctobre, les Armées entrerent en quartiersdhiver (a).

Les armes de Louis XIV. surent plus heureuses fur le Rhin. Le Génc- C# qui Jeral Merci ayant dessein dentrer dans la Franche-Comté, le Comte du Bourg le

]e prévint, lattaqua, le battit à lobligea de repaíïèr le Rhin avec per-te de deux mille hommes. En Italie, le Duc de Berwick fit échouer en EspJgnt.tous les desseins du Général de lfimpereur ; les Camisards furent entiere-ment défaits dans les Cevennes, & la face des affaires étoit en général as-sez favorable en Espagne, le Marquis de Bai défit les Anglois & les Portu-gais dans la plaine de Gudina, & le Chevalier dAsfeìd prit après un longsiégé le Château dAlicante.

Quoiquà tout prendre la campagne eût été plus heureuse, que Louis Conférencesnavoit sujet de lefpérer; la paix devenoit de jour en jour plus nécessaire. de Getrtru-Les finances étoient si totalement épuisées & le Royaume si misérable, que dember s-le Roi résolut de passer par dessus tout & de sacrifier même les intérêts de 17 Tson petit-fils pour procurer les douceurs de la paix à ses peuples. II de-manda des passeports pour envoyer ses Ministres en Hollande. On les ac-corda, & le Maréchal dUxelles & lAbbé de Polignac, un des plus beauxesprits de son siede, furent envoyés pour porter les supplications de LouisXIV. à Geertrudemberg, quon avoit choisie pour tenir les Conféren-ces. Le Marquis de Torci tenta de nouveau de corrompre Marlborough,.

& lui offrit jusquà quatre millions de livres pour qujl semployât à faire -accepter des conditions, que le Roi auroit rejettées quatre ans auparavantavec mépris. Louis offroit d abandonner son petit-fils; & même de payeraux Alliés un subside pour aider à chaslèr Philippe dEspagne, sil refuibit.dévacuer la Monarchie dans lespace de deux mois à PArchiduc Charles,.

Les Plénipotentiaires de France furent exposés à toutes sortes daffronts àGeertrudemberg ; il paraissait tous les jours des libelles outrageans, fiz.étoient mal logés & les députés des Etats leur parloient du ton, quon de-voir attendre de Bourgeois insolens , admis à lhonneur de traiter dégalà égal avec les Ambasladeurs dun grand Roi (*).- Les Alliés vouloient ab-

00 Siede de Lcuis XIV. I. c. p. 4.22.423, Abrégé Chronol. T. XIII. p, 415,41g;

(*) Nouveau trait de la partialité révoltante des Auteurs Anglois contre les Hòl/an-dois. Ceux., ci ne fesoieut rien que de concert avec leurs Alliés; Les Députés dit' M. de Voltaire, venoient entendre leurs offres (des Ministres de France) L les ra p-portoient à la Haye au Prince Eugene, au Duc de Marlboroug, au Comte de Lin-zendorf Ambassadeur de lKinpereur& ces offres étoient toujours reçues avec - »gris. Pour: juger sainement de toute cette négociation,, on fera.: bien- de consulte»*