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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv, XXIII. Se>9

ment, & sans donner le moindre soupçon. Mylord Jersey íe proposa aux Sjsotiownouveaux Ministres, comme un sujet propre à envoyer à la Cour de Fran- xvni.ce, avec le premier avis de leurs dispositions pacifiques, Gaultier Çq Histoire^ derendit à Versailles, y communiqua la commission dont il étoit chargé,mais qui nétoit que verbale. II rendit un compte exact du Ministère faméeAnglois, & de fêtât des affaires. II demanda une Lettre pour Mylord i?»r-Jersey, qui ne contenoit que des complimens généraux pour ce Sei-gneur, à la faveur de laquelle il entreprit douvrir les voies à une né-gociation. II obtint la Lettre & revint à Londres; il récrivit, que lesMinistres Anglois, voiant que la Reine avoit de la répugnance à renou-velles les négociations par le canal de la Hollande, ils souhaitoient que lonvoulut communiquer des propositions pour la paix générale, quils envoie-roient en Hollande, leur intention étant de traiter de concert avec leursAlliés. La Reine demandoit des villes de fureté aux Indes Occidentalespour y assurer le commerce ; Gibraltar, la Corogne & Minorque pourcouvrir celui de la Méditerranée. Cétoienc les avantages quon exigeoitpour la Grande Bretagne, mais fur lesquels il falloit consulter la Cour dEs-pagne. Philippe ne fit pas difficulté de céder des Places peu considérablesen comparaison de la fureté de sa Couronne, & dont les garnisons coûte-roient plus à l'Angleterre, quelle ne tireroit des avantages quelles produi-r oient par rapport au commerce.

Comme larticle des villes de fureté e'toit délicat, & que la Cour deMadrid y étoit fort intéressée , Louis XIV. garda le silence «dessus,jusquà ce quil fût parfaitement instruit des sentimens de son petit-fils;mais on permit à Gaultier d'assurer les Ministres de la Reine, que 8. M.

T. C. se serviroit de tout son crédit auprès de Philippe, pour que rien nemit obstacle à la paix, si nécessaire à f Espagne, à la France & à lAn- ,glererre, & meme à toute lEurope.

Cependant, les Hollandais, sachant quil nétoit pas de lintérêt de laRépublique, ni que f Angleterre fit une paix séparée, ni quaucune autrePuissance fût maîtresse'des moyens de parvenir à une Pacification générale,firent lavoir sous main à la Cour de France, que si le Roi vouloit renouerles négociations en Hollande, les Etats sy prèteroient avec plaisir. Cestainsi que les d .ux Puissances qui sétoient le plus opposées á des conditionsdaccommodement raisonnables, qui avoient poussé la guerre le plus vigou-reusement, & qui étoient íes plus grands ennemis de la France, se dispu-tèrent lhonneur du grand ouvrage de la Paix,& senvioient lune à l'autrela gloire de ramener à une heureuse fin. Le Ministère Angloil demandaque Louis nécoutât aucunes propositions de la part des Etats, qui p 0ur _roient ramener les négociations en Hollande, & le Roi y acquiesça j de-sorte que les Etats furent obligés de sadresser à la. Grande-Bretagne pourdemander quon les consultât fur !e projet dune Paix générale.

Pendant ces préliminaires de négociation, le teins dentrer en actionap- Mon deprochoit. Marlborough étoit encore à la tête de lArmée des Alliés. Les lEpe-Ministres Torys ne se crurent pas encore assez affermis, ou assez avancés reurdans leurs négociations, pour risquer de déplacer un Général, qui avoit toute laconfiance de lEmpire ëc de la Hollande. On le laissa donc partir Marlborough

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