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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. LiV. XXIII. 52xdéconcerta entierement les projets des Allies, & les Holiandois commence- Secttoî?rent à penser plus sérieusement à la paix (*). Le Maréchal de Viliarspour accélérer leurs, résolutions investit Douai & le Fort de Scarpe. LeFort fut emporté en douze jours de tranchée ouverte , & la garnison dUcrecht,faite prisonnière de guerre. On lacha alors les écluses, pour faire écou- fis * ce quiler les eaux, & lon poussa les approches contre la ville. Quoique la gar-nison fût de plus de trois mille hommes, elle se rendit au bout de treizejours prisonnière de guerre, & aux mêmes conditions que les ennemis Rastádt!

avoient accordé à celle du Quesnoi. Le Duc de Bourbon se trouva à_-

ce. siégé, son courage & ses grandes libéralités contribuèrent beaucoup à d £f deanimer les soldats. Le jour même que Douai se rendit, qui étoit le 8 Bouchainde Septembre, le Marquis de Saint Fremont investit le Quesnoi. LeMaréchal de Viliars arriva le lendemain & couvrit le siégé avec sonArmée ; il la posta si avantageusement, que le Prince Eugene nosa tenter j

de secourir la Place, comme il lavoit projetté. Les Assiégés se défen- *

dirent bien, mais infructueusement. Le 4 dOctobre, ils se rendirent pri-sonniers de guerre, au nombre de deux mille hommes, & le Maréchal fitJa plus importante, sinon la plus brillante conquête. Le Prince Eugene yavoit mis son artillerie en levant le siégé de Landreci ; elle tomba entre lesmains de Viliars, qui y trouva cent - seize grosses pieces de Canon, un grandnombre dautres de moindre calibre, quarante Mortiers, quatre ou cinq-cens milliers de poudre, un amas prodigieux de boulets, de bombes, degrenades, doutils & de toutes sortes de provisions. Bien que la saisonfût rigoureuse le Maréchal jugea que la réduction de Bouchain étoit néces-saire , pour mettre le comble à la gloire quil avoit acquise dans cette heu-reuse campagne. Les Alliés en avoient beaucoup augmenté les fortifica-tions, & la garnison consistoit en quatre bataillons; mais rien ne put résis-ter à lactivité de Viliars, & à 1 impétuosité de 1*Armée Françoise, en-couragée par ses succès. Tout le dédommagement queurent les Alliésse réduisit au Fort de la Knoque, il y avoit cent - cinquante soldatsFrançois, qui fut surpris par un détachement sorti dOstende.

II ne se passa rien de remarquable en Allemagne, si ce nest que le Ce qui seDuc de Wirtemberg attaqua les Lignes des François à Weissembourg passa en-& fut repoussé. Les Allemands furent plus heureux en Italie, ils oblige* l jjagne,enrent la garnison du Fort Philippe de se rendre à discrétion, après une vi* Espagne.goitreuse résistance de près de deux mois. La ville de Porto Ercole se ren-dit en même tems. La campagne dEspagne noffre rien de fort mé-morable non plus. Le parti de lArchiduc se tenoit entierement sor ladéfensive, & Philippe ne profita pas des avantages de fa supériorité.

Plusieurs sieges furent entrepris & levés; le plus considérable sot celuide Campo Major en Portugal, que le Marquis de Bai entreprit le 27 dOc-tobre. 11 pressa vivement cette Place pendant vingt-deux jours de tran-chée ouverte; il avoit déja fait breche, mais les pluies continuelles lem-

(*) Nous remarquerons une fois pour toutes, quil régné tant de partialité clans toutce que rapportent nos Auteurs au sujet de la paix, que lon doit Consulter les Fiecesoriginales clans Lamberti. Rem, du Trad,

Tome XXXI .

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