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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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54r HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.'

Section Sc les autres especes à proportion, quand elles fortoient de la Monnoye."

XXL jj j u ftífì a ce t extraordinaire procédé par la nécessité de diminuer les dettesLouis xv. de la Couronne, ce qui calma les esprits pour quelques jours. Mais lesjusquà pré- marchands & tous les ouvriers, principalement les étrangers, fans res-Jmt. pester lEdit,augmenterent le prix de leurs commodités proportionnelle- ment à laugmentation de la valeur des especes, enforte quon nache-toit pour un Louis de vingt livres, que ce quon avoit eu auparavantpour un de quatorze livres. Pour dédommager en quelque façon le peu-ple de ce mal, le Régent établit une Cour de Justice , quil appella laChambre ardente, qui obligea ceux qui avoient eu part au manîment desFinances durant la derniere guerre, Sc qui avoient commis les plus ter-ribles vexations, à restituer de grosses sommes.

Le Régent nignoroit pas que ces procédures le rendoient odieux, Scquune grande partie du Royaume regardoic son droit à la Régence com*me fort douteux. Pour Raffermir, il cultiva lamitié de George I. Roide la Grande Bretagne, qui de son côté avoit des raisons de se lier aveclui. Le Comte de Stairs étoit encore Ambassadeur dAngleterre à laCour de France ; le Prétendant aiant passé par la France pour aller sou-tenir la rébellion excitée en sa faveur en Ecosse, le Comte présenta di-vers Mémoires fort pressans fur les secours quil recevoit de la France.Le Régent savoit combien il déplairoit à la Noblesse & aux François engénéral, sil emploioit la force contre une cause, que le feu Roi avoit euii fort à cœur. II se contenta donc dinformer secrètement la Cour dAn-gleterre des démarches du Prétendant & de ses Partisans en France, Scferma les yeux fur les petits secours quon fît passer en Ecosse, sachantbien quils ne pouvoient être daucune utilité au Parti.de Comme les disputes entre les Jésuites & les Jansénistes ont fait grandef gion. k ru en France , jusquà faire craindre quelles nallumassent une guerrecivile ; il est convenable que nous en disions quelque chose ici. JanseniusDocteur de Louvain, & ensuite Evêque dIpres, aiant publié un Livrefur la doctrine de Saint Augustin touchant la Grâce & le libre Arbitre, lesJésuites le combattirent, laffaire fut portée devant le Pape, qui condam-na cinq Propositions tirées du Livre de Jansenius. Ses sectateurs, quonappelle Jansénistes, nièrent que lon put tirer de son ouvrage les proposi-tions condamnées,& quelques-uns soutinrent même quelles nétoient pointhétérodoxes, Sc que le Pape, infaillible fur la Doctrine, ne létoit pointfur les Faits. Les Jésuites prétendirent quil létoit également fur lun Scfur lautre article. Clement XI. auroit été bien aise daccommoder la que-relle, en cédant son droit à légard des Faits; mais le.s Jansénistes visoientà la perte des Jésuites, quils accusaient de corrompre la Morale & d'a-néantir toute vertu. Les Jésuites de leur côté accusaient les Jansénistes deQuiétìfme, de suivre la doctrine de Molinos, & dagir par des vues din-térêt mondain. Les choses en étoient-, lorsque le P. Quesnel Prêtre delOsatoire publia ses Réflexions Morales fur le Nouveau Tcjiament , destinéesà combattre les Jésuites. Le Cardinal de Noaiìles Sc plusieurs Evêquesapprouvèrent ce Livre , tandis que dautres Prélats en défendirent la