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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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552 HISTOIRE DE FRANCE. Lnr. XXIII.

SecTioH mes de Troupes Françoiscs, qui dévoient le mettre en possession des EtatsXXL de la Maison d’Autriche en Allemagne. Nous sommes obligés de renvoyerRégné de j e Lecteur pour les événemens qui suivirent à l’Hiíloire de l’Empire. CejusM’à V " avec un extrême chagrin que le vieux Cardinal de Fleuri vit la Fran-gent. ce engagée dans une guerre, dont il auguroit peu de succès, & tous ses

-projets pacifiques dérangés par Je génie supérieur de Belle-Iíle ; mais il ne

falloit pas étouffer le courage de la Nation, & le Roi lui-même fut obligéd’y céder, d’autant plus qu’il trouvoit ses Parlemens fort difficiles à ména-ger. II est certain que l’élevation de l’Electeur de Bavière à l’Empire futdue en grande partie à la prédilection du Roi d’Angleterre pour ses Etatsd’Allemagne, qui l’engagea à embrasser la neutralité. Lorsque les Fran-çois le forcerent en quelque façon à s’en départir, & qu’il les défit à la ba-taille de Dettingue, le même principe leur fut favorable, & fit donner or-dre de cesser la poursuite, ce qui sauva l’Armée Françoise commandée parM. de Noailles.

Disputes ' Les animosités de religion passerent de l’Eglise dans l’Etat. Les Parle-cntreicRoi' mens, & celui de Paris en particulier, commençoient à avoir du goût pourUmlnt. liberté,& à parler au Roi fur un tout autre ton qu’ils n’avoient coutume

de faire auparavant. Les rigueurs dont les Défenseurs de la Bulle Unigeni-tus u soient contre tous ceux qui refusoient de l’accepter & particulièrementcontre les Religieuses du Calvaire, engagerent le Parlement à supplier leRoi de lui permettre de faire des remontrances fur le Bref du Pape contreces Religieuses ; mais ce Monarque le lui défendit avec un ton d’autorité,qui exigeoit une obéissance fans réserve à sa volonté. Dans tous les autrescas qui font en trop grand nombre pour en faire le détail, il dit aux Mem-bres de ce Corps, que leurs remontrances étoient inutiles, qu’il trouvoittrès-mauvais que le Parlement voulut se mêler d’assaires d’Etat, qui le re-gardoient seul, à quoi il ajouta plusieurs autres traits d’un Monarque ab-solu. En 1741, il publia une Déclaration pour la levée du dixieme denier,qui pouvoit à ce que l’on croioit, produire quatre millions par an. LeParlement fit de fortes remontrances contre cette taxe, & le Présidentversa même des larmes en représentant la misere du peuple. La répon-se du Roi ne fut pas plus gracieuse, qu’à l’ordinaire, & on fut obligéde lui obéir & d’enrégistrer la Déclaration. On demanda en même temsau Clergé un don gratuit de cent vingt mille livres , & on exigea desChevaliers de Malthe de composer une fois par an , pour les revenusqu’ils avoient en France. Ce qui donna lieu en grande partie à ces im-positions, c’étoit la guerre entre la Grande Bretagne & l’Espagne, quiempêchoit l’arrivée des Gallions, fur lesquels le Gouvernement comptoirbeaucoup pour avoir de l’argent. Le malheureux succès des Armes Fran-çoiscs en Allemagne augmenta tellement /'embarras, qu’en 1742 le Roifut obligé d’étendre le dixieme fur les métiers & les manufactures , cequi donna lieu à un soulèvement à Lyon, & l’on crut qu’il seroit suivid’une guerre civile.

LesFran - A mesure que les Espagnols se trouvoient pressés par les Armes de laf ois favori-Grande Bretagne, les dépenses de la Cour de France augmentoient. Ellejmt i’Ejpa- nQ pouvoit voir d’un œil indifférent les progrès des Anglois en Amé-

gne contre ri(jue ,