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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. sss

que de modération & davoir des vues contraires au bien & à Pavantage de Sectionla Nation Angloise, davoir dessein dallumer une guerre générale, & dyengager la Cour de Vienne. On taxe encore S. M. B. davoir renoncé l ou , s xv.entierement aux apparences de modération quil avoit fait paroitre étant jufqu'àen Allemagne, dabord quil avoit été de retour dans son Royaume; que-rr/enr.non seulement il avoit insulté la France par les Pirateries de ses vaisseauxde guerre, & en fêlant bloquer le port de Toulon par ses Escadres, maislui avoit suscité par tout des ennemis. En un mot le Roi de France dé-clare la guerre par mer & par terre au Roi dAngleterre, Electeur deHanovre.

Cette Déclaration excita lindignation des Anglois & de leurs Alliés,parcequil étoit évident par le nom quon affectoic de donner à S. M. B. quela Cour de France insinuoit quil y avoit un autre Roi dAngleterre. LaDéclaration contre la Reine de Hongrie étoit une piece très-foible. LeRoi de France, fans justifier son manque de foi en attaquant les EtatsAutrichiens, & en ne tenant point fa garantie de la Pragmatique Sanction,accuse la Cour de Vienne daigreur à de violence, ses Ministres davoirinondé lEurope dEcrits scandaleux contre la France, davoir enfreint lescapitulations & traité avec dureté les prisonniers François, accusationsnotoirement fausses. Après avoir lui-même désolé les Etats Autrichiens,le Roi taxe la Reine de Hongrie davoir fait des efforts pour pénétreren Alsace, & pour exciter les peuples à la révolte. Le 3 r de Mars ondéclara la guerre contre la France à Londres. Cette Déclaration étoitfort nette, fondée fur des faits, L fans généralités. 8. M. T. C. y estaccusée davoir violé la garantie folemnelle quelle avoit donnée à la Sanc-tion Pragmatique en 1738, pour prix de la Lorraine ; davoir connivé àce que íès Sujets ayent agi en Armateurs contre les Anglois avec desCommissions Espagnoles, tant en Europe quen Amérique, & davoir en-voyé, en 174°» . une iorte Escadre dans les mers de P Amérique, pour em-pêcher les Anglois de poursuivre dans ce Pays- la guerre contre les Espa-gnols. On y parle dun double dun ordre du 7 dOctobre 1740 , par le-quel il étoit enjoint expressément au Commandant de lEfcadre Françoise,non seulement de commettre des hostilités contre les vaisseaux Anglois,soit conjointement avec les Espagnols, ou séparément, mais de concertermême avec eux des mesures pour attaquer une des principales ColoniesAnglaises dans lAmérique ; & cela dans le tems même que le Ministre deFrance à Londres déclaroit que le Roi son Maître étoit éloigné de toutepensée de rompre avec la Grande Bretagne. On parloit de Linfractioninsoutenable des Traités en réparant & fortifiant Dunquerque , de laréception du fils du Prétendant, de Pembarquement fait à Dunquerquepour envahir PAngleterre , tout faits reconnus & avoués par les Fran-çois. A légard de lìnsinuation, que le Roi avoit tenu une autre con-duite en Angleterre, quil navoit fait en Allemagne, on remarquoic très-bien, quil ne sétoìt engagé à la neutralité quen qualité dElecteur de Ha-novre & non comme Roi dAngleterre.

Après ia déclaration de guerre, la Cour de France jugea à propos de Campagne

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