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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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556 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Ssctiôn transporter le principal théâtre de la guerre de lAllemagne en Flandres,XX1 - elle avoit une Armée de cent-vingt mille hommes commandée par leLouis XV Comte de Saxe. La perspective glorieuse quoffroit la campagne quonjusqu à pré- all°ic faire, engagea Louis XV. à faire en personne la revue de sonsent. Armée dans la plaine de Lille, ce quil fit dans le mois de Mai. Mal-

--7 gré les pressantes instances des Hollandois pour la conservation de leur

viFhmdrZ* b arr * ere ' ^ Comte de Saxe, créé Maréchal de France, sempara le 17«j an . t j e c ounra j, Harlebeek & de Warneton ; le lendemain il investieMenin avec quarante mille hommes ; lArmée des Alliés étant obligée de setenir derriere lEscaut. Menin se rendit au bout de sept jours; Ipres, leFort de Knoque & Fumes furent obligés den faire autant. Les Françoisniant pris quelques mesures pour empêcher de nouvelles Troupes Angloifesde joindre f Armée des Alliés, le Roi accompagné des Dames de fa Cour,fit le 29 de Juin une entrée triomphante dans Dunquerque. Lentrée im-prévue du Prince Charles de Lorraine à la tête de lArmée Autrichienneen Alsace, le Roi de France appréhendoit le moins, interrompit lecours des conquêtes de ce Monarque en Flandres. II neut pas sitôt apprisque le Prince Charles avoit passé le Rhin, quil détacha trente mille hom-mes de lArmée des Pays-Bas, qui furent suivis de plusieurs autres corps,deforte, quoutre les garnisons, il ne resta gueres.que trente mille hom-mes au Maréchal de Saxe en Flandres, tandis que lArmée des Alliés étoícde soixante-dix mille hommes. Les Hollandois & les Anglois se flatoientque des forces si fuperieures, non seulement chasseroient le Maréchal deFlandres, mais reprendroient les Places quon avoit perdues. Le Duc dA-remberg Général des Autrichiens, & Wade qui commandoit les TroupesAngloifes, navoient ni le génie, ni lexpérience requise pour commanderune Armée qui devoir agir contre un Capitaine tel que le Maréchal de Saxe,dailleurs ils fe haïssoient mortellement lun lautre, deforte que la campa-gne fut infructueuse pour les Alliés.

Maladie Après que Louis XV. eut donné les ordres nécessaires pour la marcheà Roi. de son Armée vers le Rhin , il résolut de la commander en personne »

pour donner plus dactivicé aux opérations. II étoit alors au plus hautpoint de fa gloire. Ses sujets avoient oublié leurs miscres & leurs plain-tes, toute la France retentissoit des louanges de Louis le Bien-aimé. Etantarrivé à Metz, il fut attaqué dune fíevre violente & les Médecins désespé-rèrent de sa vie. La Reine & toute la Famille Royale se hâta de se rendreauprès de lui. II fitparoitre de grands senti mens de Religion, congédiacertaines Dames qui le suivoient, & sc disposa sérieusement à la mort ;niais fa maladie tourna tout dun coup si favorablement, quil sc rétablit àrinexprimable joie de toute la Nation Françoise. Au mois dAoût son Ar-mée passa le Rhin au Fort-Louis, aíìiegea & prit Fribourg, une des plusfortes ëc des plus importantes Places de f Europe ; le Prince Charles aiantété obligé de repasser le Rhin, par des raisons, quon verra dans l'Histoi-re dAHemagne. Fribourg sc défendit vigoureusement pendant trente jours,& alors le Comte de Damnitz, qui en étoit Gouverneur, fit une capitula-tion honorable. Dans le même tems le Duc de Lauraguais, Ambassadeur