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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Lit. XXIII. ss?extraordinaire de France, eut ordre de demander lInfantedEspagnepourS ectiohle Dauphin. Le Maréchal de Belle -iíle & Je Chevalier son frere furent XXI -arrêtés à Elbingerode par un Magistrat Hanovrien, & envoyés en Angle- xvterre. Cette prise fit grand bruit, & il nest pas aisé de justifier Je refu sjMàpré-que fit le Ministère Anglois de les laisser jouir du privilège du Cartel, pour sent.

être mis à rançon comme prisonniers de guerre. . Lassaire fut néanmoins--

accommodée ensuite, & les deux illustres prisonniers furent mis en liberté.

Durant lhiver de l'année 1744 Jes François firent de grands ravagesdans lEvêché de Cologne. Quand lElecteur se plaignit de ce quilsprenoient des quartiers dans ses Etats, Je Maréchal de Maiilebois lui envoyason Aide de camp, pour lassurer quils agiroient en amis. Cest- pré- cisément ce que je redoute, répliqua lElecteur, car jai toujours vu que les amis des François ont plus à souffrir deux que leurs ennemis.

L'Empereur Charles Vil. mourut au commencement de Janne'e 1745, Mort deprincipalement de chagrin, à cequon prétendit; son fils qui soi saccada l Eml>e>eursen seroit vengé sur Jes François, fans vingt-cinq mille hommes , quiétoient logés dans ses Etats, ou dans le voisinage. La conduite du Ma- campeneréchal de Saxe durant Ja campagne précédente, Jui procura le commande- de Flandre/,ment de lAnnée Françoise en Flandres, immédiatement sous le Roi, qui r? 45 -déclara quil vouloit faire la campagne en personne. Ses Ministres publiè-rent que son Armée seroit de cent - vingt mille hommes, avec cent-cin-quante pieces de gros canon & soixante mortiers, <St que lArmée dAlle-magne seroit à proportion aussi forte. Les François se mirent de bonneheure en campagne & avec un avantage infini, les Alliés naiant rien à leuropposer, pareequils perdoient le rems en négociations ridicules, & enefforts inutiles pour éveiller les Hollandois & leur faire connoitre le danger.

Le Duc de Cumberland, quidevoit commander lArmée des Alliés, nar-riva à Bruxelles que le 10 dAvril, & fit la revue de lArmée; mais lesFrançois formerent vers ce tems- le siégé de Tournai. Cette Place étoicsi importante, que son Altesse Royale résolut de risquer tout pour la dé-gager. La Place fut investie le 26 dAvriJ. Les fortifications étoient{'ouvrage du fameux Vau ban ; les Habitans a voient de l'indination pour laFrance; & les Hollandois, touc circonspects quilsavoient paru jufqualors,furent les premiers à prier son Altesse Royale de risquer une bataille, plu-tôt que de laisser prendre cette ville. LArmée des Alliés étoit moins for.te que celle de France. II ny avoit que huit Escadrons Autrichiens,commandés par le vieux Comte de Koningsegg, quoiqui! fût question dela cause de leur Maîtresse. II y avoit quarante Escadrons & vingt - fso ba-taillons de Troupes Hollandoises, mal disciplinées , lâches & qui na'>as-soient pas de bonne toi, sous les ordres du Prince de Waldek; en forte queson Altesse Royale ne pouvoit faire fond véritablement que sur vingt Esca-drons 6t vingt-six bataillons Anglois; toute son Armée nalloic pas à plusde cinquante mille combattans.

LArmée de France étoit de quatrevingt mille hommes, fans compter B ita ;iie dedixhuit mise quon avoit laissés pour continuer le siégé de Tournai, & six fontenoi.mille qui gardoient les ponts fur JEscaut. Le matin du 7 de Mai, le Roi

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