SectionXXLRégné deLouis XV.jusqu'à pré-féré.
Les Fr an*pis s'em-parent íi’tí.ne partiedes Pays-Bas, Autri-chiens.
Les Jn-ghìspren-swit Louis,bourg.
558 HISTOIRE DE FRANCE Liv, XXIII.
& le Dauphin arrivèrent de bonne heure au camp, & allèrent reconnoitrele terreín que le Maréchal de Saxe avoit choisi pour donner bataille. Le11 de Mai, jour qu’elle se donna, le Roi & le Dauphin passèrent le ponc! de Galonné, & le Maréchal de Saxe donna ordre, de réserver les Gendar-mes, gardes de S. M. pour la fureté de fa personne & de celle du Dau-phin , & pour assurer leur retraite en cas de besoin. Le Roi contremandacet ordre sur le champ & sic avancer ses Gardes, & prit poste avec centvingt hommes pour fa garde au delà d’un endroit appelle la Justice de No-tre - Datne du bois. Les dispositions du Duc de Cumberland pour attaquerles François firent honneur à fa capacité, & la valeur que les Anglois fi-rent paroitre pendant toute cette sanglante action , en fit à leur Pays ;mais ils furent trahis par la lâcheté des Hollandois , qui échouèrent dansì’attaque du village de Fontenoi, de laquelle dépendoit l'événement de lajournée (*). Nonobstant cela la résolution <& l’intrépidité des TroupesAngloises, animées par son Altesse Royale, furent telles, que le Roi, &le Dauphin se disposoient à repasser le pont, & toute s Armée Françoiseà tourner le dos, lorsque le Duc de Richelieu, ou quelque autre GénéralFrançois, car on n’est pas d'accord là-dessus, conseilla de pointer quatrepieces de campagne, qui battoient directement le front de la colonne desAnglois, & la mirent li fort en désordre, que les François se rallièrent,& obligèrent le Duc de Cumberland de leur abandonner le champ de batail-le , après leur avoir tué plus de monde, qu’il n'en avoit perdu.
Après cette victoire, les François poussèrent le siégé de Tournai, qu’ilsprirent, le Baron de Dort sc retira avec sept mille hommes dans la Cita-delle, Pendant tout ce tems-là, les François se tenoient sur la défensiveen Allemagne, où il ne se passa rien d’important. Mais ni leur puissance,
. ni leurs intrigues ne purent empêcher que le Grand Duc de Toscane, maride !a Reine de Hongrie, me fût élu Empereur. A ségard de ce qui se pas-sa en Italie, on le trouvera dans l’Histoire d’Espagne & des Etats d’Italie.La Citadelle de Tournai capitula le 20 de Juin, & les François donnèrentordre de la démanteler aussi bien que plusieurs autres Places de la Barrière.Après la bataille de Fontenoi les Alliés campèrent à Leíîïnes, d’où ilssere-tirèrent par une faute inexcusable, car par là Gand , Bruges, Oudenarde& plusieurs autres Places tombèrent au pouvoir des François, qui investi-rent Dendermonde & Ostende. En un mot le Roi de France soumit du-rant cette campagne, avec une incroyable facilité, la plus grande partiedes Pays-Bas Autrichiens, & prit en un jour des villes, que le fameuxHue de Marlborough n’avoit pu réduire qu’en plusieurs semaines. LesFrançois ne furent pourtant pas également heureux par tout.
Us avoient fait de grandes dépenses pour fortifier Louisbourg, dansl’ifle de Cap Breton, dans l’Amérique Septentrionale ; les courses qu’ils’ fesoient delà avoient fait donner à cette Place, à juste titre, le nom de
(st On ne vm dans içs Relations de ce tems-là aucune trace de îa lâcheté dont nosAuteur* taxent ks Hollando», mais u faut t0UJ - 0Ut8 que nos Historiens marquVn leïraruuioíité contre eux. ài. m> Tíud. l iC ieur