20 Architecture Hydraulique; Livre I.
Ion des directions perpendiculaires au même plan ; dans ceïcas, lapression que soutiendront les appuis se fera selon une direction ho-risontale.
6 j. L’on fera attention qu’un levier composé, renfermé dans unplan horifontal ou vertical, pouvant toujours se réduire à un levierFig. 2/. simple CD, on peutsuposer que ce dernier au lieu d’être obliqueà saxe AB, le coupe à angles droits comme fait OX ; car pourvíìque les bras EO ôc EX soient dans le raport de AC ôc de B D, ôcque les Puissances qui font apliquées aux extrémitez O ôcX soientles mêmes que P ôc Q, elles seront encore en équilibre autour dupoint E ; car il est indiffèrent qu’elles agissent fur un levier, dontles bras soient séparez ou placez sur un même alignement ; c’estpourquoi dans le calcul des machines, l’on pourra toujours regar-der un levier composé comme s’il étoit simple; alors au lieu dedeux appuis, on n’en suposcra qu’un où seroit réunie la pression quecause la somme des Puissances.
Exmen de 68. Par exemple, je su p ose que MCDN représente le profil d’unla presto*p a n er ou boëte dans laquelle tourne un tourillon appartenant à ununfieviïr* levier AB situé verticalement, dont les bras qui pourroient être fe-fituê -vent- parez & répondre à un axe, font considérez fur un même aligne-caiement. ment> j] ost constant que si ce levier étoit poussé par deux Puissan-Fig. 22 - ces P ôc Q, en équilibre entr’elles, & qui agissent selon des direc-tions perpendiculaires, leur appui commun fera au point C ; c’est-à-dire , que le palier fera pressé íelon une direction horisontale DCpar une force égale à la somme des deux Puissances ; d’autre partcette boëte fera aussi pressée de haut en bas selon une direction ver-ticale, par la pesanteur propre du levier ôc de tout ce que portele palier. On fera attention que cette seconde pression n est pointdiminuée par la premiere, parce que faction des Puissances P ôc Qne détruit en rien celle du poids du levier ; pour en être convain-cu on remarquera que si un corps dur ôc inflexible est pressé entredeux surfaces verticales fort polies, ôc que cette pression se fasseselon une direction horisontale passant par le centre de gravité ducorps, il n’est pas possible d’empêcher que ce corps ne tombe ,quand même la pression seroit infinie ; car faction étant égale à laréaction (7), ces deux surfaces se repousseront mutuellement avecdes forces égales qui fe détruiront ; ôc la pesanteur du corps nerencontrant rien qui lui soit opose, il descendra avec la même li-berté que s’il étoit isolé.
Ce que l’on vient de voir s’aplique de soi-même aux roues ver-ticales qui donnent le mouvement aux Machines $ lorsque l’arbre