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Premiere partie, tome premier.
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Chap. II. du Frottement. 71

tniers élemens cle Mathématiques, cette matière pouvant être trai-tée plus cavalièrement que celles qui font de pure Géométrie.

218. Pour peu que l’on fasse attention à la cause du frottement, g, ie n e e jic’est-à-dire à la résistance mutuelle que deux corps éprouvent lors ia 7 au fi desqu’on veut les faire glisser l’un fur l’autre, Ton verra qu’elle vient frottement.des parties dont leurs surfaces font hérissées , quoique souvent el-les ne íoient point sensibles. Si ces parties font dures fans pouvoir

etre usées, ni brisées qu après un tems considérable, comme fontcelles du bois, du cuivre ôc du fer qu’on employé ordinairementdans les Machines, il faut nécessairement pour dégager deux sur-faces appliquées l’une fur l'autre que si l’on en fait glisser une, elles’éleve tant soit peu, ôe la difficulté que l’on trouvera à la mou-voir dépendra principalement du poids dont elle fera chargée.

Pour mieux insinuer de quelle maniéré fe font les Frottemens 0 n putde cette efpece qui fe rencontrent le plus dans la pratique de la suppojhqueMécanique, il faut supposer que deux corps AE 6c FK étant ap-pliquez 1 un fur l’autre, les surfaces qui fe touchent font horison- hmf-tales, 6c toutes hérissées de petites demi-fpheres opposées 6c égales ^ r fgf e e sentr’elles > de forte que les sphères fuperieures font engagées dans ™ iles interstices des inferieures , c’est-à-dire qu’il y aura toujours troisdemi-fphéres inferieures comme A, B,C, qui laisseront entr’clles unvuidc'D, pour recevoir une des fuperieures ; ce qui nous facili- 0tera le moyen de calculer l’effort qu’il fau droit que situne puissanceP, pour commencer à mouvoir tant soit peu le corps Q , selonune direction LP, parallèle aux deux surfaces dont finferieureAC est supposée immobile.

219. Quelle que soit la difficulté que la puissance P, trouvera i a r/sifià mouvoir le corps Q, U est constant que la grandeur FH de fa ««-base n’y entrera pour rien j car si on suppose ce corps divisé en

deux parties égales, & que l’on applique une de fes moitiez FRe) pop>-fur l’autre NK, la puissance P fera toujours la même, quoique la donsbase ne soit que moitié de ce qu elle étoit, parce que chacune des } es surfacesparties égales de cette derniere fera chargée d’un poids double de ch ^-c elui dont elle étoit pressée en premier lieu ; d’où il fuit en gene- ^ vral que de plusieurs surfaces de disscrentes étendues chargées de r étenduePoids égaux, chacune des parties qui composent les grandes est jf"fiioins chargée que chacune des parties de moindre étendue, qui“«ompofent les petites dans la raison réciproque decessurfaces; 6cc °mme c’est la même chose à une puissance, d’élever à l’aide d unplan incliné un nombre de petites sphères à la fois, ou de n’en éle-Vcr qu’une feule, dont la pesanteur servit égale à celle de toutes