7<5 Architecture Hydraulique*, Livre' T .
ferieuredu plan AB ; ce sera la même chose à la puissance de dé-gager les particules d’en bas d avec celles d’en haut,.ou de déga^'ger ces dernieres d’avec les précédentes ; puisque le mouvement;vertical du poids G , fera le même d’une maniéré comme de l’au--tre; il faudra donc que le plan AB s’éíeve autant au-dessus du plan:EF, que ce dernier s’élevera au-deífus de CD ; ainsi la puissance-P ne pourra tirer le plan EF à soi, sans que le poids n’ait une quan-tité de mouvement double de celle qu’il.auroit s’il n’étoit point ar-rêté ; mais comme c’est la même chose d’élever un certain poidy-à une hauteur double d ? un autre, ou d’élever un poids double à unehauteur simple dans le même tems ; (98 ) il faut donc pour que la'puissance P soit en équilibre avec le frottement des deux surfaces •du plan EF, quelle ait une force double de celle qu’il lui fau.-'droit, s’il n’éroit question que du frottement d’une feule surface.
Si au lieu de deux plans on en avoir un grand nombre comme *Fig. 8. A > tous considérez fans pesanteur, arrêtez en B, ôc qu’il 7 eut en-tre-deux d’autres plans C pressez par un seul poids G ; la puissance:P qui voudroit tirer tous ces plans à foi fera obligée d’employer.une force proportionnée à leur nombre; c’est-à-dire que s’il y enavoir douze, composant ensemble 24 surfaces, & que le poidsifut de 3o sb, le frottement de ce poids contre une des surfaces;étant-de 10 sb, il faudra à la puissance 240 lb de force pour sur-monter le frottement total ; car le poids s’élevera 24 fois plus haut!pour laisser à toutes les surfaces la liberté de.se dégager, que si l’on-,n’avoit à vaincre que le frottement d’une seule surface, puisque:par la raison que je viens d’insinuer, il tiendra lieu d’un poids de.720 íb , ce qui fait voir qu’il y a des cas où un poids médiocre peut tcauser beaucoup de résistance. .
le frotte- 227. Ayant une surface verticale AB, contre, laquelle seroitap—ment d’un pliquée une des faces du corps EG, 6c qu’une puissance P sit mon-ferps con- tej: ou descendre ce corps le long de cette surface par une direc—ion FP, partant du centre de gravité du corps, & parallèle à lacale fera ìn- surface ; il est constant que cette puissance soutenant tout le poids,.
J quelque grand qu’il soit, que le frottement d’une des- faces du-sputa-L ra corps- sera tres-peu de chose , puisqu’on peut dire qu’il n’y a point'i’aìr , px-ottement ou il n y a point de pression ; cependant si les deux .
'de gravité, surfaces qui - se touchent font dans- le cas d’avoir des parties fa il-.
Fíg. o lantes qui s’engrainent mutuellement, comme nous lavons con—
' çû jusqu’ici, le corps ne pourra monter fans s’écarter tant'soit peu;de la verticàle pour se dégager d’avec la surface AB , & fans quela puissance.P nc fasse, un effort un.peu au-dessus de celui du poids