Chap. II. d u Frottement. 77
quoi se réduit le frottement qui se rencontre ici, qu’il ne fautpas confondre avec celui qui naît de la pesanteur absolue du poids.
Far exemple, il est bien vrai que les pistons frottent contre les pa~-r pis du corps de pompe ; mais comme c’est le cercle du piston quifoutient tout le poids de la colonne d’eau, òc non pas lalurface,
^ue d’ailleurs le cuir dont elle est entourée pour s’unir plus inti-mement au corps de pompe est inflexible ; quelle que soit la me-ssire de ce frottement, il n’a rien de commun avec ía pesanteur dela colonne d’eau , ôc quand on s’est laissé ébloiiir par les avanta-ges d’un piston fans frottement, c’est qu’onn’a pas fait assez atten-tion à la nature de celui qui fe trouve en pareil cas.
228. S’il y avoir une féconde puissance Q qui poussâtle corps s>nnesur*D selon une direction QD, perpendiculaire à la face EG, il fau-^"
dra que la premiere P pour faire monter ce corpssoit au-dessus de poussée per-ce que nous l’avons fupofée , puifqu’elle aura encore à surmonterle frottement causé par la pressoir de la puissance Q . suppofan t ZTZin-Tcette pression de 30 ífe, ôc le poids de 40, il faudra que la puíssan -surface, u-ce P soit de y o , parce qu’agissant selon une direction parallelle£ mrt ”' f "*au plan ad , la. résistance caufee parle frottement fera le tiers de* rà de-
Ist puissance.. la press.on.-
Si l’on fait abstraction dé la puissance P, &t que le corps EG p IGi ^repose sur un plan horisontal HCîK, tandis qu’il est pousse par lapuissance Q, contre la surface verticale AB comme cy-devanr,, ôcpar une autre puissance M selon une direction horisontale ML, òcparallèle à la surface AB , il arrivera que la puissance M aura deuxobstacles à surmonter , celui du frottement du corps contre la sur-face verticale, òc celui du même corps contre le plan horisontal 1Hl ; car la pression contre la surface verticale, quelque force qu’onattribue à la puissance Q , ne diminue point Faction de la pcialn-teur du corps qui n’en pressera pas moins le plan horisontal queft la puissance Q n’y ctoit pas : ( 68 ) ainsi la puissance M. fêta ex--primée par le tiers de la puissance Q, plus le. tiers de la pesanteurdu corps.
229. II fuit que ssl’on avoir une surface verticale òc inflexible’F ig. 10;.EFGH, engagée dans deux coulisses AB òc CD , ôc qu’une puis-sance Q la poussât selon une direction perpendiculaire QIi que lapuissance P qui voudroit élever cette surface doit être égale à sonpoids, plus au tiers de la puissance Q, ou de la pression qu’elle
cause ; ce qui lait voir que dans les écluses , la difneulté que l’onéprouve h élever une vanne qui soutient de l’eau vient de deux cau-ssis.;,1a.premiere.du poids.de la vanne, la seconde de la poussée dec
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