248 - Architecture Hydraulique, Livre I:
sa plus grande quantité de mouvement, ou pour la force qui estfeule capable de faire monter le plus grand poids qtlil est possible >avec le plus de vitesse qu!il est possible.
Ce n est que 592. Depuis qu’on a commencé à faire usage de la force dedepuis le p eau pour mouvoir les Machines, toute la perfection à laquelle« les plus habiles Machinistes ont pû. atteindre s'est bornée à met-Jìécie que t re d’abord la puissance en équilibre, avec le poids qu il s’agíssoitq°ueiïe ai mí de mouvoir, ensuite à diminuer le poids au hazard, ou à augmen-nìere doit ter le rayon de quelqu’une des roues, asm que la puissance 1 em-etre réglé h portant fur la charge , elle mit la Machine en mouvement, sartsd™ a uchi- fcavoir jusqu a quel point devoir aller sa vitesse ; on pensoit mêmenés mues que plus cette vitesse feroit grande, <$c plus Tessetenscroitavanta-rant if pout g eux > &-. ce sentiment paroissoit st naturel qu’on étoit fort éloigneêtre pars ai- de le croire susceptible d’erreur.
,w * Tel étoit Tétât de la Mécanique, lorsque M. Parent pat une
suite de réflexions, s’apperçut que pour qu’une Machine mue parun courant, fut capable du plus grand effet qu’elle -pouvoit pro-duire > il falloir nécessairement qu’il y eut un certain rapport dé-terminé entre la vitesse de la roue & celle du courant : ayant suivicette idée, il a découvert par le calcul précédent (588) que la vi-tesse de la roue devoir être le tiers dé celle du courant, ou que hMachine ne devoir faire mouvoir que les quatre neuvièmes dupoids qui lui convenoit dans l’état d’équilibre ; car les roues quitrempent dans l’cau étant accompagnées d 'aubes qui se succèdentimmédiatement, peuvent être considérées comme une seule sur-face qui recevroit Timpreffion du fluide sans interruption.
Cette découverte mérite d’être regardée comme une des plusimportantes que l’on ait fait depuis le renouvellement des Scien-ces ôc des beaux Arts ; quand tous les travaux de M. Parent n’au-roient aboutis qu à ce seul objet, il devroit suffire pour le rendrerecommandaole parmi ceux qui sont touchez du bien public,d’autant mieux qu elle est le fruit d’un grand nombre de connois-fances acquises, ôc d une nature à ne rien tenir du hazard : j'a-vouerai ingénuement que la premiere fois que je la vis dans lesMémoires de l’Académie Royale des Sciences de Tannée 1704-,je n fus íi frappé que je la regardai comme ce que j’avois- apprisjusques-là de plus intéressant en Mécanique : en effet, que pou-vois-je rencontrer qui me satisfit plus, vû le goût que j’ai eu dèsìage le plus tendre pour tout ce qui s’appclle Machine, qu’unprincipe qui ne laissoit plus rien à délirer pour la justesse de leuccalcul ?