Nécejfté deJe conformerau Princifeprécédent.
250 Architecture Hydraulique , Livre I.
tion que cette roue doit nécessairement se rencontrer dans un des
trois cas que voicy.
Dans le premier, elle restera immobile, ft la force du choc del’eau contre une des aubes est inferieure, ou égale au poids que la.machine doit élever : dans le second, si cette roue a autant devitesse que le courant, l’eau ne rencontrant aucune opposition ,ne choquera point ; (587 ) ce qui ne pourroit même arriver à unemachine qui n’auroit nulle résistance à vaincre : il n’y a donc quedans le troisième, lorsque la vitesse de la roue est moindre quecelle du courant, qu’elle sera capable d’élever un poids; parcequ’une partie de faction du courant, sera en équilibre avec la pe-santeur du poids, tandis que l’autre partie fera mouvoir la roue,Lc par conséquent monter le poids avec une certaine vitesse. (586)
Si les colonnes d’eau que refoulent les Pistons étoient trop gros-ses par rapport à leur hauteur, elles opposeroient par leurs poidsune si grande résistance au courant, que ne lui restant que peu devitesse après le choc pour faire tourner la roue, seau qui doit pas-ser dans le réservoir y montera si lentement, que l’on pourra per-dre davantage de la part du tems, que l’on ne gagnera par f aug-mentation du poids : si au contraire l’on fait le cercle des Pistonstrop petits, ou les colonnes trop minces, l’eau à la vérité mon-tera plus promptement dans le réservoir, mais en (1 petite quan-tité à chaque coup de Piston, qu’on perdra plus du poids, qu’onne gagnera de la part de la vitesse.
Cependant comme fobjet de cette Machine doit être de four-nir la plus grande quantité d’eau qu’il est possible, dans un cer-tain tems déterminé par le mouvement d’une roue, dont le rayon& la grandeur des aubes doivent avoir été assujettis à l’emplace-ment de la Machine ; l’on voit que fa perfection se réduit à faireen sorte que chaque coup de Piston fasse non-seulement monterbeaucoup d eau a la fois, mais qu’elle monte encore avec le plusde vitesse qu il fera possible. Cependant le plus grand effet de cesPistons dépendant necessairemenr de celui de la roue, il faut quecette roue ait la plus grande quantité de mouvement qu il est pos-sible, pour le communiquer aux Pistons ; c'est-à-dire, qu’il fautque le produit du choc du courant, par la vitesse de la roue, soitle plus grand de tous ceux former de la forte.
Comme la vitesse entiere du courant peut être exprimée patune ligne droite, ce Problème se réduit à la diviser en deux par-ties, de forte que le quarré de l’une multiplié par l’autre, donneje plus grand parallélépipède qu’il est possible de former par une