Chap. I. des Moulins a Eau. 27-
susceptible de plusieurs remarques ausquelles on n’a pas coutumede faire attention , il convient avant de paíTer outre d’être prévenude ce qui fuit.
Les surfaces opposées de deux meules qui agissent pour moudrele bled, ne font point planes i cûìe du dessus est creuse, 6c celle de AN fdessous a du relief, l’une 6c l’autre suivant la figure d’un Cône, dont«la vérité 1 axe est fort petit par rapport au diamètre de sa base ; IG ' **quand la premiere a 6 pieds de diamètre, elle n’a gueres qu’unpouce de creux vers son centre, 6c la seconde p lignes de relief;ainsi ces deux meules vont en s’approchant de plus en plus l’unede 1 autre vers leur circonférence, ce qui donne au bled qui tom-be de la Tremie la facilité de s’insinuer jusques vers les deux tiersdu rayon, qui est l’endroit où il commence à se rompre, Ôc où iloppose la plus grande résistance dont il peut être capable ; l’inter-Valíe des meules n’étant en cet endroit que des deux tiers ou destrois quarts de l’épaisseur d’un grain de bled ; mais comme lesMeuniers ont la liberté de hausser 6c de baisser tant soit peu lameule superieure, ils en règlent l’intervalle avec celle de def->fous , selon qu ils veulent que la farine soit plus ou moins sine.
636. II y a deux choses à considérer dans l’csset d’une meule Vefettournante , son poids 6c fa vitejfe ; le travail qu’elle fait dépendant ne
de fa quantité de mouvement , qui est le produit de fa vitesse par une 2™'*partie de Ja masse. J e dis une partie de fa maj]e ; car comme cette m eu- fa quantitéle tourne fur un pivot, fa pesanteur absolue n’est pas totalement d fss° uvt ~'employée à moudre le bled, ôc il n’est pas aisé de déterminer lapartie qui peut y avoir le plus de parti l’on sçait seulement qu’ellsest toujours proportionnée à la pesanteur absolue , l’expérienccfaisant voir que si deux meules ont la même vitesse, mais a inégalepesanteur ; leurs effets ou les quantitez de farines quelles produi-sent dans le même tems font à peu près dans le rapport de leurspesanteurs absolues. Comme on est obligé de piquer les meulespre/que tous les mois, leurs épaisseurs, par conséquent leur poidsdiminuent insensiblement, ôc quand elles parviennent à n’avoir plusHue les trois quarts ou la moitic defépaisseur qu’elles a voient étantDe uves, elles ne produisent plus qu’environ les trois quarts, ou la ;
Moitié de la quantité de farine qu’elles donnoient au commence-ment > c’est de quoi tous les Meûniers conviennent.
637 . La for ce centrifuge emportant le bled du centre vers la cir- Raison qui£?nference, il est naturel que lorsqu’il est parvenu à un endroit o uf ait V!,i JLntervalle des deux meules est moindre que son épaisseur il y soitCcr asé j cependant la meule supérieure ayant un point d’appui quel- »» e ff e ‘
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