Z8d Architecture Hydraulique, Livre II.le fond, & par derriere pour l’entrce de seau , afin que les ordu-res qui s’y trouveroient mêlées ne la suivent pas ; le devant de cettecaisse est fait en portion de cercle, ayant pour centre celui destourillons, d un clapet E distinctement représenté par la secondeFigure j ce clapet dans le milieu duquel est une soupape, est misen mouvement par le moyen des leviers F, F.
Sur la caisse est attaché un tuyau A ou B , ayant au fond unesoupape G, qui s ouvre 6c fe ferme alternativement avec celle duclapet. Quand ce clapet baisse , fa loupapc s’ouvre 6c l’eau passeà travers ; quand il hausse, cette soupape se referme, 6c seau quiest au-dessus ne peut plus sortir de la partie de la caisse où elle estrenfermee, que 1 on remplit entierement par une semblable ma-nœuvre. Alors continuant à faire jouer le clapet, l’eau qui fe trou-ve soulee contre la surface fuperieure de la caisse ouvre la fou-pape G, passe dans le tuyau où elle monte insensiblement jufqu’àJa décharge ; car étant une fois entrée dans ce tuyau, elle n’en peut^ .^/orm, la soupape G se refermant routes les fois que le clapetbaisse. Je passe fous silence les pieces qui peuvent rendre cettepompe íolide 6c commode, les Figures en disant assez pour nepas m y arreter.
Veffetdek 77V. L Auteur de cette pompe, croyant avoir fait une décou-ÎK/iíí VCrte bíen '^sortante, la sit jouer avec beaucoup de mystère de-moinireque^^ plusieurs personnes de marque qui paroissoient s’y intéresser»S a »t /í, B. ,USCantsort ut ‘íf pour les Ouvrages de la fortification de la? lacc ?" on en J’ignore quelle en a été la fuite . mais je
ferai observer qu elle a deux défauts essentiels. Le premier. que1 eau ne monte que par intervalle quand le clapet fe leve, le temsqu u met à descendre étant en pure perte ; le second auquel ostn a peut-etre point fait attention, que la puissance ne peut jamaisproduire un effet proportionné à la force qu’elle employé , pourfaire jouer le clapet, parce qu’elle a à surmonter le poids de lacolonne d eau , qui auroit pour base la superficie du clapet, &pour hauteur celle du tuyau, comme on en fera convaincu, enserappellant ce qui a été dit dans les articles 549,3 p, au lieuque selon l’expofé de l’Auteur elle ne devoit soutenir seulementque le poids de celle que comprend le tuyau ce qui est bien difr
Pour peu que l'on fasse réflexion à ces deux inconveniens, l’onconviendra que la même puissance appliquée à un chapelet ver-tical , fera capable d’un bien plus grand effet, parde que la résis-tance quelle aura à surmonter sera proportionnée à la base 6c ^