Architecture Hydraulique, LivreIII.dans lc récipient qu’ii n’en peut sortir dans le même temps ; ainsielle est refoulée fans interruption., non-seulement parce qu’il y adeux pistons qui jouent alternativement, mais encore parce qu®îa surface de l’eau du récipient est pressée de haut en bas par I eressort de l’air, qui refoule avec une force à peu près égale à cell equ’on imprime aux pistons ; de sorte que l’eau est lancée conti-nuellement avec une vitesse qui est toujours à peu près la même »malgré fin égalité de faction de ceux qui font appliqués ; au ba-lancier EF, dont les extrémités sont terminées en fourche, comm®on Je voit dans la sixième figure, afin d,e pouvoir -y enfiler un®poignee assez longue , pour que cinq ou six hommes puissent agitde front. Cette figure fait voir auísi le boyeau de cuir D , qui Ra-juste avec une boete de cuivre C, répondant au trou B, par le-quel seau est refoulée dans le boyeau, pour être dirigée à laide dtftuyau E, dans lés endroits embrasés qui ne peuvent être aperçûtdu lieu où la Pompe est placee. Àu reste, comme cette Pompe estde même efpece que celles dont j’ai fait mention dans les articles881, 886, je ne m'y arrêterai pas davantage , la simple considé-ration du profil faisant aile,z connoître le Mécanisme qui lui est
Descriptiond'une Pom-pe pour letIncendier ,nveclaquel-le on lanceF eau fan jinterrup-tion par lemouvementd'un seulpiston.
PLAN.iy.Fig. i.
propre.
1088. M. Perault dans son Commentaire fur Vitruve, pag. 3fait mention d’une Pompe de même efpece que la précédente jqui étoit de son temps dans le Cabinet dc la Biliotheque du Roy >laquelle, dit cet Auteur, sert à lancer de Peau fort haut dans les In*cendies : ce que cette Machine a de particulier , & qui rie fl point da» sles autres de cette efpece , dont la description fe voit dans le Livre dt sForces mouvantes de Salomon de Caux , étant qu 1 avec un seul pistantpar le moyen de Pair, seau est poussée de maniéré quille a un cours coït'tìnu , & qui n 1 est point interrompu, lorsque le piston attire Peau.
Pour en juger, considérez la premiere .figure composée dcorps de Pompe A, dont le fond est percé d’un trou fermé p aCune soupape pour recevoir seau du Bac, dans lequel l’on supp ol 0que cette Machine est placée. Ce corps de Pompe est uni à un ^cípient B , par le moyen d’un tuyau de communication C, »y^â ì endroit E une soupape pour empêcher que l’eau qui est en tr ,dans le récipient, n’en puisse sortir. Ce récipient qui est bien f er0l jde toutes parts comprend dans le milieu un tuyau FD, qui çLefce 0presque jufqu’au fond.
Lorfqu’on fait jouer le levier H, auquel est suspendu le pist 011 ^l’eau entre d’abord dans le corps de Pompe & dans le récif i e ^jusqu a une certaine hauteur au-defíus de f orifice D , qui s’y ir ° /