ij PREFACE.
ils point donné pour avoir íìir cette matière des ins-tructions propres à les guider ! Faute de pareils secoursil est bien à craindre que l'on ne faste des estais oné-reux à l'Etat ; combien d'ouvrages échoués par le deí-íaut de construction ! L’on ne sent jamais mieux fontindigence que lorsqu’on se trouve dans le cas de ren-dre ce que l’on ne sçait qu’impârsaitement.
L’Architecture Hydraulique rencontre bien plus dedifficultés dans l’exécution que la Civile ; c'est un ter-rible élément à soumettre que seau, quand il faut yétablir solidement des ouvrages de conséquence, mal-gré les fureurs de la Mer , ou les courans impétueuxdes grosses rivières. Que d’art, d’adresse Sc de constan-ce ne saut-il pas pour réussir l Au lieu que dans s Ar-chitecture Civile , l’on est sûr de son sait par supplica-tion de quelques réglés générales, autorisées de s usa-ge Sc du bon goût. D’ailleurs il est bien plus aisé des’instruire de cette derniere, fur laquelle on a quantitéde bons Livres, au lieu que nous n’en avons point furl’autre ; carpeut-on mettre en ligne de compte ce qu’enont dit quelques Auteurs dans leurs recueils de machi-nes , où ils ne déterminent aucune réglé pour se con-duire dans l’exécution ì Cependant les Arts ne se per-fectionnent qu’autant qu’ils font transmis dans les écritsde ceux qui en ont traité , puisque ce n’est qu’en étu-diant ce qui a été exécuté de mieux dans chaque es-pèce d’ouvrage qu’on peut en déduire des maximesjudicieuses.
Tout le monde convient que pour bien conduire lestravaux de conséquence , il faut une certaine capacitéqui ne s’acquiert que par une longue expérience ; Scl’on a raison de conclure que ce n’est qu’après avoirvu opérer pendant long tems les Maîtres de f Art ?