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Seconde partie. Tome premier.
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Chap. VI. des Machines pour enfoncer lesPilots. io£

pie, ait été jusqu’ici dans ce cas là ? Que malgré tant d’habilesgens qui en ont fait usage dans tous les tems, ce n’est que de-puis quelques années feulement qu on s’est avisé de la rectifier.Pour juger du mérite de cette rectification, il convient d’exa-nnner selon quelle mécanique les hommes appliqués à unesonnette font agir le mouton.

Un homme se servant d'une corde pour faire monter un poidsn l’aide d’une poulie, en tirant de haut en bas verticalement ,n agit qu’autant qu il applique à la corde une partie du poids deson corps, plus grande que le fardeau qu’il veut élever ; d’oh ilrésulte qu’un homme ne peut élever par reprise , à laide d’unepoulie un poids auífi pesant que celui de son corps, quelque ner-veux qu’il soit d’ailleurs ; surquoi il est à remarquer qu’élevantles bras pour saisir la corde, se pliant ensuite aussi bas qu’il luíest raisonnablement possible, il ne peut guere faire monter qu’unpoids de 70 liv., qui est à peu près celui de la moitié de soncorps, estimé communément 140 liv. Nous avons supposé lacorde tendue verticalement; car si elle étoit tirée de biais, lapartie du poids du corps qu’on y appliquera fera d'autant moin-dre que l’obliquité fera plus grande , prise à l'égard de faction dela pesanteur de l’homme, & non pas de celle du poids qu’on veutélever; puisque par la propriété de la poulie , les bras de levierfont toujours les mêmes.

Pour appliquer ce raisonnement à la sonnette, considérez que ^les r o hommes qui font appliqués aux brins C, répondants à -p-'chacune des cordes IL, ne peuvent tirer qu’obliquement partapport à la verticale IN , & même aussi à l’égard de la direc-tion des deux cordes IL ; puisque de part & d’autre ils font uncercle, oh ceux qui se trouvent diamétralement opposés, dé-truisent réciproquement une partie de leur action ; ce qui est icinn deffaut inévitable, puisqu'il faut nécessairement que les 10hommes, soient placés à la ronde pour agir ensemble. II n’en-est pas de même de l'obliquité de la direction IL, qu’on peutrendre plus approchante de la verticale en faisant passer la cordeMIL, su r une roue de 4 à 5 pieds de diamètre, aulieu que les-poulies n’ont ordinairement le leur que de 10 à m pouces ; alorsil ny a point de doute qu’aulieu de 40 liv. que chacun des 20hommes de l a brigade emprunte du poids de son corps, poureleverun mouton de 800 liv. il ne puisse en exercer 9 à 10 daptus, qui deviennent un objet fur la quantité; c’est ce que fex>ferìence a confirmé ; puisqu en employant une roue au lieu des