Planch.
xxv.
ï'ig. 2.
JDescriptiondn cabestancomposé sà’un arbretournant &d’un tam-bour.
PlancXXV.
Fig. i.
2 .
Exposé de
184 Architecture Hydraulique , Livre ï.
dépense des épuifemens quand il faut travailler à sec, soit dansles Mers & Fleuves qui ont flux ôc reflux, où le tems. est bornépar les marées. Que ne doit on point à ceux qui fournissent desmoyens expéditifs de surmonter les difficultés qu on rencontreen pareil cas f Ne seroit on pas en droit de reprocher aux hom-mes , de n’être point assez sensibles à ce que les Artistes fontpour les besoins de la société ?
La connoissance de cette Machine étant passée en France ,peu après qu’elle fut imaginée ; j’ai appris qu’on en avoit fait usa-ge il y a quelques années au rétablissement du pont de Seve, furla route de Paris à Versailles , où elle fut mise en mouvement pardes hommes ; mais comme le moteur n’en change pas beaucouple mécanisme, & que le point essentiel est de le bien entendre jje vais tâcher de le rendre dans la précision qu il m’a paru qu’onpouvoit donner aux parties principales ; abandonnant la déter-mination des autres, à la capacité de ceux qui sentiront la néçeFsité de les approprier aux circonstances des lieux.
302. Pourl’intelligence de cette Machine, il faut d’abordêtre'enu, que le cabestan est composé de deux parties V & Z ;
ía premiere est un arbre tournant ayant en bas un pivot & unecrapaudine encastrée dans le patin ì , & au sommets, un essieu autour duquel peut tourner librement la seconde partie Z, nomméetambour ; sur lequel se roule la corde répondant au mouton,lorsque par intervalle ce tambour se trouve arrêté à l’arbre, de lamaniéré que nous le dirons ; autrement il peut agir d’un senscontraire, & devuider la même corde ; bien entendu que l’effieuqui joint ces deux pieces est retenu dans la sablière n. Commele tambour doit être le plus leger qu’il est possible pour tournerfacilement, j’ajouterai qu’il convient de le faire creux, en luidonnant la forme d’une lanterne , c’est-à-dire composé de deu*tourteaux , liés par des fuseaux.
303. Cela posé , l’on sçaura que le merveilleux de cette ma -chine se réduit à deux pièces remarquables ; la premiere est
& une tenaille A C E D, servant à accrocher le mouton ; laquelles’ouvre d’elle-même pour l’abandonner à son propre poids,
,ce qui cause auffi-tôt qu’il est parvenu au sommet de la sonnette ; la secoH-le merveïi- de est un déclit ménagé dans l’arbre du cabestan, dont la p r °^ffluchine™ P^été est que les manœuvres appliqués aux leviers tournaNtoujours du même sens, fans jamais rétrograder, la tenaille de ‘cend ôt fuit immédiatement le mouton pour l’accrocher unouveau j ce qui se fait avec une promptitude qui ne laisse
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