Cha.p. VII. des jêtte’es et digues de Maçonnerie, i 27
res, comme celle que nous avons rapporté dans l’Article 206,l’on remplissoit le vuide qu’ils laissaient entre eux en y jettantdes pierres dures, point sujettes à se dissoudre dans seau; ôtpour qu’elles ne composassent ensemble qu’un seul corps , sonavoit grand foin de les mêler avec d’autres plus petites, de forteque fur trois bateaux de pierres, il y en avoit un de gros gravierou cailloux qui garnissoient les vuides par le mouvement queleur donnoit la Mer, ce qui a été continué jufqu’à la hauteurdes basses vives eaux, avec autant d’attention qu’il étoit possibled’en apporter, fur tout pour bien disposer les taluds qu’elies sor-moient naturellement en maniéré de risberme le long des facesde chaque jettée, ces taluds ayant pour base le double de leurhauteur; le sommet fut couronné fur la largeur de 7 à 8 pieds pardè grosses pierres choisies, ferrées & posées de champ, & lesjoints garnis de gros gravier.
Après avoir laissé reposer assez long-tems cet enrochement-pour que le battement de la Mer contraignit de plus^en plus lespierres ôc le gravier à fe consolider, à quoi elle contribuoit en-core par les sables quelle déposoit dans leurs interstices , l’onen a bien arrafé le sommet pour le terminer par une assise de'gros libage d’un pied de hauteur, travaillé en mortier de ci-ment; alors la Maçonnerie fe trouvant élevée au niveau où dé-voient être posées les traversines AB, elles surent chevillées aux
Í Dilots par des tenons à oreille de 4 pouces d’épaiíseur sur toutea grosseur des pilots, arrasés à la hauteur de la base des longrines.Ces oreilles étoienttaillées alternativement d’un sens opposé,-c’est-à-dire que celledupremier pilot se trouvant à gauche, celledu second étoit à droite, ainsi de fuite, comme la premiere Fi-gure le montre, de même que les saillies A & B des traversines-qui excédoient d’un pied les longrines de face E.
76;. L’intervalíe que les traversines laissoient entr’elles ayantété rempli de bonne Maçonnerie toujours en mortier- de ci-ment , son a posé autant de cours de longrines que de files depilots , encastrés réciproquement par des entailles de 2 pou-ces de profondeur , & attachés avec des chevilles ébarbées à tête-refoulée, ain si qu’on le pratique à la construction du radier des-écluses ; après quoi l’on a rempli de Maçonnerie leur inter-valle, que l’on a continué d’élever de deux pieds au-dessus defarrasement'des longrines , en laissant de chaque côté du pare-ment une retraite'ou berme de 4 pieds, composée des plusr->io rtes pierres- miser altèriiatiyement en quarreaux 6t. boutissesV
le maifis desfondement
faits à pier-res perduespour les jet-ttes deBaronne*-
PivXÍÍFig. 1 &.
4.
Maniéréde der, en-semble lestravées quientrentdans la son-"dation des?j citées* ■’