Chap. X. des Fondations a pierres perdues. i8r
talud des palp'lanches, tant d un côté que de l’autre , com-me on ie voit au profil, dans le cas où l’on auroit pour ob-jet la construction d’un batardeau, d’une digue ou dune jettéeisolée. Mais s’il étoit question du revêtement d’un quai, ou de laFondation d’une enceinte, il ne saudroit faire régner le taludque du côté extérieur seulement, élevant l’intérieur à plomb,asm d’avoir égard à la poussée que la maçonnerie soutiendra dela part des matières dont le terreplein fera composé. Ainsi l’on voitque les deux ventrieres qui répondront à la même file , doiventêtre de pareil ou d’inégal échantillon selon le profil que l’ondoit exécuter ; l’on remarquera seulement que la seconde de-vant être plongée dans seau au tiers ou au quart de fa profon-deur , selon que le coffre aura plus ou moins de hauteur, il n’ya pas d autre moyen de la fixer que de la suspendre avec desétriers de fer ou des cordes attachées aux pilots au-dessus duniveau des plus hautes eaux, comnie en H , où l’on a la libertéd’agir.
8 z 6. Quant aux palpîanches, l’on voit la nécessité de les faired’une épaisseur non-seulement proportionnée à la hauteur dePeau ôt à la poussée de la maçonnerie , mais encore à la pro-fondeur que l’on sentira devoir donner à la tranchée qu’il fau-dra creuser pour enlever la vase du fond de rencaissement jus-qu’auterrein ferme. C’est à quoi il importe fort d’avoir égard pour^u’elles s’y trouvent enfoncées au moins de deux pieds : atten-tion qui regarde également les pilots ôc dont on aura eu foin des instruire avant que d’entammer l’ouvrage, par les sondes que l’onaura faites pour juger de la nature du fond , par conséquent dutravail qu’il exigera. Nous passons fous silence que ces pal plan-ches doivent être bien encastrées les unes avec les autres à rai-nures ôc languettes , comme on l’a expliqué , ( Art. 277 , ) leurstêtes recépées à la hauteur du chapeau des pilots - ôc toutes atta-'chées aux ventrieres; ne laissant aucune fente dans leur jonc-tion , crainte qu’une partie de la chaux ôc de la pozzolane laplus déliée venant à s’échapper , ne laisse des vuides dans lass^Çcnnerie; après quoi l’on fera usage de la Machine à cuil-here pour enlever la vase du fond jufqu’au terrein ferme. Avant^ue de la décrire il est bon d’obierver que le détail que nous ve»nons de donner pour un bon encaissement-, peut être appliquéauxbatardeaux qu’il faudra faire lorfqu’on fera dans la-nécessité^dupenfable de mettre à sec quelques endroits- pour rempié-x e revêtement des anciens ouvrages dégradés, ce qui caufe
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Détail surla maniéréà'employerlès palplan - 'ches de ç'e-coffre o
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