292 DÉCOUVERTES &c. DES ESPAGNOLS
Section si ]e dernier de'choit réellement tandis que les autres fleurissent, cela ne peutx L venir que des abus qui se glissent dans le Gouvernement, qui n’affectent pointuTaus'd ^administration dans les Colonies, ensorte que diminuer le concours des su-tics Jfîes* jets dans celles-ci, ce seroít aggraver plutôt que soulager le mal. Vérité quiMarianes, ne peut être trop connue & trop méditée (a).
& celle des Mais selon ce plan-là, la navigation par le Cap Hom ou parle DétroitNouvdlcíi à Magellan , est encore en obstacle ; mais il y a moyen auíîi d’y remédier.nes&c. 1 ' Car, en íuppoíànt le commerce entre le Chili & les Marianes établi de la
_ L maniéré qu’on vient de le voir, on pourroit transporter les marchandises de
Ou les l’Europeà Bue nos /lyres, & y prendre les épiceries (&). Sans affirmer quçMarchait- ce à-là ] a meilleure méthode d’établir un pareil commerce & celle quiIndes/»ar- mériteroit la préférence, on peut dire hardiment & avec vérité, que c’eítrotent se celle où il y a le moins de difficultés, & que l’on pourroit suivre fan*transporter faire de grands changemens ; ce qui fera toujours un article importantpar terre à j es Conseils de l’Eípagne. On envoye tous les ans des vaisseaux deAyres° S fif registre à Buenos Ayres , qui est un des Ports les plus commodes de .
dìià par l’Amérique ( c ). Les habitans de cette ville entretiennent un commer- li
mer à Ca- ce réglé par terre avec ceux du Chili ; & quoiqu’il faille convenir que 1
diz. cette route ne soit pas des plus commodes, on ne peut la regarder com- |me une difficulté insurmontable, si l’on considéré que la distance n’estpas au-delà du tiers de celle qu’il y a entre Ver a Cruz & /Jcapulco*
qui est aujourd’hui la voye par laquelle se fait le commerce avec les Phi* |
lippines (d). _ _
Avantages^ Le plan dont on vient de parler, ajouteroit une nouvelle & considéra- n
queceCom-\\ t branche au Commerce de la Monarchie Espagnole, sans diminuer esl î
merce pro* r - lèn ce jj es qui subsistent, & fan s le moindre changement à la maffiese J
/'Espagne dont on les conduit, dont le maintien est une autre maxime fondamentalec? aux Co‘ de la Politique Espagnole ; car sans cela il y a Iongtems que les Galions aU-Unies. raient changé de route, & qu’ils auroient été à Buenos Ayres , au-lieu dese rendre à la Havane & à Ver a Cruz , parcequ’il est arrivé plus de mal'heurs entre ces deux Ports, que dans le voyage de Cadiz à Buenos Ay'r es; outre cela on n’auroit besoin que d’une Flotte au-lieu de deux (e). P^ sce projet de transporter les marchandises d’Europe de Buenos Ayres à Bal'divia óc delà dans les Marianes, on augmenteroit considérablement l’e x 'portation pour l’Espagne ; ses Colonies fur la Mer du Nord & fur cé} c$du Sud y profiteroient beaucoup : la liaison entre les Pays de fa dominationse sortifieroit, sa navigation fleurirait, & par conséquent le nombre doses Sujets, L sur-tout de ceux qui
(a) Ilerrera Cap. XXIX. UArgensola.
IVooi's Surveyof'srade,p.m.
(b) D'Ovalle L. II. Ch. 4 - Frezìer Voy.
P- 79 - History of Spanish. America, L. II.
Ch. 15.
(O Relat. oÇVoy. to Buenos Ayres, p. 25.
sent utilement employés, augmemy ,
rose
Dist. de Commerce T. I. Du Bois, Gé°° { ’Mod. p. 877.
(J) Carrai T. . VI. L. III. C. Z. Fr*Anfon.
(e) Dict.de Commerce, ubi sap •of Spanish America, L. II. Ch. 18. ?ï°Vfor hnmbling Spain, p 39.