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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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292 DÉCOUVERTES &c. DES ESPAGNOLS

Section si ]e dernier de'choit réellement tandis que les autres fleurissent, cela ne peutx L venir que des abus qui se glissent dans le Gouvernement, qui naffectent pointuTaus'd ^administration dans les Colonies, ensorte que diminuer le concours des su-tics Jfîes* jets dans celles-ci, ce seroít aggraver plutôt que soulager le mal. Vérité quiMarianes, ne peut être trop connue & trop méditée (a).

& celle des Mais selon ce plan-, la navigation par le Cap Hom ou parle DétroitNouvdlcíi à Magellan , est encore en obstacle ; mais il y a moyen auíîi dy remédier.nes&c. 1 ' Car, en íuppoíànt le commerce entre le Chili & les Marianes établi de la

_ L maniéré quon vient de le voir, on pourroit transporter les marchandises de

Ou les lEuropeà Bue nos /lyres, & y prendre les épiceries (&). Sans affirmer quçMarchait- ce à- ] a meilleure méthode détablir un pareil commerce & celle quiIndes/»ar- mériteroit la préférence, on peut dire hardiment & avec vérité, que ceítrotent se celle il y a le moins de difficultés, & que lon pourroit suivre fan*transporter faire de grands changemens ; ce qui fera toujours un article importantpar terre à j es Conseils de lEípagne. On envoye tous les ans des vaisseaux deAyres° S fif registre à Buenos Ayres , qui est un des Ports les plus commodes de .

dìià par lAmérique ( c ). Les habitans de cette ville entretiennent un commer- li

mer à Ca- ce réglé par terre avec ceux du Chili ; & quoiquil faille convenir que 1

diz. cette route ne soit pas des plus commodes, on ne peut la regarder com- |me une difficulté insurmontable, si lon considéré que la distance nestpas au-delà du tiers de celle quil y a entre Ver a Cruz & /Jcapulco*

qui est aujourdhui la voye par laquelle se fait le commerce avec les Phi* |

lippines (d). _ _

Avantages^ Le plan dont on vient de parler, ajouteroit une nouvelle & considéra- n

queceCom-\\ t branche au Commerce de la Monarchie Espagnole, sans diminuer esl î

merce pro* r - lèn ce jj es qui subsistent, & fan s le moindre changement à la maffiese J

/'Espagne dont on les conduit, dont le maintien est une autre maxime fondamentalec? aux Co de la Politique Espagnole ; car sans cela il y a Iongtems que les Galions aU-Unies. raient changé de route, & quils auroient été à Buenos Ayres , au-lieu dese rendre à la Havane & à Ver a Cruz , parcequil est arrivé plus de mal'heurs entre ces deux Ports, que dans le voyage de Cadiz à Buenos Ay'r es; outre cela on nauroit besoin que dune Flotte au-lieu de deux (e). P^ sce projet de transporter les marchandises dEurope de Buenos Ayres à Bal'divia óc delà dans les Marianes, on augmenteroit considérablement le x 'portation pour lEspagne ; ses Colonies fur la Mer du Nord & fur} c$du Sud y profiteroient beaucoup : la liaison entre les Pays de fa dominationse sortifieroit, sa navigation fleurirait, & par conséquent le nombre doses Sujets, L sur-tout de ceux qui

(a) Ilerrera Cap. XXIX. UArgensola.

IVooi's Surveyof'srade,p.m.

(b) D'Ovalle L. II. Ch. 4 - Frezìer Voy.

P- 79 - History of Spanish. America, L. II.

Ch. 15.

(O Relat. oÇVoy. to Buenos Ayres, p. 25.

sent utilement employés, augmemy ,

rose

Dist. de Commerce T. I. Du Bois,°° {Mod. p. 877.

(J) Carrai T. . VI. L. III. C. Z. Fr*Anfon.

(e) Dict.de Commerce, ubi sapof Spanish America, L. II. Ch. 18. ?ï°Vfor hnmbling Spain, p 39.