DES-INDES ORIENTALES. Lit. XVII. Ciiap. VI. 313desseins. Les Capitaines Hawkins , Sharpey & tous les Officiers du Comp- Sectionto ir, surent auíìi obligés de se retirer, sans pouvoir obtenir le teins de . R-ïaniaíTer ce qui leur étoit dû.
De Surate la Flotte fit voile pour Dabul, où elle eut plus de bonheur, & I*.
Chevalier eut de plus l’occasion de se venger davantage des Portugais , séditions.•tyant pris deux de leurs vaisseaux richement chargés. 11 retourna eníùite —-—-'dans la Mer Rouge, & s’y 'dédommagea encore des pertes qu'il avoit fiai- # £ e r c í w ‘ 2 *
' * es , en se saisissant de dix-sept Vaisseaux Indiens qui.étoient de deux-censJusqu’à quinze-cens tonneaux, & tous fort riches. Comme les habitansde *"sscha étoient fort intéressés dans cette Flotte, elle fut rançonnée pour u-? e grosse somme, après qu’elle eut été pillée par les Anglois. De Mocha Sa mort.e Chevalier Middleton se rendit à Bantam, où il mourut, & la Flotte re-tourna en Angleterre (a). .
Pendant le voyage du Chevalier, on envoya le Globe , commandé par 1 z Voyage deCapitaine Hippon, pour aller faire commerce à Bantam & en d’autres lieux ; Hi PP on *d eut une infinité d’obstacles à surmonter par le lâche procédé des Flollan- l6iudois (*), nous n’en rapporterons qu un exemple. Le Roi de Naríingue, quisoit invite les Anglois à s’établir dans fes Etats, étant mort pendant que• yippon y étoit, le Gouverneur du Fort Iiollandois profita du trouble que cetevénement causa, pour retarder le payement d’une dette aux Anglois quisoient fur leur départ. Hippon fit tous fes efforts pour terminer l’affaire parLs voyes de la douceur; mais v oyant qu’elles étoient inutiles, il résolut d’em-ployer la force, & de se saisir du Gouverneur ou de son fils. II enleva ce der-*ûr à la vue de quatre-mille spectateurs, qui ne firent pas le moindre mon-ument, & le Gouverneur fut obligé de payer une dette juste pour la ran-Un de’son fils (b).
.La même année on envoya encore trois vaisseaux lous les ordres duCapi- Voyage dua me Saris ; les fraix de l’équippement allerent à soixante-mille Livres sterling, CapitaineCssorte que la Compagnie avoit de prodigieuses sommes en mer fur huit Saris.
1 ai sseaux. Saris se proposoit de faire un voyage de pur commerce dansa Mer Rouge,à Java, auxMolucquës &au Japon; il avoit dessein, s’ilé-v ° 1 . t possible, d’établir le commerce avec cet Empiré, ce quijusqu’alorsn’a-p 0lt pas été tenté par les Anglois. Après avoir rendu visite aux Rois delr ando & de Goto, dont il fut favorablement reçu, Saris alla par terre à .
, Ur Qnga , où l’Empcreur faisoit sa résidence. II eut l’honneur d’avoir au-de ce Monarque, & lui ayant remis la Lettre & le présent du Roi
Ja-
(a) Leiiarà p.. 427.' (V) Purchas Pilgrims, ubi fup.
J’ai déja averti qu’il ne faut pas trop compter fur l’impartialité de nos Auteurs furssActe des Hollandois. Voici une preuve trop frappante de leur passion, pour ne pas<j 0 a,re remarquer. 11s voient les Hollandois par-tout, là-même où ils ne font point. Le *
ï',si Ve rníur dont il s’agit ici étoit le Gouverneur Indien de Majulipatan. Ce fut F/oris,
(ìrç CUr du Qlobe, qui fit le coup, & les Hollandois n’eurent point de part à cette affaire,
V c f ' 1 fin’un'Marchand de leur nation, nommé van Denhem, s’entremit au nom duGou-3îá tUr pour accommoder i’affaire. Voyez Hist. Gén. -da Voyages, T. 11. Ch, III. p. 321 -' ln 4 to. dans la Relation de F loris. Rem. du Tead.
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