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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES-INDES ORIENTALES. Lit. XVII. Ciiap. VI. 313desseins. Les Capitaines Hawkins , Sharpey & tous les Officiers du Comp- Sectionto ir, surent auíìi obligés de se retirer, sans pouvoir obtenir le teins de . R-ïaniaíTer ce qui leur étoit.

De Surate la Flotte fit voile pour Dabul, elle eut plus de bonheur, & I*.

Chevalier eut de plus loccasion de se venger davantage des Portugais , séditions.tyant pris deux de leurs vaisseaux richement chargés. 11 retourna eníùite--'dans la Mer Rouge, & sy 'dédommagea encore des pertes qu'il avoit fiai- # £ e r c í w 2 *

' * es , en se saisissant de dix-sept Vaisseaux Indiens qui.étoient de deux-censJusquà quinze-cens tonneaux, & tous fort riches. Comme les habitansde *"sscha étoient fort intéressés dans cette Flotte, elle fut rançonnée pour u-? e grosse somme, après quelle eut été pillée par les Anglois. De Mocha Sa mort.e Chevalier Middleton se rendit à Bantam, il mourut, & la Flotte re-tourna en Angleterre (a). .

Pendant le voyage du Chevalier, on envoya le Globe , commandé par 1 z Voyage deCapitaine Hippon, pour aller faire commerce à Bantam & en dautres lieux ; Hi PP on *d eut une infinité dobstacles à surmonter par le lâche procédé des Flollan- l6iudois (*), nous nen rapporterons qu un exemple. Le Roi de Naríingue, quisoit invite les Anglois à sétablir dans fes Etats, étant mort pendant que yippon y étoit, le Gouverneur du Fort Iiollandois profita du trouble que cetevénement causa, pour retarder le payement dune dette aux Anglois quisoient fur leur départ. Hippon fit tous fes efforts pour terminer laffaire parLs voyes de la douceur; mais v oyant quelles étoient inutiles, il résolut dem-ployer la force, & de se saisir du Gouverneur ou de son fils. II enleva ce der-*ûr à la vue de quatre-mille spectateurs, qui ne firent pas le moindre mon-ument, & le Gouverneur fut obligé de payer une dette juste pour la ran-Un deson fils (b).

.La même année on envoya encore trois vaisseaux lous les ordres duCapi- Voyage dua me Saris ; les fraix de léquippement allerent à soixante-mille Livres sterling, CapitaineCssorte que la Compagnie avoit de prodigieuses sommes en mer fur huit Saris.

1 ai sseaux. Saris se proposoit de faire un voyage de pur commerce dansa Mer Rouge,à Java, auxMolucquës &au Japon; il avoit dessein, silé-v ° 1 . t possible, détablir le commerce avec cet Empiré, ce quijusqualorsna-p 0lt pas été tenté par les Anglois. Après avoir rendu visite aux Rois delr ando & de Goto, dont il fut favorablement reçu, Saris alla par terre à .

, Ur Qnga , lEmpcreur faisoit sa résidence. II eut lhonneur davoir au-de ce Monarque, & lui ayant remis la Lettre & le présent du Roi

Ja-

(a) Leiiarà p.. 427.' (V) Purchas Pilgrims, ubi fup.

Jai déja averti quil ne faut pas trop compter fur limpartialité de nos Auteurs furssActe des Hollandois. Voici une preuve trop frappante de leur passion, pour ne pas<j 0 a,re remarquer. 11s voient les Hollandois par-tout,-même ils ne font point. Le *

ï',si Ve rníur dont il sagit ici étoit le Gouverneur Indien de Majulipatan. Ce fut F/oris,

(ìrç CUr du Qlobe, qui fit le coup, & les Hollandois neurent point de part à cette affaire,

V c f ' 1 finun'Marchand de leur nation, nommé van Denhem, sentremit au nom duGou-3îá tUr pour accommoder iaffaire. Voyez Hist. Gén. -da Voyages, T. 11. Ch, III. p. 321 -' ln 4 to. dans la Relation de F loris. Rem. du Tead.

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