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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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3 14 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE

Section Jaques , il fut non seulement reçu gracieusement & très-civilement traite'-,mais il eut le bonheur dobtenir en faveur de la Compagnie une PatenteKeeíing fif P ar Quelle lEmpereur lui accordoit de grands privilèges (*). Ce Prince foutres Ex- 6s méme que le Roi de Firando, le chargea auffi de Lettres & de pró-séditions. sens

(*) Voici les Privilèges qu 'Ogoshosatna, Empereur du Japon, accorda à la Compagnie*

I. Nous accordons & donnons liberté perpétuelle aux Sujets de la Grande - Bretagnecest-à-dire au Chevalier Thomas Smythe Gouverneur &c. de venir dans tous les Ports denotre Empire du Japon avec leurs vaisseaux L leurs marchandises fans aucun empêchementpour leurs personnes & pour leurs biens, dy résider, de vendre, dacheter, de faire deséchanges avec toutes sortes de Nations, dy demeurer aussi lougtems quiis le jugeront à*propos, & den partir suivant leur inclination & leurs besoins.

II. Nous les affranchissons de tous les Droits de la Douane pour toutes les marchand!'ses quils ont apportées, ou quils pourront apporter dans nos Royaumes, ou quils vou-dront en transporter en dautres Pays; & nous autorisons les navires qui viendront dAn*gleterre à procéder à la vente de leurs marchandises, fans avoir besoin de venir ou deH'voyer davantage à notre Cour.

III. Nous déclarons que si quelque vaisseau dAngleterre étoit en danger de faire nau-frage dans notre Pays ou fur nos côtes, notre volonté est non feulement que nos Sujetsleur prêtent de lassislance, mais que les marchandises qui auront été sauvées soient rendue*au Capitaine, ou au premier Marchand, ou à ceux qui auront leur commission. Nous vou'Ions aussi quils ayent la liberté de bâtir pour la commodité de leur commerce une ouplusieurs maisons, dans quelque Port de notre Empire quils en ayent besoin, & qu*leur départ ils puissent la vendre.

IV. Si quelque Marchand ou quelque autre Anglois fort de cette vre dans léten*due de notre Empire, les biens du mort demeureront à la disposition du principal F**teur. Si quelque Anglois commet une offense, le Droit de la justice & de la pU flI 'tion appartiendra au principal Facteur , & nos Loix ne regarderont ni leurs biens I!lleurs personnes,

V. Nous commandons à tous nos Sujets, qui trafiqueront avec les Anglois p° urquelque partie de leurs marchandises, de les payer fidèlement, suivant les couve?'tions, fans délai, fans remise, & fan» quil leur arrive de renvoyer les marchandiR*quils ont achetées.

VI. A légard des marchandises propres à notre usage quils ont apportées, ou q? l!s

apporteront à lavenir, notre volonté est quelles ne soient jamais arrêtées ou confisquée-'mais que suivant les conventions de prix faites avec les Marchands, elles soient payé eau moment quelles seront délivrées. .

VII. Si dans leurs entreprises pour découvrir dautres Pays, ou pour !e retourleurs vaisseaux, ils ont besoin dhommes ou de vivres, notre volonté est que nos Suj £t6leur fournissent pour leur argent les commodités dont ils auront besoin.

V 1 H. Nous voulons que fans autre Passeport ils puissent travailler â la découverteTedf» ou de tout autre Pays dans ] étendue & aux environs de notre Empire. De ,)l> *tre Château de Serangn ct c.

On assembla un Conseil, dans lequel il fut résolu détablir un Comptoir au Japon P° lles raisons suivantes : lavantage quon en tìreroit pour le Commerce des Molucq 11 ^

f ar les avis particuliers que lon pourroit avoir ; les grands privilèges accordésEmpereur du Japon ; létablissement de Comptoirs Anglois á Siam & à Patane ;marchandises qui nétoknt pa-s encore vendues ,& dont lexpérience preuvoit si 11 .pouvoit tirer hon parti. On nomma donc huit Anglois, deux Jarubofes ou Jnttìr ^ 0 r-tes Japonois & deux Domestiques, quon laissa pour former uli Comptoir , avecdrn de prendre toutes les informations possibles des Ports, des Côtes,* des j\lc-' iLí5IJabitans, & des Protections des Pays (i?.

(j) Tttrchas, Vol. I p. 37?,