/
3 14 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE
Section Jaques , il fut non seulement reçu gracieusement & très-civilement traite'-,mais il eut le bonheur d’obtenir en faveur de la Compagnie une PatenteKeeíing fif P ar Quelle l’Empereur lui accordoit de grands privilèges (*). Ce Prince foutres Ex- 6s méme que le Roi de Firando, le chargea auffi de Lettres & de pró-séditions. sens
(*) Voici les Privilèges qu 'Ogoshosatna, Empereur du Japon, accorda à la Compagnie*
I. Nous accordons & donnons liberté perpétuelle aux Sujets de la Grande - Bretagnec’est-à-dire au Chevalier Thomas Smythe Gouverneur &c. de venir dans tous les Ports denotre Empire du Japon avec leurs vaisseaux L leurs marchandises fans aucun empêchementpour leurs personnes & pour leurs biens, d’y résider, de vendre, d’acheter, de faire deséchanges avec toutes sortes de Nations, d’y demeurer aussi lougtems qu’iis le jugeront à*propos, & d’en partir suivant leur inclination & leurs besoins.
II. Nous les affranchissons de tous les Droits de la Douane pour toutes les marchand!'ses qu’ils ont apportées, ou qu’ils pourront apporter dans nos Royaumes, ou qu’ils vou-dront en transporter en d’autres Pays; & nous autorisons les navires qui viendront d’An*gleterre à procéder à la vente de leurs marchandises, fans avoir besoin de venir ou d’eH'voyer davantage à notre Cour.
III. Nous déclarons que si quelque vaisseau d’Angleterre étoit en danger de faire nau-frage dans notre Pays ou fur nos côtes, notre volonté est non feulement que nos Sujetsleur prêtent de l’assislance, mais que les marchandises qui auront été sauvées soient rendue*au Capitaine, ou au premier Marchand, ou à ceux qui auront leur commission. Nous vou'Ions aussi qu’ils ayent la liberté de bâtir pour la commodité de leur commerce une ouplusieurs maisons, dans quelque Port de notre Empire qu’ils en ayent besoin, & qu*leur départ ils puissent la vendre.
IV. Si quelque Marchand ou quelque autre Anglois fort de cette vre dans l’éten*due de notre Empire, les biens du mort demeureront à la disposition du principal F**’teur. Si quelque Anglois commet une offense, le Droit de la justice & de la pU flI 'tion appartiendra au principal Facteur , & nos Loix ne regarderont ni leurs biens I!lleurs personnes,
V. Nous commandons à tous nos Sujets, qui trafiqueront avec les Anglois p° urquelque partie de leurs marchandises, de les payer fidèlement, suivant les couve’?'tions, fans délai, fans remise, & fan» qu’il leur arrive de renvoyer les marchandiR*qu’ils ont achetées.
VI. A l’égard des marchandises propres à notre usage qu’ils ont apportées, ou q?’ l!s
apporteront à l’avenir, notre volonté est qu’elles ne soient jamais arrêtées ou confisquée-'mais que suivant les conventions de prix faites avec les Marchands, elles soient payé eau moment qu’elles seront délivrées. .
VII. Si dans leurs entreprises pour découvrir d’autres Pays, ou pour !e retour “leurs vaisseaux, ils ont besoin d’hommes ou de vivres, notre volonté est que nos Suj £t6leur fournissent pour leur argent les commodités dont ils auront besoin.
V 1 H. Nous voulons que fans autre Passeport ils puissent travailler â la découverte “Tedf» ou de tout autre Pays dans ]’ étendue & aux environs de notre Empire. De ,)l> *tre Château de Serangn ct c.
On assembla un Conseil, dans lequel il fut résolu d’établir un Comptoir au Japon P° lles raisons suivantes : l’avantage qu’on en tìreroit pour le Commerce des Molucq 11 ^’
f ar les avis particuliers que l’on pourroit avoir ; les grands privilèges accordésEmpereur du Japon ; l’établissement de Comptoirs Anglois á Siam & à Patane ;marchandises qui n’étoknt pa-s encore vendues , ■& dont l’expérience preuvoit si 11 .pouvoit tirer hon parti. On nomma donc huit Anglois, deux Jarubofes ou Jnttìr ^ 0 r-tes Japonois & deux Domestiques, qu’on laissa pour former uli Comptoir , avecdrn de prendre toutes les informations possibles des Ports, des Côtes,* des j\lc-' iLí5IJabitans, & des Protections des Pays (i?.
(j) Tttrchas, Vol. I p. 37?,