DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Ciiap. VI. S2 i
• Ces démêlés perpétuels, & le peu de succès des Conférences précédentes Sectionrendirent une troisième Négociation absolument nécessaire. Des Commiíîài- H.res des Compagnies des deux Nations, fous la direction des Plénipoten- í!eti^ires de la Grande-Bretagne & des Etats-Généraux, négocièrent cette af- Keclin S,& >faire. Le 7 Juillet 1619 ils signèrent un Traité , qui portoit qu’on ou -“pêdïtlonublieroit toutes les injures de part & ■ d’autre : que les deux Compagnies -jouiroient d’une entiere liberté de Commerce, mais avec les égards dûs Traili en~aux Compagnies de deux Nations alliées & amies : que l’on régleroit le U çJ* sprix du poivre & des autres marchandises: que les Molucques, Amboine & gníesAn-■Banda appartiendroient aux deux Nations en commun: que les Anglois gloise &auroient un tiers & lés Hollandois deux tiers du Commerce de ces Iíles : J Io!î ' i11 -■que les fraix pour les fortifications se trouveroient par un impôt sur les doise 'épiceries du produit de ces Isles : qu’à legard de l’équipement des vaisseauxrie guerre & autres pour la conservation & la défense de leur Commerce &dqleurs Etabiissemens, on en remettroit le foin à un Conseil de défense com-posé de personnes au service de sune & de 1 autre Compagnie: que lesforts dcmeureroient respectivement entre les mains de ceux qui les pos-
sé-
harque pour se rendre à Bantam. I!s y arrivèrent au mois de Juin 7617, mais les pre-mières espérances de secours que Couiíhojre ut, lui vinrent en 1618 par un Exprès quelui envoya le Chevalier Thomas D.ile, par lequel il lui faisoit savoir qu’il étoit arrivéavec une bonne Flotte à Bantam, après avoir battu la Flotte Hollandoise sur la Côte deJava, & qu’il se rendroit bientôt auprès de lui pour donner une seconde aubade auxïlolìandois. Le Président & le Conseil de Bantam lui écrivirent & lui tnvoyerent desmunitions par le même vaisseau, rassurant d'un prompt secours. Le brave Courthof> sedéfendit cependant fort courageusement encore pendant un an , en attendant tous Icsiours de se voir renforcé par l’Escadre de Dale. Au mois de Janvier 1619 il envoya M.
Robert Hayes pour traiter avec les Orancayes de Lantor, de la reddition du Pays aux•Anglois; proposition qu’ils accepterent unanimement. Quel cruel coup fut-ce pour cekrave Officier, après avoir défendu plus de deux ans son petit Fort, duquel dépendoit
S ut le commerce des Isles de Banda , après avoir procuré la cession de ces Isles à lamronne d’Angleterre, & après avoir fait tant de courageux quoiqu’inutiles efforts pourchasser ['ennemi des côtes, quel cruel coup de recevoir enfin avis, que i’Amirai Anglois^soit mort, que les autres Officiers étoient en division entre eux, la Flotte dispersée endivers lieux, & que quatre des vaisseaux étoient tombés entre les mains des Hollandois!fs'oiqu’il se vît ainsi sans secours j il résolut de ne jamais abandonner ce qui lui étoitconfié, desorte qu’il passa à Macaíïar, pour se procurer des munitions pour son Fort. IIRencontra dans son voyage un gros Vaisseau Hollandois, contre lequel il combattit du-ïa ut quelques heures , & enfin il reçut un coup morte! dans la poitrine; voyant que son^aisseau étoit obligé de se rendre f il se jetta dans la mer pour éviter de tomber entre les mainsd’un ennemi dont la cruauté lui étoit connue; ainsi finit fa vie tin des meilleurs Officiers® des plus fideles Serviteurs que la Compagnie ait jamais eu. M. Hayes,. après avoir°htenu l’Acte de cession de Lantor du Roi d’Angltterre , venoit d’arriver au Fort, lors-la nouvelle de la mort du brave Cottrihop y arriva. On le nomma pour comman-qCïj & peu après il apprit par une Lettre Hollandoise interceptée, que la paix étoit con-cliie entre les Hollandois & les Anglois. 11 envoya fur le champ le paquet aux Hollan-, °is, pour leur ôter tout prétexte de continuer les hostilités (i)- Cela n'empêcha paslorsqu’ils se sentirent plus forts que M. Hayes, ils n’en vinssent à ce que nous ra»,visons dans la texte. *
cJri.F'V. Collect. of Voyages T. VIII. from the Haileian Miscellasiy. Vii. ttiem the Journals ofCaurthop and JJÍ, tì^jç cn lìarrit Coi J C ct» Voi, I,
l'ome VII. L s