3an HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISESection fédoient actuellement : que ceux que l’on pourrait prendre à forces com-mimes 4 resteraient en commun, & que l’on y mettroit des Garnisons des deuxKeelfng & Nations, felouque le Conseil de défense le jugeroit à-propos: que dès-aitmì Ex. lora & à f avenir le commerce entier des Indes feroit également librepétitions, aux deux Nations, fans que Time ni f autre entreprît de supplanter l’autre )— ou de lui nuire par des Forts particuliers, ou par des Traités secrets avecles Naturels. Que pour donner plus de force à ce Traité, les deux Com-pagnies solliciteraient leurs Souverains respectifs, & tâcheraient dé les en-gager à ne point établir d’autres Compagnies pendant le tems que de-voir durer ca Traité folemnel. Que si par mort, ou par quelque autre ac-cident , il arrivoit qu’ici ou là il ne restât personne pour avoir foin d unComptoir de Time des deux Nations, ceux de f autre, qui fe trouveraientfur les lieux, le prendraient fous leur protection, & rendraient comptedes effets qui s’y trouveraient. Enfin que ce Traité subsisterait vingt ans,& que tous les différends qui naîtraient dans cet intervalle, & ne pour-raient être accommodés par le Conseil des deux Compagnies, feraient dé-cidés par le Roi de la Grande-Bretagne & par les Etats-Généraux des Pro-vinces-Unies. Le Roi Jaques ratifia ce Traité au mois de Juillet 1619, &.promit dans fa ratification de n’accorder à personne durant le terme mar-qué aucune Patente (a).
Guerre de On crut alors que tous les différends avec les Ilollandois étoient tenni-Java. Les nés, au moins pour vingt ans, mais rien moins que cela. Pendant cet-Holian- te négociation les hostilités continuèrent à Jacatra, oh les Hollandois fesaisirent d’un Magazin Anglois, & le firent sauter, sous prétexte que le-Anglois tenoient le parti des Javanais, avec lesquels ils ctoient en guerre.II faut avouer que dans cette occasion ils avoient la justice & la raisonpour eux , car nos propres Auteurs conviennent que les Anglois tirèrentcontre lé Fort Hollandois, & saisirent toutes les occasions de fe venger desinjures qu’ils avoient reçues deux, en profitant de la protection du Cheva-lier Thomas Deal, qui commandait une Escadre d’onze voiles. II est très-certain que nos Marchands ont eu de grandes raisons d’être piqués contre ti-ne Nation qui ne manquoit aucune occasion de leur nuire. Mais dans le casprésent, où ils agissoient comme auxiliaires indirects des Javanais, les pI uSprévenus font obligés d’avouer qu’ils avoient tort de fe plaindre, & que L-Hollandois avoient raison.
Ce qui fe passa après que le Traité eut été conclu & publié dans cesPays-là, est tout différent, les Hollandois s’étant montrés également per-fides & cruels. La maniéré dont ils tâchèrent de réduire en trahison ce û&avec lesquels ils venaient de faire un Traité folemnel, & qu’ils s’étoieffengagés de défendre, n’admet ni palliatif ni excuse. Que leur Général desIndes,’à la fuite d’un Traité, qui assurait aux Anglois toute fureté, aiCassemblé une grande Flotte, fous des prétextes spécieux, pour attaquasLantor, qui appartenait incontestablement à la Grande-Bretagne, & qjîait commis les plus grandes cruautés contre les habitans, est une perfide
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i a ) Dodsisss Hìstory of çhe East Indies, Vol. IL
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