DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 325
artifices & leur mauvaise foi les ayant brouillés avec les Bandanois, ceux- Sectionci avoient fait une cession en faveur des Anglois, p^r un Acte dans ton- II.tes les formes; outre cela, tout ce que l’on vient de dire étoit confirmé depar les termes exprès du dernier Traité. La vérité est que les douceurs Keelin §^ >à profit du Commerce des épiceries, & les grands succès qu’ils avoient S/a»**eu depuis le premier établissement de leur Compagnie, engageoient les ———^>ïlollandois à étendre leur puissance par toutes les voyes possibles, ' & àtout hazard. Ils n’étoient rien moins que délicats dans le choix des mo-yens & des expédions: les scrupules narrèrent gueres ce Peuple pauvre& infatigable, quand il s’agit de projets dont l’intérèt est le grand motif,
& ils ne s’en embarrassent gueres; la fraude, la force, ou la persuasion,tout lui est indifférent quand il peut parvenir à son but par quelqu’untìo ces moyens. La maniéré dont ils attaquèrent les Portugais à Malacca,auffi bien que leur conduite envers les Anglois leurs Alliés, justifient ceque nous avançons.
La puissante Forteresse de Bat aria , qui devint bientôt la Capitale du vaste dvmtageEmpire qu’ils sondèrent dans les Indes, étoit comme une efpece de place dí c. 'qui protégeoit tous leurs procédés, leur puissance- les mettant à couvert du Hoíhn-*-Châtiment. C’étoit-là un avantage qui manquoit en ce tems-làaux Anglois, à?/ *
& dont ils avoient grand besoin. Si cela vint de la nature de notre Gouver-nement, porté à la Monarchie, & du peu d’irìtérêt que la Courprenoitauxaffaires d’un Commerce dont elle ignproit les avantages, aussi bien que lesdoyens de le mettre en fureté ; ou si elle n’étoit pas en état de donner auxMarchands la protection dont ils avoient besoin dans une conjoncture si im-portante, c’est ce que nous laissons à la décision du Lecteur.
SECTION III.
Nouveaux Démêlés entre les Compagnies Angloíse b HoJIandoise; Négocia-tions , Conférences c? Traités pour les terminer: Fatale Catastrophe àAmboine, avec d'autres particularités.
jVT O u s ferons voir dans notre Histoire de la Compagnie Hollandoise des^ Indes Orientales, comment ils datent une eípece de Souveraineté danses Indes depuis la fondation de leur grànd Etablissement à Batavìq , & àquel étonnant degré de puissance ils parvinrent en peu de tems.. 11 esteer-ta m que les intrigues, la corruption & l’ignorance de la Cour du Roi J'a-2 ues , les brouilleries qu’il y avoit entre lui & son Parlement, la conduite^ttificieuse & hardie des Hollandois, de même que la faiblesse, l’avarice*7 la timidité de certains Ministres d’Angleterre, empêchèrent que la Courqbtînt aucune satisfaction, ne fît aucune représentation en faveur de se skssiets ruines, du Commerce'ébranlé, & qu’on ne fît aucune des démar-res q U e le devoir du Ministère , la justice due au Public & I’honneurla Nation exigeoient.
Ss 3 Mais
m.
Dé n élis• entre tesAnglois &la Hollan-dois
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Ministère
Anglois.