3 2<5 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISESection Mais avant que d’entrer dans le détail de la conduite des HoIIandoisDémêlé n ° S , nous rapporterons succinctement un voyage où la valeur desentrTkl' -^ n gHis triompha encore glorieusement des forces des Portugais. En fan*Anglois née 1620 la Compagnie fit bâtir quatre nouveaux vaisseaux, qui étoient/« Hoiian- depuis trois-cens juíqu’à huit-cens tonneaux. Cette Flotte mit en merdois i/ìfai-mx mois de Février, fous le commandement du Capitaine Schilling; elleboini^&c rencon£ra vis-à-vis de I’extrémité orientale de la Rade de Jafques une Flot-
___te Portugaise , qui croisoit pour intercepter les Anglois & ruiner leur
LnCm'>a- Commerce en Perse. La Flotte Portugaise consistoit en quatre Galionsgnieéquipe de quarante pieces de canon, avec trois-cens-cinquante hommes chacun,âeux Galiotes & six Frégates. Schilling les ayant attaqués, le combat du-pour le Ìte ra neuf heures fans discontinuer, la nuit ayant séparé les combattans. LesCommerce ennemis trouvant que les Anglois étoient gens à leur tenir tête, éviterontdc Perse, le lendemain de recommencer le combat, & eurent la mortification devoir Shilling débarquer Fargent & les marchandises, qui étoient la proyoà laquelle ils en vouloient, fans faire aucun mouvement pour Finquie-ter. Ayant repu quelques jours après de Goa un secours d’hommes &de munitions , ils se hazarderent d attaquer une seconde fois la Flottede la Compagnie ; mais cette attaque leur réussit encore moins que la pre-mière, car deux de leurs vaisseaux furent coulés à fond, les autres fort en-dommagés , & ils eurent beaucoup de morts & de blessés. Presque toute laperte des Anglois se réduisit à celle du brave Shilling leur Commandant, quifut mortellement blessé d’un balle de mousquet. Après cette aêtion la Flot-te prit deux riches Caraques Portugaises, ensuite les vaisseaux se séparè-rent pour se rendre en différens lieux (a).
De feins Pour revenir aux affaires de la Compagnie du côté de Java, de Banda
des Hoi A d’Amboine, Findolence &le peu de vigueur du Ministère Anglois en-Eteudè h ar dirent les HoIIandois , qui depuis longtems méditoient d’enlever entie-Dist-cTAi n.rement le Commerce des épiceries à la Compagnie Angloife. En F annéeboine. 1623 ils en vinrent à commettre à Amboine de plus grandes cruautés, s’ilest possible, qu’ils n’avoient fait deux ans auparavant à Lantor & à Pou-leron, leurs actions dans Fune & dans l’autre de ces occasions étant dés-honorantes pour Fhumanité. L’Iíle d 'Amboine a quarante lieues de circuit,& est située proche de celle de Ccram , donnant son nom à une petite íílevoisine. Elle produit principalement des doux de gérofle, qui sont lefonds de son Commerce ; les Anglois y avoient établi cinq Comptoirs,j ' dont le principal étoit dans la ville d’Amboine, pour recueillir & acheter
les doux. C’étoit à Amboine que résidoient les premiers Facteurs de laCompagnie, & ils avoient fous leur direction les Comptoirs de Hiîto &de Larica dans la même Iste, & ceux de Lohou & de Cambelle , fur unsPointe de l’Iste voisine de Ccram (tí). Les HoIIandois avoient quatre Forts,bien pourvus d’hommes, d’armes & de munitions. Le plus considérableétoit à Amboine, les fortifications en étoient bonnes & régulières, & nétoit muni d’un grand nombre de canons de fonte. Du côté de terre ce
Fort
GO Ltdiafd, Nav. Hist. p. 452. (b) Sahmu's Mod. Hist. Vol. I. p. 124.