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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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328 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE

Section quelle a toujours été depuis une source danimosité entre les Anglois &Hl- les Hollandois, nous nous y étendrons plus que nous navons fait set' Dtmijes j es autres incidens.

Anglobô? Un Soldat Japonois, qui étoít dans le Fort dAmboine au service deski Hóllan- Hollandois , íe promenant la nuit fur les murailles sentretint avec la Sen-tinelle. Entre quelques questions quil lui fit, il senquit de la force duredAm- Ohâteau & de la Garnison qui y étoit ; questions fort naturelles pour unk° îne c ~ Etranger, qui ne penfoit quà satisfaire fa curiosité. Cet homme & quel'Relation ques autres de fa Nation entroient de jour dans le Château pour soulagerde l'hirrì i a Garnison, mais on ne leur permettoit pas dy passer la nuit, parcequeIle massa* p on nc f e Éoit pas autant à eux quaux Hollandois. Un Officier, quiAn s lois à avoit vu la Sentinelle en conversation avec le Japonois , sinforma du sujetAmboine, de leur entretien, & fayant appris il en instruisit le Gouverneur , quifit saisir le Japonois, soupçonnant quelque trahison. On rappliqua à I 3question, & les insupportables douleurs quil souffrit le contraignirent da-vouer que lui & quelques-uns de ses compatriotes étoient coupables ducrime dont on laccusdit ; sur cette confession extorquée par les tourmens,on arrêta les autres Japonois & un Portugais, Inspecteur des Esclaves desHollandois ; on les appliqua aussi à la question. Ces procédures durerent-quatre jours, & pendant ce tems- les Anglois aîloient au Fort pour leurs .affaires, comme à lordinaire. Comme ils ne fe sentoient coupables de rien,ils ne craignoient rien, quoiquils vissent les prisonniers, & quiis enten-dissent parler de conspirations. Ils navoient effectivement aucune relationavec les Japonois & les Portugais qui étoient accusés. Dans ce même tems- 1 3un Chirurgien Anglois, nommé Abel Price , fut conduit prisonnier au F ort, pouf-avoir menacé dans lyvreffe de mettre le feu à la maison dun Hollassdois, contre lequel il avoit une pique. Les Hollandois lui ayant fait voirles prisonniers Japonois dans Y état la torture les avoit mis, lui direntquils avoient déclaré que les Anglois avoient eu part à leur conspiration»& quils en étoient les auteurs, & que sil ne confessoit pas le fait, ° nle traiterait comme ils lavoient été, & encore avec plus de rigueur. C eSmenaces furent dabord suivies de leffet, & les tourmens triomphèrent &la constance de ce malheureux, qui avoua contre fa conscience ce qu° nvouloir (s). Après fa confession, les Hollandois mandèrent le Capital 1 "'Tomrson , & les autres Anglois qui étoient dans la ville. Comme ils nvoient aucun soupçon de ce qui setoit passé avec Price, & quils lig n ssraient, ils allerent tous au Fort, hormis deux, qui demeurèrent pour qe £ "ques affaires dans leur maison. Aussitôt quils parurent, le Gouverneur l £l ^dit de quoi ils étoient accusés. Tewerson & un autre furent gardés dans yFort, & les autres furent conduits les fers aux pieds fur les Vaisseaux H Alandois qui étoient à la rade. On se saisit aussi de ceux qui étoient s e htés au Comptoir, des coffres, des caisses, des papiers, & de tout ce . 9 ^y étoit. Le même jour on traita de la même façon les Anglois qui étoie^á Hito & à Larica, & quelques jours après ceux des Comptoirs de Loh^

G) Collection of Voyages from Harles Library, T. VIII. p. 227.