328 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE
Section qu’elle a toujours été depuis une source d’animosité entre les Anglois &Hl- les Hollandois, nous nous y étendrons plus que nous n’avons fait set' Dtmijes j es autres incidens.
Anglobô? Un Soldat Japonois, qui étoít dans le Fort d’Amboine au service deski Hóllan- Hollandois , íe promenant la nuit fur les murailles s’entretint avec la Sen-tinelle. Entre quelques questions qu’il lui fit, il s’enquit de la force dured’Am- Ohâteau & de la Garnison qui y étoit ; questions fort naturelles pour unk° îne c ~ Etranger, qui ne penfoit qu’à satisfaire fa curiosité. Cet homme & quel'Relation ques autres de fa Nation entroient de jour dans le Château pour soulagerde l'hirrì■ i a Garnison, mais on ne leur permettoit pas d’y passer la nuit, parcequeIle massa* p on nc f e Éoit pas autant à eux qu’aux Hollandois. Un Officier, quiAn s lois à avoit vu la Sentinelle en conversation avec le Japonois , s’informa du sujetAmboine, de leur entretien, & fayant appris il en instruisit le Gouverneur , quifit saisir le Japonois, soupçonnant quelque trahison. On rappliqua à I 3question, & les insupportables douleurs qu’il souffrit le contraignirent d’a-vouer que lui & quelques-uns de ses compatriotes étoient coupables ducrime dont on l’accusdit ; sur cette confession extorquée par les tourmens,on arrêta les autres Japonois & un Portugais, Inspecteur des Esclaves desHollandois ; on les appliqua aussi à la question. Ces procédures durerent-quatre jours, & pendant ce tems-là les Anglois aîloient au Fort pour leurs .affaires, comme à l’ordinaire. Comme ils ne fe sentoient coupables de rien,ils ne craignoient rien, quoiqu’ils vissent les prisonniers, & qu’iis enten-dissent parler de conspirations. Ils n’avoient effectivement aucune relationavec les Japonois & les Portugais qui étoient accusés. Dans ce même tems- 1 3un Chirurgien Anglois, nommé Abel Price , fut conduit prisonnier au F ort, pouf-avoir menacé dans lyvreffe de mettre le feu à la maison d’un Hollassdois, contre lequel il avoit une pique. Les Hollandois lui ayant fait voirles prisonniers Japonois dans Y état où la torture les avoit mis, lui direntqu’ils avoient déclaré que les Anglois avoient eu part à leur conspiration»& qu’ils en étoient les auteurs, & que s’il ne confessoit pas le fait, ° nle traiterait comme ils l’avoient été, & encore avec plus de rigueur. C eSmenaces furent d’abord suivies de l’effet, & les tourmens triomphèrent &la constance de ce malheureux, qui avoua contre fa conscience ce qu’° nvouloir (s). Après fa confession, les Hollandois mandèrent le Capital 1 "'Tomrson , & les autres Anglois qui étoient dans la ville. Comme ils nvoient aucun soupçon de ce qui setoit passé avec Price, & qu’ils l’ig n ssraient, ils allerent tous au Fort, hormis deux, qui demeurèrent pour qe £ "ques affaires dans leur maison. Aussitôt qu’ils parurent, le Gouverneur l £l ^dit de quoi ils étoient accusés. Tewerson & un autre furent gardés dans yFort, & les autres furent conduits les fers aux pieds fur les Vaisseaux H Alandois qui étoient à la rade. On se saisit aussi de ceux qui étoient s e htés au Comptoir, des coffres, des caisses, des papiers, & de tout ce . 9 ^y étoit. Le même jour on traita de la même façon les Anglois qui étoie^á Hito & à Larica, & quelques jours après ceux des Comptoirs de Loh^
G) Collection of Voyages from Harles Library, T. VIII. p. 227.