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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Cííap.'VL 331 avec tant de peine & de douleur. Lorsquil eut soutenu ce second sup- Sectiosplice avec la même constance , le Fiscal & ses Bourreaux dirent quil II ffalíoit quil eût un charme, quil fût un Sorcier ou un Diable pour foute- Démê ésnir dainìì insupportables tourmens. Simaginant que le charme pouvoit -«77 - eS tasider cans ses cheveux, le Fiscal ordonna quon les lui coupât, & on mitHol'lan-en œuvre un troisième trait dinhumanité. On le hissa comme aupara- dois i/ifci-Vant, après quoi ces scélérats féroces lui appliquèrent des torches arden- fBm-ws à la plante des pieds jufquà ce que la graisse qui en découloit lp.s bomgéteignît. On revint à la charge avec dautres, mais inutilement; alors ilsPorterent leur diabolique barbarie jufquà lui appliquer le feu aux paumes-des mains & aux bras; épuisé enfin & surmonté par les tourmens, il parutvouloir se rendre, mais comme il nétoit pas en état de former une déclara-tion qui pût paroître croyable, ses Juges furent obligés de le guider pardes questions si bien ajustées, quil lui étoit impossible de ne pas compren-dre leur intention (a). Cependant avec toute leur cruauté & leur ruse, toutce qu'ils purent tirer de lui, se réduisoit à de simples Oui & Non , selonquil remarquoit quils le souhaittoient. On le fit emporter dans létatil étoit par quatre Noirs, & jetter dans une noire prison; il y resta sansquun Chirurgien vînt panser ses playes, desorte que les chairs setant pour-ries il sv engendra des vers, qui ne le firent pas moins souffrir. Ainsifinit la Chrétienne Occupation du Dimanche ; car il faisoit déja nuit avantqu011 eût fini avec lui. Les prisonniers quon avoit amenés de Hito , & quipendant tout le jour avoient attendu que leur tour vînt, furent renvoyés ,&enfermés dans le même lieu que Clark & ses compagnons de souffrances,chargés de fers (b).

Le lendemain matin on amena dans la chambre de la question Guillau-me Griggs , Jean Fardo & quelques Japonois ; on força par toutes sortesde cruautés les derniers à accuser les deux Anglois ; & Griggs pour éviterles mêmes tourmens, avoua la vérité de leur déposition. On en usa de-we à légard des autres Japonois & de Fardo , mais celui-ci persista à nierle fait, jusquà ce quon lui eût fait souffrir la question de seau. Quandils eurent confessé on les renvoya en prison, & lon ramena Beaumont.

On lui confronta Griggs, qui l'accusa davoir été présent quand la con-spiration avoit été formée ; ce quil nia avec les plus fortes exécrationsde les sermons les plus terribles, jusquà ce quil fût contraint davouerpar la question de seau ; mais dès quil fut soulagé, il déclara nonseulement que tout ce quil avoit confessé étoit faux , mais même im-possible , comme il le prouva par plusieurs^ circonstances. Lela nempê-cha pas que la crainte dune nouvelle torture ne lengageât à signer faconfession, après quoi on lui mit deux chaînes dun poids ^insupportable2nx jambes, & on le renvoya dams la puante prison dont on lavoit tiré (c).

On examina ensuite M. George Slmroc.k , qui avoit été quelque tems

(«à DoMey , Vol. II. Vol II. Mari. Collection of Voyag. Vos

O) Dot/siiy Iliít. of the Eaû Indies, VIII. p. 246.

(0 Saluions Ma J. Hist. Vol. 1. p , i 3 <j.

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