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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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S»CTtOM111 .Démêlésentre lesAnglois &

ZZ2 . ïftSTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISEun des Commis de Hito. Cet infortuné neut pas été mené dans le H clî fe donnoit la question, quil pria Dieu de le mettre en état, pour évi-ter les cruels tourmens que ses compagnons avoient souffert, dinventéfmensonges assez vraisemblables, contre fa consciencelinnocence de/«Hoíían- ses confrères , pour persuader ses Juges & le délivrer de la question. Quanddoit: dfat.il f Ll t dans la chambre se donnoit la question, & les Bourreaux étoientre rfAm* p^ts avec des jarres deau & des torches allumées, le Fiscal & le Couver-tl0ine neur linterrogerent. Mais la conscience de Sharrock triomphant de ses ter-reurs , il se mit à genoux, & protesta devant Dieu & devant les hommesde son innocence , en des termes qui auroient percé le cœur de gefequi nauroient pas été à lépreuve de toute conviction des mouvemens dela conscience, & de tout sentiment dhumanité. Mais on lui déclara ffiLsil ne faisoit une ample & entiere confession, On lui feroit souffrir toutce qui se pourroit par seau & le feu, & quensuite on le traîneraitp a *les pieds au gibet. Comme il persista à soutenir son innocence, le Fisc aordonna quon mît en œuvre lhorrible question ; il demanda alors un mo-ment de délai, & allégua pour fa défense, quil étoit à Hito le premierjour de fan, qui étoit celui lon vouloir que la prétendue conspirationeut été tramée, offrant de prouver par des témoins dignes de foi, tantIlollandois quAnglois, quil navoit pas été à Amboine depuis ce jour--Lcs Juges ayant renouvelle leurs menaces , il déclara quil avoir souventouï dire à Clark , quil se vengerait sur les Ilollandois des torts insuppor-tables quils avoient faits aux Anglois, & que pour f exécution de fa veO'geance Clark avoir proposé un excellent projet à Tower son. Pendant qu 1tenoit un discours si plausible, le Gouverneur & le Fiscal firent éclatterleur satisfaction, par des gestes expressifs, & par un air de joie répand 1 *sir leur viíage. Shnmck ajouta que Clark avoir dit quil avoit demamdi à Tower son la permission daller à Macassar pour prendre aves les Esp a '

gnoîs des mesures, afín de fe rendre maîtres des autres Comptoirs à Ceram& à Amboine, quand il ny aurait pas de vaisseaux à la rade. On lui de-manda ce que Towerfon avoit répondu a la proposition de Clark ? II im-pliqua que Towerfon avoit été souverainement indigné du lâche projet decet homme, & quil navoit jamais pu en souffrir la vue depuis. Le Fifcafemécontent de ce dernier article de fa confession , lui dit en colere qu 3 *mentoit, & le menaça de nouveau de la question (a). Sharrock devaisda encore du répit, A tint un langage fort différent du premier, & d £ ' .clara que Clark lui avoit parlé un jour dune conspiration pour fe saisi t du Fort, & lui avoit demandé dy entrer ; à quoi il avoit répondu, en démo-dant si le Capitaine Towerfon y avoit part, & quayant appris quil y entroib

il avoit consenti de faire comme les autres : il continua à varier ainsi,quils pussent tirer de lui la confession quils vouloient: désespérant donc d at-teindra leur but, ils le renvoyèrent en prison ; le lendemain ils le firent reve-nir , & fe contraignirent à force de menaces de signer sa confession, bteN-quil dît en face au Fiscal, que tout ce quil siguoit pour éviter la questi° n .

O) DoJsiey, 1. c.