S»CTtOM111 .Démêlésentre lesAnglois &
ZZ2 . ïftSTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISEun des Commis de Hito. Cet infortuné n’eut pas été mené dans le H clîoù fe donnoit la question, qu’il pria Dieu de le mettre en état, pour évi-ter les cruels tourmens que ses compagnons avoient souffert, d’inventéfmensonges assez vraisemblables, contre fa consciencel’innocence de/«Hoíían- ses confrères , pour persuader ses Juges & le délivrer de la question. Quanddoit: dfat.il f Ll t dans la chambre où se donnoit la question, & où les Bourreaux étoientre rf’Am* p^ts avec des jarres d’eau & des torches allumées, le Fiscal & le Couver-tl0ine ‘ neur l’interrogerent. Mais la conscience de Sharrock triomphant de ses ter-reurs , il se mit à genoux, & protesta devant Dieu & devant les hommesde son innocence , en des termes qui auroient percé le cœur de gefequi n’auroient pas été à l’épreuve de toute conviction des mouvemens dela conscience, & de tout sentiment d’humanité. Mais on lui déclara ffiLs’il ne faisoit une ample & entiere confession, On lui feroit souffrir toutce qui se pourroit par seau & le feu, & qu’ensuite on le traîneraitp a *les pieds au gibet. Comme il persista à soutenir son innocence, le Fisc a ‘ordonna qu’on mît en œuvre l’horrible question ; il demanda alors un mo-ment de délai, & allégua pour fa défense, qu’il étoit à Hito le premierjour de fan, qui étoit celui où l’on vouloir que la prétendue conspirationeut été tramée, offrant de prouver par des témoins dignes de foi, tantIlollandois qu’Anglois, qu’il n’avoit pas été à Amboine depuis ce jour-là-Lcs Juges ayant renouvelle leurs menaces , il déclara qu’il avoir souventouï dire à Clark , qu’il se vengerait sur les Ilollandois des torts insuppor-tables qu’ils avoient faits aux Anglois, & que pour f exécution de fa veO'geance Clark avoir proposé un excellent projet à Tower son. Pendant qu 1tenoit un discours si plausible, le Gouverneur & le Fiscal firent éclatterleur satisfaction, par des gestes expressifs, & par un air de joie répand 1 *sir leur viíage. Shnmck ajouta que Clark avoir dit qu’il avoit demamdi à Tower son la permission d’aller à Macassar pour prendre aves les Esp a '
■ gnoîs des mesures, afín de fe rendre maîtres des autres Comptoirs à Ceram& à Amboine, quand il n’y aurait pas de vaisseaux à la rade. On lui de-manda ce que Towerfon avoit répondu a la proposition de Clark ? II im-pliqua que Towerfon avoit été souverainement indigné du lâche projet decet homme, & qu’il n’avoit jamais pu en souffrir la vue depuis. Le Fifcafemécontent de ce dernier article de fa confession , lui dit en colere qu’ 3 *mentoit, & le menaça de nouveau de la question (a). Sharrock devaisda encore du répit, A tint un langage fort différent du premier, & d £ ' .clara que Clark lui avoit parlé un jour d’une conspiration pour fe saisi t du• Fort, & lui avoit demandé d’y entrer ; à quoi il avoit répondu, en démo-dant si le Capitaine Towerfon y avoit part, & qu’ayant appris qu’il y entroib
il avoit consenti de faire comme les autres : il continua à varier ainsi,qu’ils pussent tirer de lui la confession qu’ils vouloient: désespérant donc d at-teindra leur but, ils le renvoyèrent en prison ; le lendemain ils le firent reve-nir , & fe contraignirent à force de menaces de signer sa confession, bteN-qu’il dît en face au Fiscal, que tout ce qu’il siguoit pour éviter la questi° n .’
O) DoJsiey, 1. c.