. s3 8 histoire de la compagnie angloise
Section premier lieu, leur procédé à Pouleron & à Bantam ne dévoile-t-il pas íùf*
■W. fisamment leurs vues, & ne prouve-t-il pas qu’ils étoient déterminés à ne
Démêlés n( L
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/es Hollan-Majesté & Iesdits Seigneurs Etats ont autorisés, & à qui ils ont donné les pouvoirs
dois’df - nécessaires , afìn que par leur interposition & leur direction commune la conclusionred’Am' *"d’une ^ importante affaire puisse être facilitée à la satisfaction mutuelle des Parties;
bosi’e " à suivant les ordres, les Commissaires des deux Compagnies commenceront & tiendront
‘ J * leurs conférences en leur présence, savoir, de la part de la Compagnie Angloise , le Ch e "
" valier Thomas Smith &c. &c. & de la part de la Compagnie Hollandoise le Chevalin
Henri Bas , Bourgueinaìtre d’Amsterdam &c. &p. Lesquels, après bien des conférences& de longs débats, ont en vertu de leurs pouvoirs, par la médiation, le conseil & la di-rection des susdits Seigneurs, arrêté finalement les Articles suivans.
I. 11 y aura amnistie perpétuelle de toutes les vieilles offenses & injures commises avantce teins dans les Indes Orientales, soit par les Sujets de Sa Majesté, soit par ceux des*dits Seigneurs Etats; les prisonniers de part & d’autre seront élargis, & l’on restitueratous les vaisseaux, les effets ou les marchandises pris aux Indes Orientales avant la pu-blication du présent Traité
II. Les Officiers, Agens & Serviteurs de l’une & de l’autre Compagnie, entretiendrontune correspondance amicale, & s’alsisteront mutuellement toutes les fois qu’ils fe rencon-treront, ainsi qu’il convient à des Alliés & des Voisins, unis par une Alliance aullì é-troite. Si l’une des Parties rencontre l’autre en détresse fur mer, ils se donneront récipro-quement toute l’aísistance que l’amitié exige, & dont ils seront capables, & remettrontfidèlement les Lettres ou autres Papiers que l’on envoyera par eux.
III. Le Commerce des Indes Orientales fera libre à la Compagnie Angloise, com-me.à celle des Provinces-Unies; & chacun desdites Compagnies aura la liberté de le-ver & d’employer tel capital & tels fonds qu’clles jugeront respectivement à-propos.
IV Pour le bien commun, ct f avantage du Commerce, ils tâcheront réciproquementde régler & de diminuer les droits excessifs, qu’on a dans les -derniers teins exigés dan*les Indes, & on renoncera à fustige de donner des préscns par-dessus.
V Ils Raccorderont, d’un commun consentement, à mettre un prix raisonnable atiSmarchandises dans les Indes; & ils conviendront de fixer un certain prix pendant un teins*durant lequel il ne fera permis à aucune des deux Parties de vendre au dessous de.ee prix »soit en particulier, soit dans les ventes publiques en Angleterre & en Hollande.
VI. Pour éviter toutes fortes de jalousies & de différends à l’avenir, les Agens oUFacteurs des deux côtés consulteront & conviendront ensemble d’un prix modéré po‘> rle poivre à Bantain & dans les autres lieux de la Grande Java ; ct pour cela on choi-sira d’habiles Agens ou Facteurs pour acheter le poivre, ct après fâchât il fera p aI ’tagé également. Bien entendu, que conformément au troisième article, on aura un centiere liberté de commerce en d’autres lieux des Indes & à Java même par rapp 0ftaux autres marchandises.
VII- La Compagnie Angloise jouira de la liberté du Commerce à Palìcate, & porter*la moitié de la dépense pour l’entretien du Fort ct de la Garnison , à commencer dep ulále teins de la publication du présent Traité dans ces Pays-là.
VIII. Dans les Ifles Molucques, à Banda & á Amboine, le Commerce fera réglé d’o 1 *consentement commun de maniéré, que la Compagnie Angloise en aura le tiers, tsl ^pour les marchandises importées ct débitées dans ces Isles, que pour les fruits &marchandises qui en seront exportées; & la Compagnie Hollandoise pour fimportation LVf exportation les deux autres tiers.
IX. Quant à l’achat ct au partage desdites marchandises, les principaux Facteurs
deux Mations les achetteront au prix courant, ct les partageront au fort, à chacunportion : & à cette fin il fera permis à chaque Partie d'entrer ct de loger dans les I‘° r& Magasins de f autre. , 5
X Comme un Commerce si important & si éloigné ne fe peut maintenir que p ar dforces considérables, les deux Compagnies entretiendront chacune dix Navires de S uer ! p 0dont ou augmentera ou diminuera le nombre, d’un consentement commun, selon si u j e