DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 337Compagnie, & dans la fuite appuyé & soutenu des Etats-Généraux par Sectionmille artifices & subterfuges, par de fausses Gloses & de fau iles Copies ^7
de confessions extorquées. La premiere véritable Déclaration, ainfi nom-mée de la Conspiration envoyée en Europe au mois de Juin 1624 par Ja Angíoisct?binasse le Lievre , est une Piece évidemment fausse, dans laquelle les couses- 4-jHollan-Honsdes infortunés Anglois font interpolées, falsifiées, & châtrées de maniéré dois ;' í /"*-à mettre la conduite du Gouverneur d’Amboine dans le jour le plus favo-Table ; mais comme le meurtre fe découvre toujours de lui-même par des —L—.Grconstances imprévues, malheureusement cette Copie des confessions é-Toit différente fur plusieurs des articles les plus importans, de celle qu ona Voit envoyée à Jacatra, & de foriginal qu’on eut ordre d’envoyer í’an-hde suivante (a) (*).
Sans entrer dans le détail de ce qu’on a allégué de part & d’autre, qu’il Rccap'tu.Jl °us soit permis de récapituler ici un petit nombre de circonstances, quimndent croyable au plus haut point f innocence d.e ces infortunés & qui ta>!ufont voir que la conduite des Hollandois <& leurs motifs font non feule-ment fufpeòis, mais fans contredit lâches , insidieux & barbares (f). En
pre-
sto) CoIIect. of Voy. Harl. Libr. T. II.
; (*) Recueil de Voyages fait fur les Manuscrits de h Bibliothèque Harléïenne avec une Re-lat *on complettedc cette révoltante catastrophe. On y verra les foibles défenses de la Com-pagnie Hollandoife & des Etats-Généraux, leurs artificieuses évasions, & les spécieuses ex-^cations rî’une action si détestable, qu’il n’y a point de Casuisle en état de Ja pallier. 11^ Verra suffi au long les Remontrances de la Compagnie Angloise au Ministère, & cellesMinistère aux Etats-Généraux. Vid. T. VIII.
Ct) Quoique nous ayons rapporté plus haut la substance des principaux Articles duTrai-tL e utre la Grande-Bretagne & la Hollande, peut-être ne fera -1-on pas fâché de voir*ì e Traité tout du long, parcequ’il peut servir à faire connoìtre plus clairement l’étatu Commerce des deux Nations, dans le tems qu’on porta ce coup fatal au Gommer.» e de la Compagnie Angloise, & qu’il explique naturellement la sécurité où les Facteursréglois vivoient à Amboine, nonobstant quelques différends avec les Hollandois. Lejr r aité suivant est une confirmation de celui qui avoit été conclu entre les Compagnies.^gloire & Hollandoife des Indes Orientales, fous la direction des Commissaires des'hx Nations.
,^ette Picce porte, qu’on âvoit conclu à Londres en l’année courante 1619 ùn Trai-* e htre plusieurs Commissaires, Membres du Conseil Privé du Roi, nommés à cet effet,j Outres de la Compagnie Angloise des Indes Orientales, d’une part, & les Commissairesss ’eurs Hautes-Fuissances les Etats-Généraux nos bons amis & alliés , (tirés de leurs Corps)d’autres de la Compagnie Hollandoife des Indes Orientales, d’autre part.
. T ayant eu depuis quelques années des démêlés S de la mésintelligence entre les Com-b a Snies Angloise & Hollandoife des Indes Orientales, pour raccommodement defquels ilA" tenu des conférences entre les Commissaires desdites Compagnies, tant à Londresdìf. IdI 3 > qu’à la Haye en 1615, fans en venir à une conclusion, Sa Majesté & les-ni 4 seigneurs Etats, désirant que leurs Sujets vivent en amitié & en bonne harmo-,A> &• souhaittant de lever toutes les difficultés qui pourroitnt s’opposer à un accom-j, dement solide, ont jugé expédient & nécessaire de reprendre ladite affaire dans u-{L ^'oisieme Conférence, par le ministère des Commissaires desdites Compagnies, affi-t st s Par des personnes du Conseil Privé de Sa Majesté & du Corps des Etats-Géné-VsiG que Sa Majesté & les Etats-Généraux nommeront.— Suivent les noms des Com-aires nommés par le Roi & par les Etat-Généraux pour affilier à ce Traité - que- 1 ouïe FIJ. Yv S a