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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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342 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOÍSESection dautant de sens que Towersun doit avoir pesé cette cirçonstance. MaisI- III. en passant fous silence mille absurdités qui se trouvent dans lApologief Dimê ÍS des Hoílandois , ne doit-on avoir aucun égard au témoignage de gensAnglois íí aulìi unanimes à nier le fait, que peu daccord dans leurs conseillons ex- Hollan- torquées par les plus cruelles tortures, tirées deux par la ruse & la email-dois: dffeti- des Juges,& par les terribles impressions de la question la plus rlgoureu-red'Knx. f e p ar j eau & ] e feu ? j\ T e doit-on ajouter aucune créance à la révocation)0ine ferme, constante & imiforme dune confession extorquée de cette maniéré& inconsistante avec elle-même ; révocation faite dans les instans les plusredoutables, furies bords de léternité, moment la conscience parle, toutes les considérations humaines sévanouissent, ils navoient de-vant les yeux que la mort, le jugement, & le compte quils dévoient ren-dre devant le formidable tribunal de Dieu ? Certainement, quelque insensi-bles & endurcis que fussent les cœurs du Gouverneur & du Fiscal, quelleque fût leur avarice, leur crainte, ou leur cruauté dans ce qui sétoit passé,une pareille preuve clevoit les convaincre.

Raisons de Dautre part plusieurs motifs pouvoient porter les Hoílandois à une ac-j'oupçonmr t j on cruelle, dont ils ne craignoient point de conséquences , auxquelles</« Hol- /e ^ eur pudfance, leurs ruses & leurs richesses ne ? pussent remédier. Leuríandois. avarice fuis bornes, le violent désir dêtre maîtres de tout le Commercedes Molucques, de Banda & dAmboine, leur jalousie constante des pro-grès que les Anglois faisoient dans les Indes, & plusieurs autres circon-stances, nous portent à croire quune Nation, quia pour fondement defa puissance, à pour principe vital de fa constitution, l'acquisition de lar-gent, ne doit pas avoir été fort scrupuleuse ni délicate dans une affairequi lui procuroit à si bon marché de si grands avantages (a). Le tempé-rament phlegmatique, froid & ferme des Hoílandois, fait que certaines-actions, qui font à peine croyables en dautres Nations, font très-compa-tibles avec leur caractère. Peut-être que la douceur, lindolence, la cor-ruption, & la timidité de notre Cour en cetems-, contribuèrent à le sdéterminer à risquer un expédient également important à leurs intérêts &honteux à la Nation. Le Roi, dont la foibleffe ne pouvoit être égaléeque par la bonne opinion quil avoit de lui-même, pouvoit être détournede ce que demandoit la gloire & fintérêt de la Nation par une dispute de_ Théologie, on lui faisoit le bel honneur de le prendre pour arbitreítandis que ses Ministres, aussi avides quindigens , sacrisioient le bien delEtat, lhonneur du Royaume, & leur propre réputation à lindigne p aS *sion de contenter leur insatiable avarice , appuyée par des raisons égah'ment solides non seulement pour un Hoílandois, mais pour un Ilottentof*Mais outre que les Anglois & les Japonois ont unanimement nié le ^ iilí -jufquà leur dernier moment, les Hoílandois ne trouvèrent ni papier, í 11Lettre, ni indice pour appuyer leurs soupçons, après quils eurent su"'fouillé & pillé tous les coffres, les boètes & les cabinets des Fact ell! ?'Cest--deifus & fur une infinité dautres présomptions que la Comp^S^

(d) K Temple, llemarq. fur les Prov. Unies, Ch. VI.