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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 341quatre jours auparavant ? Ils ne pouvoient compter fur la fidélité & Sectionmr la constance de ces malheureux, au milieu des cruels tourmens de la T 1 ;,torture ; & ils ne pouvoient simaginer , que le but de la question étant e ^g K /f s sd extorquer une fausse confession, que- le Gouverneur Hollandojs nauroit An ? 4 ois â?'^ucun égard aux dépositions contre eux, fur-tout après les derniers-/«Hollaii-Riêlés quils avoient eu avec lui. On pourroit encore- demander comment doi s-./Jfai-t'ouze ou quatorze Anglois avec un pareil nombre de Japonois, fans au-"í^ ra

Cu n Officier militaire parmi eux, ont pu entreprendre avec la moindre ef- _1

pérance de succès de semparer dune Place bien fortifiée, il y avoitjure Garnison de deux ou trois-cens soldats, outre un pareil nombre desilices, prêts au premier ordre, & incontestablement affectionnés ? Ou Inmcmcemppofé quils eussent eu le bonheur de réussir dans le projet de sempa-du Château, nonobstant les foins dun Gouverneur vigilant, rusé g01i 'soupçonneux, & la force de Troupes régulières, avec quelle apparence pou-v oient-ils fe flatter de conserver leur conquête ? Tmverson , Cols on & quel-les autres Anglois paraissent avoir été gens de sens, qui ne pouvoientëueres adopter un semblable projet, supposé que quelques tetes chaudes^ imprudentes le leur eussent proposé. On ne volt que deux témoinsContre Towcrson en particulier : lun dit quon lui a fait une telle propo-rtion, & quil fa rejettée avec indignation. Lautre déclare avant & aprèsL question , que ce quil va confesser & ce quil a confessé, nest qu aÇaisse des cruels tourmens quon lui a fait souffrir, dont il a voulu se dé-givrer à tout prix. En supposant donc que le Gouverneur étoit en droittie prendre connoissance du crime, & quil se trouvoit des coupables, lotissiuel prétexte & en vertu de quelle preuve a-t-on exécuté Tuwerson , leGhef des Anglois dans fille? Mais on trouvera la prétendue conspirationsautant moins vraisemblable, si lon considéré que toutes les armes que.f 3 . Anglois avoient pour entreprendre une action aussi hasardeuse, fe-,

"tiifoient à trois vieux sabres, deux mousquets hors détat de servir, u-demi-livre de poudre, & un peu de dragée (a). Mais, dit-on, le desseinJ1 étoit peut-être pas de semparer du Fort, mais de le faire sauter, commeparait par la confession extorquée dun des criminels. Mais une de-nn - livre de poudre étoit-eîle suffisante pouf une entreprise aussi désespé-rée? Supposé quelle réussît, les Anglois avoient-i!s dessein de sensevelirs°Us les ruines ; ou avoient-ils dessein de se défendre contre les Garni-fissis des trois autres Forts de fille, & contre les Equipages de plusieurs' aisseaux Hollandois qui étoient à la rade ? On conçoit quun homme

dau-

(á) La Collection de Voyages citée. Harrh Collect. Sc Doijleys Hist. 1. c.l'cr ipfim Iiegcm propriâ manu Jìgnatum,

1 Rous avons rapporté ce Traité tout du long, pour faire voir combien peu les Hol-s> 1 'dois refpectoient les Alliances , ct. les Traités les plus solemnels , dès que l'intérêcj? 11 mâloit. Le Lecteur pourra , fans notre secours, tirer des conséquences de ce Trai-Pa ( e ce T ie nous avons rapporté de la conduite de ces dignes Alliés , qui ne feronts°rt L lhonncur des deux .Nations. .

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