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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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348 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE

Sîíctîon ; on ne trouve aucun monument de ce qua fait la Compagnie pendantnombre dannées, supposé quelle ait subsisté comme Compagnie durant cet/h'rT'lel intervalle. Tels furent les tristes influences que les troubles domestiquesÀnglois eurent fur le Commerce du dehors , & cela dans une conjoncture fort criti-& teHol- que , Iorfquil auroit pu être porté fort loin devenir une source de ri-landois : c i ie sies & de gloire pour la Nation. Cest réellement une triste & affligean-Amboi te i^one, qui na jamais été mise clairement fous les yeux dun Lecteur An-ne. mÛ01 * gloís ; mais Tossrir à-présent & la tracer au travers dun labyrinthe de fu-

!- nestes effets, ce feroit écrire une Tragédie & non une Histoire.

Eforn da Les immenses richesses, & les forces maritimes que les I ïollandois avoientHollan- aC q U is es , IW porterent à vouloir saggrandir davantage par sentier abbaisse-dois pour ment j e notre puissance fur mer. Ce qui leur fit concevoir ce dessein, ce futt ì crânent 1 opinion que le Parlement, qui n a voie qu une autorité précaire, risqueraitle Com - difficilement de sengager dans une guerre étrangère dans un tems l'on

merce des faiToit que respirer , après avoir essuyé les travaux & les malheurs desTudtfa- Guerres Civiles. Mais - les Iïollandois fe trompèrent dans leur calcul ; carvec Crom- quelque injustement que le Parlement eût acquis lautorité qu'il avoit, il fautwd. avouer qu en fit usage dans cette occasion pour maintenir lhonneur de laNation. La guerre fut déclarée entre les deux Républiques : les I ïollandoisfurent justement punis de leur insolence , & eurent sujet de fe repentir da-voir été les aggresseurs (a). Après avoir fait des pertes réitérées far mer,ils furent contraints de demander la paix, quon leur accorda, & qui fut si-gnée à Westminster le 5 dAvril 1654. Par ce Traité ils firent à Crounvel lasatisfaction quiís avoient refusée aux Rois Jaques I. & Charles I. La nou-velle révolution, qui mit le Gouvernement du Royaume entre les mains dunTyran, élevé à ce haut point de grandeur par les. intrigues & le crédit dela Hollande, réopéra rien en faveur des iïollandois dans cette occasion. Hfaut avouer que fur cet article Cromwel rempht son devoir avec toute la di-gnité dun Roi. Oubliant les obligations personnelles quil avoit à cette Na-tion, il sagissoit déshonneur & de Tinté rèt de lAngleterre, Je Pro-tecteur voulut donner la Loi, & prescrire les conditions. 11 fut stipulé dansle vingtfeptieme Article du Traité: Que les Etats-Généraux feront justice de ceux qui ont eu part au massacre dAmboine , la République dAngst' terre ne pouvant qualifier autrement cette action, au moins sil en rest*Cómmìjsai- encore quelquun en vie. On nomma des Commissaires, qui sassemble-rts pour. rent à Gpldmhhs-Haìl, dont la décision devois finalement terminer les griefstsdifél' des deux Compagnies, qui feraient portés devant eux. Les Anglois produi-rends fks firent un compte de leurs pertes, outre celle de leurs établisseméns, quimon-deuxcom- toit à deux millions - six- cens - quatrevingt - quinze- mille , neuf-cens-quatre-pagnies . vingt-dix-neuf Livres sterling & dix-neuf fchelings ; laquelle somme étqrtspécifiée en quinze Articles, clairement prouvés. Dautre part, lesCornfflh'faires Iïollandois contrebalanceront cette prétention par une autre, qui p e 'toit ni spécifiée ni prouvée, de huit - cens - cinquante - mille Livres sterling-Après avoir pesé les preuves des prétentions réciproques, la Sentence, noip'

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(a) Parliament Hist. fub nnn. 1654. Uurris, Vol, II. Dodsiiy, Vol. II.