348 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE
Sîíctîon né ; on ne trouve aucun monument de ce qu’a fait la Compagnie pendantnombre d’années, supposé quelle ait subsisté comme Compagnie durant cet/h'rT'lel intervalle. Tels furent les tristes influences que les troubles domestiquesÀnglois eurent fur le Commerce du dehors , & cela dans une conjoncture fort criti-& teHol- que , Iorfqu’il auroit pu être porté fort loin devenir une source de ri-landois : c i ie sies & de gloire pour la Nation. C’est réellement une triste & affligean-Amboi te i^one, qui n’a jamais été mise clairement fous les yeux d’un Lecteur An-ne. mÛ01 * gloís ; mais Tossrir à-présent & la tracer au travers d’un labyrinthe de fu-
—!- nestes effets, ce feroit écrire une Tragédie & non une Histoire.
Eforn da Les immenses richesses, & les forces maritimes que les I ïollandois avoientHollan- aC q U is es , IW porterent à vouloir s’aggrandir davantage par sentier abbaisse-dois pour ment j e notre puissance fur mer. Ce qui leur fit concevoir ce dessein, ce futt ì crânent 1 opinion que le Parlement, qui n a voie qu une autorité précaire, risqueraitle Com - difficilement de s’engager dans une guerre étrangère dans un tems où l'on
merce des né faiToit que respirer , après avoir essuyé les travaux & les malheurs desTudtfa- Guerres Civiles. Mais - les Iïollandois fe trompèrent dans leur calcul ; carvec Crom- quelque injustement que le Parlement eût acquis l’autorité qu'il avoit, il fautwd. avouer qu’ií en fit usage dans cette occasion pour maintenir l’honneur de laNation. La guerre fut déclarée entre les deux Républiques : les I ïollandoisfurent justement punis de leur insolence , & eurent sujet de fe repentir d’a-voir été les aggresseurs (a). Après avoir fait des pertes réitérées far mer,ils furent contraints de demander la paix, qu’on leur accorda, & qui fut si-gnée à Westminster le 5 d’Avril 1654. Par ce Traité ils firent à Crounvel lasatisfaction qu’iís avoient refusée aux Rois Jaques I. & Charles I. La nou-velle révolution, qui mit le Gouvernement du Royaume entre les mains d’unTyran, élevé à ce haut point de grandeur par les. intrigues & le crédit dela Hollande, réopéra rien en faveur des iïollandois dans cette occasion. Hfaut avouer que fur cet article Cromwel rempht son devoir avec toute la di-gnité d’un Roi. Oubliant les obligations personnelles qu’il avoit à cette Na-tion, où il s’agissoit déshonneur & de Tinté rèt de l’Angleterre, Je Pro-tecteur voulut donner la Loi, & prescrire les conditions. 11 fut stipulé dansle vingtfeptieme Article du Traité: „ Que les Etats-Généraux feront justice„ de ceux qui ont eu part au massacre d’Amboine , la République d’Angst'„ terre ne pouvant qualifier autrement cette action, au moins s’il en rest*Cómmìjsai- „ encore quelqu’un en vie”. On nomma des Commissaires, qui s’assemble-rts pour. rent à Gpldmhhs-Haìl, dont la décision devois finalement terminer les griefstsdifél' des deux Compagnies, qui feraient portés devant eux. Les Anglois produi-rends fks firent un compte de leurs pertes, outre celle de leurs établisseméns, quimon-deuxcom- toit à deux millions - six- cens - quatrevingt - quinze- mille , neuf-cens-quatre-pagnies . vingt-dix-neuf Livres sterling & dix-neuf fchelings ; laquelle somme étqrtspécifiée en quinze Articles, clairement prouvés. D’autre part, lesCornfflh'faires Iïollandois contrebalanceront cette prétention par une autre, qui p e 'toit ni spécifiée ni prouvée, de huit - cens - cinquante - mille Livres sterling-Après avoir pesé les preuves des prétentions réciproques, la Sentence, noip'
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(a) Parliament Hist. fub nnn. 1654. Uurris, Vol, II. Dodsiiy, Vol. II.