r DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 349
mée Règlement , fut rendue le 30 d’Août 1654. Après avoir rapporté au Sktiomlong les demandes réciproques, on continue en ces termes. ,, Toutes les- J; 11 ;.,
„ quelles plaintes, demandes & prétentions, nous ont été présentées par f
„ Députés des Compagnies Angloise & Hollandaise, avec quantité de Docu- Anglois„ mens, d’Actes & de Pieces justificatives , tant pour appuyer leurs pré-d? Hol-„ tentions respectives, que pour infirmer celles de leur partie; & enfin ]a Is ~ dois:
„ décision fur toute cette affaire a été remise à nous les susdits Commissti-^à"boi.„ res par les Députés des deux Compagnies. Sur quoi nous les susnommés ne.
„ Jean Extern , Guillaume Turner , Guillaume Thompson , Thomas Kendal ,--
,, Adrien d’Almonde , CJiriscian de Rodenburch , Louis Óuwens , ik Jaques Ré í le ~
„ OyJJ’al , après avoir vu, lu, .examiné & pesé tous ces Documens, Actes mcnt ‘
„ & Pieces justificatives produites par les deux parties, & toutes les autres„ choses qui nous ont paru nécessaires pour découvrir la vérité : désirant„ de réconcilier les deux susdites Compagnies , & d’éíablir entre elles une„ union perpétuelle, nous, en vertu du pouvoir & de l’autorité qui nous„ a été donnée par le très-haut Lord Protecteur d’Angleterre , d’Ecossc„ & d’Irlande, & par Leurs Hautes Puissances les Etats-Généraux des Pfo-„ vinces - Unies, avons décidé, défini, déterminé , & par ce présent llé-„ glement décidons, définissons, & déterminons comme il s’ensuit.
„ Nous éteignons, annulions & anéantissons k jamais tous différends,
„ procès, prétentions, tant celles qui sont contenues dans les Actes &Mé-,, moires mentionnés au long, que toutes autres, quelles qu’elles soient, que„ la Compagnie Angloise des Indes Orientales' pourroit avoir contre la Com-„ pagnie Hollandaise, fans en excepter aucune de quelque qualité, nature„ ou genre quelle puisse être. En particulier nous statuons & ordonnons,
„ que la susdite Compagnie Angloise ne pourra rien prétendre en au-„ cun lieu de la Compagnie Hollandoise , non pas même fous le nom de„ Douane ou de Péage à Ormus, à Gamron , ou en quelque autre endroit„ de Perse que ce soit ; ensorte que les Hollandais ne pourront être inquié-,,’tés par les Anglois à cet effet, ni fous aucun autre prétexte que ce soit.
„ Sans préjudice néanmoins des droits & prétentions de la Compagnie An-„ glaise contre Je Roi de Perse, & contre tous autres, excepté les Hollandais.
,, De la même maniéré nous éteignons, annulions & anéantissons à jamais,
„ íkns qu’elles puissent être renopvellées en aucun tems, fous aucun prétexte3, & par qui que ce soit, toutes les plaintes, prétentions &c. de la Compa-3, gnie Hollandaise contre celle d’Angleterre, de quelque eípece, qualité &
33 nature quelles soient.
,, Nous statuons que la Compagnie Hollandoise restituera à celle d’Angle-3, terre fille de Pouleron , dans l’état où elle est ; étant permis aux Hollandais33 d’en emporter tous les usténsiles, armes & munitions de guerre , les mar-» chandifes, les meubles, & tous les effets mobiliaires qu’ils pourront y avoir.
,, Enfin nous déclarons & ordonnons, que la Compagnie Hollandoise paye-
-3 ra à celle d’Angleterre quatrevingt-cinq-mille Livres sterling, à Londres,
’3 moitié dans le mois de Janvier prochain, & 1 autre moitié dans le mois5 > de Mars.suivant, stile d’Angleterre. Et par ce moyen toutes les préten-
Xx 3 ,, rions