DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 351
sacrés à Amboine, l’injustice de leurs procédures; à moins que l’on ne dise Suerrorjque cet aveu a été extorqué par la force , comme la Confession des Anglois. W.
Ce Traité remit les affaires de la Compagnie fur pied; il renditJa vie au Dé " sé!ésCommerce, & inspira aux particuliers cette indépendance & cette liberté aÍZJìsd’action & de sentiment, qu’ils voyoient appuyées par f Autorité publique, b HoNLes affairés de la Compagnie se rétablirent au point, que l'on fit, sous lapro- landois:tection de Cromwel, une souscription de huit-cens mille Livres sterling (a). .
Telle étoit la face des affaires lorsque Charles II. fut rétabli par l'adreffe ^ 01 '«Se les intrigues de Monk , de meme que f ancienne constitution. Une des pte- -.mieres choses qu’il fit, ce fut d’accorder à la Compagnie Fappui, «Sc la pro- Patentetection nécessaire pour faire revivre & affermir son Commerce. 11 lui ac-corda une nouvelle Patente, datée du 3 Avril 1661 , lui permettant d’expor-ter en argent la valeur de cent-cinquante-mille Livres sterling à chaque voya- de nòu- ^ge, moyennant qu on exportât pour pareille somme de marchandises étrân- veaux prh-gérés. II confirma son droit exclusif, & lui donna celui de permettre à desêM.Marchands particuliers de trafiquer d’un Port des Indes à l’autre, fous le nomde Marchands du Pays. La Compagnie obtint aussi f Autorité- Civile & Mi-litaire , avec le pouvoir de faire la guerre ou la paix avec les Princes infidè-les des Indes. II y avoit cependant cette Clause , que 11 cette Patente setrouvoit préjudiciable à la Nation, elle seroit nulle & sans effet, en aver-tissant trois ans d’avance.
Aussitôt que 1 s Roi eut commencé à négocier son mariage avec flnfantde Portugal, on résolut de profiter de cette occasion pour obtenir à titre deDot de l’ínfante, la Cession de quelque bon Port pour la Compagnie des In-des. C’est ainsi qne l’importante Iíle de Bombay tomba entre les mains desAnglois, à qui elle a toujours resté,& elle est devenue un desEtablissemensles plus avantageux des Indes, st est vrai que la terre y est stérile, & Pairmal-sain, mais fa situation la rend importante , & les succès que la Compa-gnie a eus enfinte, démontrent que c’ est une des meilleures acquisitions quel-le ait jamais faite. Après le mariage du Roi on envoya une Escadre, sousfes ordres du Lord Marlebitrgh, pour prendre possession de cette Iíle , & lar ccevoir des mains du Viceroi , à qui Sa Majesté Portugaise avoit envoyétes ordres nécessaires. Ce Seigneur mit à la voile avec cinq Vaisseaux deguerre, ayant à bord le Chevalier Abraham Shìpman, nommé Gouverneur,^ ils arrivèrent à Bombay au mois de Septembre 1663 , après un fort heu-re ux voyage.
Le Viceroi étoit prêt à exécuter les ordres du Roi, mais la forte oppo-htion du Clergé, qui refusa de céder Ville à des Hérétiques , effraya le Vi-^roì, & le détermina à garder fa nouvelle Dignité (b). 11 y a de lapparen-Ce . que l’ambition eut part auffi bien que la Religion à la conduitejlu Vice-* C) i: ce qu’il y a de certain, c’est que le refus opiniâtre qu’il fit de remettreobligea le Lord Marlsburgh d’aller avec fa Hotte à la Rade de Soual-pour prendre des rafraîchissemens. Le Gouverneur de Surate, qui avoitde Bombay fous fa juridiction, menaya le Comptoir des Anglois de Su-
Bombaydonnée endos à l’in-fante dePortu-’al.
Escadrequ'on y en-voyé.
On refusada la re-mettre anRoi d’ An-gleterre.
G) lítirrìs , Vol. II. p. 455. & Dodsiey Vol. II.
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G) ìlamilm , V. L