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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 351

sacrés à Amboine, linjustice de leurs procédures; à moins que lon ne dise Suerrorjque cet aveu a été extorqué par la force , comme la Confession des Anglois. W.

Ce Traité remit les affaires de la Compagnie fur pied; il renditJa vie au "!ésCommerce, & inspira aux particuliers cette indépendance & cette liberté aÍZJìsdaction & de sentiment, quils voyoient appuyées par f Autorité publique, b HoNLes affairés de la Compagnie se rétablirent au point, que l'on fit, sous lapro- landois:tection de Cromwel, une souscription de huit-cens mille Livres sterling (a). .

Telle étoit la face des affaires lorsque Charles II. fut rétabli par l'adreffe ^ 01 '«Se les intrigues de Monk , de meme que f ancienne constitution. Une des pte- -.mieres choses quil fit, ce fut daccorder à la Compagnie Fappui, «Sc la pro- Patentetection nécessaire pour faire revivre & affermir son Commerce. 11 lui ac-corda une nouvelle Patente, datée du 3 Avril 1661 , lui permettant dexpor-ter en argent la valeur de cent-cinquante-mille Livres sterling à chaque voya- de nòu- ^ge, moyennant qu on exportât pour pareille somme de marchandises étrân- veaux prh-gérés. II confirma son droit exclusif, & lui donna celui de permettre à desêM.Marchands particuliers de trafiquer dun Port des Indes à lautre, fous le nomde Marchands du Pays. La Compagnie obtint aussi f Autorité- Civile & Mi-litaire , avec le pouvoir de faire la guerre ou la paix avec les Princes infidè-les des Indes. II y avoit cependant cette Clause , que 11 cette Patente setrouvoit préjudiciable à la Nation, elle seroit nulle & sans effet, en aver-tissant trois ans davance.

Aussitôt que 1 s Roi eut commencé à négocier son mariage avec flnfantde Portugal, on résolut de profiter de cette occasion pour obtenir à titre deDot de línfante, la Cession de quelque bon Port pour la Compagnie des In-des. Cest ainsi qne limportante Iíle de Bombay tomba entre les mains desAnglois, à qui elle a toujours resté,& elle est devenue un desEtablissemensles plus avantageux des Indes, st est vrai que la terre y est stérile, & Pairmal-sain, mais fa situation la rend importante , & les succès que la Compa-gnie a eus enfinte, démontrent que c est une des meilleures acquisitions quel-le ait jamais faite. Après le mariage du Roi on envoya une Escadre, sousfes ordres du Lord Marlebitrgh, pour prendre possession de cette Iíle , & lar ccevoir des mains du Viceroi , à qui Sa Majesté Portugaise avoit envoyétes ordres nécessaires. Ce Seigneur mit à la voile avec cinq Vaisseaux deguerre, ayant à bord le Chevalier Abraham Shìpman, nommé Gouverneur,^ ils arrivèrent à Bombay au mois de Septembre 1663 , après un fort heu-re ux voyage.

Le Viceroi étoit prêt à exécuter les ordres du Roi, mais la forte oppo-htion du Clergé, qui refusa de céder Ville à des Hérétiques , effraya le Vi-^roì, & le détermina à garder fa nouvelle Dignité (b). 11 y a de lapparen-Ce . que lambition eut part auffi bien que la Religion à la conduitejlu Vice-* C) i: ce quil y a de certain, cest que le refus opiniâtre quil fit de remettreobligea le Lord Marlsburgh daller avec fa Hotte à la Rade de Soual-pour prendre des rafraîchissemens. Le Gouverneur de Surate, qui avoitde Bombay fous fa juridiction, menaya le Comptoir des Anglois de Su-

Bombaydonnée endos à lin-fante dePortu-al.

Escadrequ'on y en-voyé.

On refusada la re-mettre anRoi d An-gleterre.

G) lítirrìs , Vol. II. p. 455. & Dodsiey Vol. II.

rat;

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G) ìlamilm , V. L