352 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE
Section rate, si les Troupes Angloifes ne se rembarquoient, parceque c’étoient pourUi. } u i c j es voisins trop redoutables pour ne pas les appréhender. Après avoirr Démiles • j £s .^ovisians nécessaires, Mylord partit avec deux Vaisseaux pourl’An-Ane]ois s gleterre au mois de Janvier 1664, Lissant le reste de FEscadre au ChevaliertflsEol ìhipman, pour passer la Mousson de FOuëst dans quelqu’un des Ports leslandois: p i us voisins. Durant ce tems-là il enterra plus de deux-cens de ses gens dansAffaire y Ifì j c( ij ve , isl e déserte, où il passa shiver, & demeura depuis le mois d’Avrilrf’Amboi- spou’au mois d’Octobre. La Mousson étant passée, la Flotte mit à la voile,
^__ A p e ren dit à Bombay. A son arrivée le Chevalier Shipman menaça le Vi-
ceroi & le Clergé, qui s’opposoit à la reddition de l’Iíle , du ressentimentdes Rois d’Angleterre & de Portugal, s’ils s’obstinoient à refuser d’obéir auXElle r lire - ordres de Leurs Majestés. Quelques Portugais, qui n’avoient pas oublié lesmise aux exploits de Cromwel qui firent réflexion fur ce que les Flottes Portugai-Anglois. ^ es â Espagnoles avoient souffert de la part des Républicains Anglois, con-seillèrent aux Ecclésiastiques de rallentir leur zeìe._ Enfin la crainte Fayantemporté fur la Religion, ils consentirent à un Traité, par lequel on laissoitaux habitans le libre exercice de leur Religion & la paisible possession deleurs biens, fous l’autorité de la Couronne d’Angleterre (a). Le ChevalierShïptnan étant mort, M. Cook qui le fuivoit en rang signa le Traité, & pritpossession de Fille au nom du Roi son Maître , en qualité de Gouverneur.II se mit d’abord à y construire un Fort ; mais il fit une faute capitale enconcluant le Traité , de n’y pas comprendre les dépendances de Bombayjufqu’à Verfica, ce qui depuis a été une pomme de discorde. Le Fort futbâti régulièrement ; M. Cook fit accommoder un vieux Bâtiment quarré pourlui-même comme Gouverneur ; mais M. Hamilton remarque que ni lui, niquelques-uns de ses Successeurs n’ont point pensé à bâtir d’Egîise.
Bombay Le Commerce de Bombay devint très-florissmt, mais comme les revenuscédée à la ( ] e ]’jq e ne défrayoient pas les dépenses nécessaires pour la garder, cela jointla Campa- ^ d’autres raisons de Politique & de Commerce, obligea la Couronne à lu&me ’ céder à titre de Fief mouvant à la Compagnie, qui Fa conservée jusqu’à présentde cette maniéré (0). Le Fort étoit déja tracé & les fondemens étoientposés, lorsque le Chevalier Georgd Lucas arriva d’Angleterre avec deux Vais-seaux ; mais les affaires ayant été accommodées avant son arrivée , il n’ydemeura que jusqu’au mois de Janvier 1666 , & retourna en Angleterre»laissant le Gouvernement fur le pied où il l’avoit trouvé entre les mains deM. Cook & du Conseil, sous F autorité du Comptoir de Surate. M. Cook &paroître son ignorance en fait d’Architecture, en bâtissant le Fort dansplace où il est, qui est souverainement incommode ; & il ne fit pas u» emoindre faute en qualité d'Ingénieur , 1 e Port étant commandé par une m o’ 1 'tagne qu’on appelle Dmgcrèe , qui n’en est qu a environ huit-cens pas.éprouva les conséquences de ce mauvais choix en 1689, lorsque le Mog°‘investit le Fort avec une armée. M. Cook est d’autant plus blâmable,fans rien entendre à F Architecture & au Génie, le seul bon - sens lui ssdstquoit une situation plus commode, à une distance de cinq-cens pas du &
(a) Hamilton 1 . c. ílarrn Vol. II. (O Rapin fous ce Rcgne.