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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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ZZ 4 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISESic tion La guerre ne fut pas sitôt déclarée, quils tournèrent dabord tout leur11L ressentiment contre les Anglois, & la supériorité de leurs forces aux Indesentre ks àt cause que le succès couronna généralement leurs entreprises. La paix.Angloisô?sétant conclue entre lAngleterre & la Hollande, ils recommencèrent avecfcsHollan- les Indiens, & soutinrent le Prince de Java contre son pere, jusquà ce quedois \Affui- j es Javanois, pour leur propre conservation, fussent obligés dexclure no-red'km.' tre Compagnie. La perte de lEtablissement Anglois à Bantam fit beaucoup. oine ' de tort à ses affaires, deíorte quelle íe détermina de tenter de recouvrer àha Campa- tout prix un poste si important pour son Commerce. On fit de grands &gnìe An* extraordinaires préparatifs pour cette entreprise; on équipa une Flotte deg| 0l se vingt-trois Vaisseaux, dont plusieurs étoient de soixante & de.soixante-dixcouvre?" pleces, qui fut en état de faire voile en 1685. On y embarqua un Corps deBantam. huit-mille hommes de troupes réglées, & Il ny eut personne qui doutâtqu avec de pareilles forces les Anglois ne fussent en état de se rétablir à Ban-LsCtrrup-tam & dhumilier lorgueil des Hollandois (a). Une Cour corrompue en de-tion de la c pj a autrement. La prodigalité engendra lavarice, & cette insatiable pas-cíeterre " fion fit perdre de vue au Ministère tous les principes dhonneur ; étouffa Lfuit i- voix forte de la probité, de la conscience & du zele pour le Bien public. Onchouer ce mit un embargo fur cet armement durant neuf mois fous divers prétextes, maisètjfein. âans la vue dextorquer de grosses sommes à la Compagnie. Le tems sé-tant enfin à peu près écoulé, l'Ambassadeur de Hollande arrêta entierementlExpédition, par un présent de cent-mille livres quil fit à certaines person-nes en crédit ; action qui a imprimé une tache ineffaçable au régné merce-naire dun Prince foible & débauché. Cest ainsi que lintérèt & lhonneujdu Royaume & les droits dune Compagnie établie par les Loix, & favori-sée par tous les prédécesseurs de ce Monarque, furent sacrifiés pour une mé-diocre somme dargent. Charles , il fautlavouer, entendoit le Commerce »& lauroit encouragé, si ses passions déréglées, & la volupté, lui avoien claissé le tems de fair-e attention au bien de Tes peuples. On a une preuveses dispositions dans les nouveaux privilèges quil accorda à la Compagnie unJaques II. an après son rétablissement. La Compagnie eut en son frere Jaques U- ssjencourage plus puissant & plus zélé protecteur. Charles lui avoit accordé une nouvel* 0la Campa .Patente la dixhuitieme année de son régné, & lavoit étendue en la vingt-gnH ' cinquième ; son successeur augmenta non seulement les privilèges de la Com:pagnie, mais partagea en quelque façon avec elle la Souveraineté (/>).accorda le droit de bâtir des Forteresses, de lever des Troupes, de jugVpar des Conseils de guerre, de battre monnoye &c. le tout dans la vuela mettre en état de disputer le Commerce avec les Hollandois, & dass ar , e _ses Royaumes contre les usurpations à cet égard. II ny a pas de doute, ss 1 !.vec de si grands avantages & fous la protection dun Prince qui entendoit^.aimoit le Commerce, la Compagnie ne fieurît, ne devînt puissante,quelle ne profitât de lautorité dont le Souverain lavoit revêtue. II est

OO Harrh Vol. II. Account of Commer. (b) Dodíley , Vol. II.

ce. Uamilton Vol. 1.