ZZ 4 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISESic tion La guerre ne fut pas sitôt déclarée, qu’ils tournèrent d’abord tout leur11L ressentiment contre les Anglois, & la supériorité de leurs forces aux Indesentre ks àt cause que le succès couronna généralement leurs entreprises. La paix.Angloisô?s’étant conclue entre l’Angleterre & la Hollande, ils recommencèrent avecfcsHollan- les Indiens, & soutinrent le Prince de Java contre son pere, jusqu’à ce quedois \Affui- j es Javanois, pour leur propre conservation, fussent obligés d’exclure no-red'km.' tre Compagnie. La perte de l’Etablissement Anglois à Bantam fit beaucoup. oine ' de tort à ses affaires, deíorte qu’elle íe détermina de tenter de recouvrer àha Campa- tout prix un poste si important pour son Commerce. On fit de grands &gnìe An* extraordinaires préparatifs pour cette entreprise; on équipa une Flotte deg| 0l se tâ ’ vingt-trois Vaisseaux, dont plusieurs étoient de soixante & de.soixante-dixcouvre?" pleces, qui fut en état de faire voile en 1685. On y embarqua un Corps deBantam. huit-mille hommes de troupes réglées, & Il n’y eut personne qui doutâtqu avec de pareilles forces les Anglois ne fussent en état de se rétablir à Ban-LsCtrrup-tam & d’humilier l’orgueil des Hollandois (a). Une Cour corrompue en de-tion de la c pj a autrement. La prodigalité engendra l’avarice, & cette insatiable pas-cíeterre " fion fit perdre de vue au Ministère tous les principes d’honneur ; étouffa Lfuit i- voix forte de la probité, de la conscience & du zele pour le Bien public. Onchouer ce mit un embargo fur cet armement durant neuf mois fous divers prétextes, maisètjfein. âans la vue d’extorquer de grosses sommes à la Compagnie. Le tems s’é-tant enfin à peu près écoulé, l'Ambassadeur de Hollande arrêta entierementl’Expédition, par un présent de cent-mille livres qu’il fit à certaines person-nes en crédit ; action qui a imprimé une tache ineffaçable au régné merce-naire d’un Prince foible & débauché. C’est ainsi que l’intérèt & l’honneujdu Royaume & les droits d’une Compagnie établie par les Loix, & favori-sée par tous les prédécesseurs de ce Monarque, furent sacrifiés pour une mé-diocre somme d’argent. Charles , il fautl’avouer, entendoit le Commerce »& l’auroit encouragé, si ses passions déréglées, & la volupté, lui avoien claissé le tems de fair-e attention au bien de Tes peuples. On a une preuveses dispositions dans les nouveaux privilèges qu’il accorda à la Compagnie unJaques II. an après son rétablissement. La Compagnie eut en son frere Jaques U- ssjencourage plus puissant & plus zélé protecteur. Charles lui avoit accordé une nouvel* 0la Campa .Patente la dixhuitieme année de son régné, & l’avoit étendue en la vingt-gnH ' cinquième ; son successeur augmenta non seulement les privilèges de la Com:pagnie, mais partagea en quelque façon avec elle la Souveraineté (/>).accorda le droit de bâtir des Forteresses, de lever des Troupes, de jugVpar des Conseils de guerre, de battre monnoye &c. le tout dans la vuela mettre en état de disputer le Commerce avec les Hollandois, & d’ass ar , e _ses Royaumes contre les usurpations à cet égard. II n’y a pas de doute, ss 1 !.vec de si grands avantages & fous la protection d’un Prince qui entendoit^.aimoit le Commerce, la Compagnie ne fieurît, ne devînt puissante,qu’elle ne profitât de l’autorité dont le Souverain l’avoit revêtue. II est
OO Harrh Vol. II. Account of Commer. (b) Dodíley , Vol. II.
ce. Uamilton Vol. 1.