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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI.

quau jour. La Forteresse de Magazan, bien-que défendue par quator- Sscnoîîze pjeces de canon, & presque inaccessible par sa situation, fut abandon- ** M.née à lapproche de l'ennemi, sans que la Garnison eût tiré presque un Démêlé *coup. LOfficier qui y commandoit se retira avec autant de précipitation AiTío^â?que de lâcheté, ensorte quil laissa tout ce qu' y avoit en proyë aux Mau- ^Hoilan-res. Dix coffres dargent, contenant chacun mille Livres sterling & quatre dois -.Jjsai-coffres darmes neuves, entre autres choses, tomberent entre les mains desennemis, quoique les Matelots eussent offert de les emporter sûrement. boine - ^Comment ces coffres avoient été déposés à Magazan, cest ce qu'on na ja-mais pu savoir, & on na pas mieux compris par quelles raisons lOfficieren fit présent à Iennemi. Ce quil y a peut-étre de plus surprenant encore,cest que jamais il na été appellé à rendre compte de fa conduite. Les mor-tiers , les bombes, les munitions & les provisions tomberent aussi entre lesmains de Sedte. Profitant de la mauvaise manœuvre des Anglois, ce Gé-néral détacha un Parti pour piller les Paysans de Mahim , & pour recon-noître le Fort, simaginant quil pourroit bien avoir été abandonné commeles autres. II ne se trompoit point, la Garnison sétant embarquée dansdes chaloupes pour Bombay, avant que de voir le détachement. II éta-blit son quartier général à Magazan, & après avoir planté ses Enseignesfur les remparts, il envoya des Partis pour inquietter & insulter le Géné-ral Anglois, qui étoit piqué des suites de son imprudence. Le CapitainePéan eut ordre daller à la tête de cinquante hommes déloger les enne-mis des hauteurs de Magazan ; on lui donna pour Lieutenant Munroc ,

Officier dexpérience. Ce petit détachement savanca en bon ordre jus-quà une portée de mousquet des ennemis, qui étoient derriere un terreinélevé, qui les couvroit contre le feu des Anglois. Les Mauresattendoient- quon les attaquât, Monroe ayant observé leur posture, conseilla à Péande faire deux pelotons de son monde, pour enfoncer plus aisément lIn-fanterie Indienne. Le Capitaine rejettant fièrement ce bon avis dit au Lieu-tenant , que quand on lui donneroit le commandement il seroit ce quil luiplairoit; que comme on le lui avoit confié, il agiroit suivant ses propreslumières. II ordonna ensuite à ses gens détendre leurs rangs autant quilLu r seroit possible, & de faire une décharge générale fur les ennemis,ffiand ils les verroient à découvert ; il prétendoit que cétoit- le moyende jetter la terreur parmi eux. Monroe soppofa vivement à cette diíposi-,don, il représenta au Capitaine le danger il seroit, si les ennemis avan-Soient pendant que ses gens rechargeroient. Mais Péan sopiniâtra , &ordonna de faire feu comme il lavoit réglé: la fuite fut telle que Mon-t«e lavoit prévue. Les ennemis qui étoient plus légèrement armés que les-dfiglois, très-habiles à combattre de près avec le sabre & le bouclier-, &dfx fois plus nombreux, saisirent le moment décisif, tomberent tous fura Oupitaine, & par leur poids pénétrèrent bientôt les rangs peu épaissiesiffiglois. Un mouvement si brusque & si prompt épouvanta tellement leCapitaine, quil se retira avec une vitesse incroyable vers une Eglise Por-dgaise, il y avoit cent hommes pour le soutenir au besoin. Monroeferme avec une partie de s ai le quil commandoit, ce qui se réduisent à

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