3<54 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISESection quatorze hommes. Après un combat opiniâtre', qui fit voir que si íorcDémêlés av * s av0 ^ Oté suivi les Anglois auroient remporté la victoire, il fut tailléentre les en pi eces avec ses braves compagnons. Péan, qui étoit le favori du Gé-Anglois gméral, alla le retrouver, & fut très-bien reçu, an-lieu de recevoir le châ-AsHolIan-timent qu’il méritoit (a) (*). Sedée Yacoup étoit donc maître de tout effile,doisfexcéption du Fort, L d'environ un demi-mille dc terrein au Sud. Pourboíne * obliger la Garnison à fe rendre, il fit dresser une batterie fur la montagner ' . de Dnngerée , qui commande le Château, & il incommoda beaucoup lesassiégés ; il mit aussi quatre gros canons dans la Douane , appellée la Mai-son des Indes, & éleva une autre batterie à deux-cens pas du Fort, defor-te" qu’on ne pouvoit sortir de la porte firns danger, jusqu’à ce qu’on eûtconstruit un Fortin en forme de croissant. Le Général Child prit dc soncôté toutes les mesures qu’il put alors pour fe défendre. On força tout lemonde fans distinction de prendre les'armes, & il prit à fa solde trois-'mille Sauvajées comme auxiliaires. Cela fit que les provisions manquèrent ;pour remédier a cet inconvénient on envoya une Flotte de petits Bitimenscroiser fur les cotes du Mogol, & cette Escadre revint après avoir très-bien réussi. Le Capitaine Hamilton , de qui nous empruntons cette Re-lation , fut auss pressé , & on lui donna le commandement d’une Frégate deneuf tonneaux, montée de vingt hommes & de seize'rameurs; il ne lais-sa pas avec ce peu de forces d’amensr neuf prises à Bombay, chargéesla plupart de provisions & d’habillemens pour l’ennemi. II fe plaint d’u •1 ne injustice, comme très-contraire au bien du service; c’est que ceux quiulioient croiser n’avoient pas la moindre part aux prises qu’ils fassoient ;
on
(a) Hamilwis Hist. of the East Indies, Vol. I. C. 17. Dtlstey , Vol. II. HarriStVol. II. B. I. C. 2.
. (*) M. Hatniltin nous apprend que quand Child quitta Surate, plusieurs personnes, par-mi lesquels il y avoir des Officiers de la Compagnie, furent emprisonnés, & chargés dechaînes. II n’y eut que M. Baurchier & ceux qui étoient compris dans son Birman oufa Patente, qui furent exceptés. On fit passer ces malheureux par les rues avec deschaînes au cou, comme une marque d’infamie. Le Chevalier We^burn avoir étéenvoyé d’Àngteterre en i<58<5 avec une Commission du Roi d’Amiral-Juge, & une au-tre Commission du Gouverneur de la Compagnie, qu’on lui fit accroire être lignée duRoi, pour condamner & faire exécuter treize habitans de Pille de 8te. Helene, oii u«certain si.-hofon , qui y tenoit le second rang , avoir été tué dans un tumulte excitépar les violences du Gouverneur de rifle. IVoybum, en allant aux Indes, aborda à S te.Helene. où les treize proscrits furent exécutés fans aucune sonne de procès; procédurequi coûta cher dans la fuite à la Compagnie, & qui auroit conduit IVeyburn fur Péchas,faud, s’il n’étoit mort auparavant. O11 a cru que les procédés peu mesurés du GénérsChild & les affronts personnels qu’íl fit hsVcytntm, chagrinèrent tellement celui-ci qu*mourut à Bombay, environ deux mois avant l’invasion des Indiens, Nonobstant Passai 1-0de Ste. Helene, qu’on ne doit pas lui attribuer, (Veybum mourut très-regretté de tous lc shonnêtes gens qui Pavoient connu. En un mot la conduite de ceux qui étoient à la tôsdt-s affaires de la Compagnie en Angleterre, étoit parfaitement assortie à celle du Gouver-neur quille avoir aux indes. Comme Ic Capitaine Hamilton est le seul qui rapporte e-qui s’cit passé en cc tems-lâ , on ne doit adopter ce qu’il dit qu’avec précaution: 1= sspitaine parole honnête homme, mais u;r peu vif, & ardent dans ses passions & ses P r( ogés. Vol. 1. p. 224. 1