DES INDES ORIENTALES, Liv. XVII. Ciu*. VI. «65
011 leur enlevoit même leur paye qu’ils avoient sauvée, p om - ] c serviceS iîction'de la Compagnie, sous prétexte qu’ellê faisoit partie des prises. Ce procédé *stl- *les rendit négligens, & ils ne cherchoient les Bàtimens ennemis que quand D ~ mê!ésla nécessité & la faim les preffoit. e ” tte {« si3
Telle étoit la face des affaires, lorsque Je Général Chìld , voyant que le /sà'kn-succès ne répondoit pas à lés insolentes espérances , & que le nombre dois: /ifai-des ennemis étoit grossi jusqu’à quarante-miile, commença à penser à ter- re J Am-nfiner faffairc par les voyes de la soumission. Dans cette vue il de- b oine -pêcha deux personnes, avec la qualité d'Ambassadeurs Angl ois $ á la Cour LeCè-.éfaldu Mogol. Cette Ambassade étoit composée de M. George fVelden &d’un«;wjií*Juif nommé Abraham Naava ? accompagnés de Mecr Mezamie, Marchandde Surate qui’avoit quelque crédit à la Cour, & qui étoit ami de la Com- ç*',* ‘J lapagnie. Ils arrivèrent au bout de quinze jours à Jehanabad, où étoit a- Mogol,lors la Cour. On les reçut d abord fort froidement, mais à force de pré- avà dàsens qu’ils firent aux Officiers, ils furent admis à l'audience d’/Jnrcng-zeb. p-opositìonsLa posture dans laquelle ils parurent en présence de ce Monarque étoit I° mni l cs 'wn peu humiliante, ayant.les mains attachées par devant, & étant obligésde se prosterner par terre ; après une sévere réprimandé il leur deman-da ce qu’ils venoient faire. Ils répondirent en confefiànt leur faute , &on priant humblement Sa Majesté de vouloir leur pardonner. Ils deman-deront ensuite que leur Firman , dont ils avoient si justement perdu lesprivilèges, fût renouvelle par un effet de fa clémence, & que l’on retirâtses Troupes de Bombay. Aurcng Zcb leur répondit que pour qu’il agréutleurs soumissions, & qu’il leur pardonnât les injures faites à ses Sujets, il yAvoit une chose absolument nécessaire, qui étoit que dans l’espace de neufïnois le Général Chìld quittât les Indes pour n’y revenir jamais : que l’on■^nouvelleroit leur Firman, & rappelleroit farinée, lorsqu’ils auroient don-dé caution suffisante d’indemniser pleinement ses Sujets des pertes qu’onLiir avoit causées.
, La mort du Général Chìld , qui arriva au mois de Janvier suivant, sa- u momiec dita beaucoup raccommodement avec yJureng-Zeb, & avança les affaires ChMfad.de L Compagnie: on la tint cependant cachée jusqu’à ce qu’on fût instruit lue la paix.des intentions de Sa Majesté à fou égard. Mur Mezamie mourut aussi auJùois de Mars, & l’on crut qu’il avoit été empoisonné à cause de son at-tachement pour les Angîois. Dans le tems que Jes Médecins l’avoient aban-donné , les Ambassadeurs Anglois vinrent lui demander compte de cinquan-dj-mille roupies, qu’il avoit reçues pour des services secrets, st leur répon-
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' Pendant que les affaires étoient dans cet état, les f iollandòis ne manquèrent RéponsePas de tâcher de profiter de la mauvaise conduite & du malheur de la Compagnie A ureng-Asl glois e . Baron , leur Ambassadeur à la Cour d "Aureng-Zcb, ayant appris
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(a) lïamlnn, Vol. !• C. 17. dois.
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