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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES, Liv. XVII. Ciu*. VI. «65

011 leur enlevoit même leur paye quils avoient sauvée, p om - ] c serviceS iîction'de la Compagnie, sous prétexte quellê faisoit partie des prises. Ce procédé *stl- *les rendit négligens, & ils ne cherchoient les Bàtimens ennemis que quand D ~!ésla nécessité & la faim les preffoit. e tte {« si3

Telle étoit la face des affaires, lorsque Je Général Chìld , voyant que le /'kn-succès ne répondoit pas à lés insolentes espérances , & que le nombre dois: /ifai-des ennemis étoit grossi jusquà quarante-miile, commença à penser à ter- re J Am-nfiner faffairc par les voyes de la soumission. Dans cette vue il de- b oine -pêcha deux personnes, avec la qualité d'Ambassadeurs Angl ois $ á la Cour LeCè-.éfaldu Mogol. Cette Ambassade étoit composée de M. George fVelden &dun«;wjií*Juif nommé Abraham Naava ? accompagnés de Mecr Mezamie, Marchandde Surate quiavoit quelque crédit à la Cour, & qui étoit ami de la Com- ç*',*J lapagnie. Ils arrivèrent au bout de quinze jours à Jehanabad, étoit a- Mogol,lors la Cour. On les reçut d abord fort froidement, mais à force de pré- avàsens quils firent aux Officiers, ils furent admis à l'audience d/Jnrcng-zeb. p-opositìonsLa posture dans laquelle ils parurent en présence de ce Monarque étoit I° mni l cs 'wn peu humiliante, ayant.les mains attachées par devant, & étant obligésde se prosterner par terre ; après une sévere réprimandé il leur deman-da ce quils venoient faire. Ils répondirent en confefiànt leur faute , &on priant humblement Sa Majesté de vouloir leur pardonner. Ils deman-deront ensuite que leur Firman , dont ils avoient si justement perdu lesprivilèges, fût renouvelle par un effet de fa clémence, & que lon retirâtses Troupes de Bombay. Aurcng Zcb leur répondit que pour quil agréutleurs soumissions, & quil leur pardonnât les injures faites à ses Sujets, il yAvoit une chose absolument nécessaire, qui étoit que dans lespace de neufïnois le Général Chìld quittât les Indes pour ny revenir jamais : que lon^nouvelleroit leur Firman, & rappelleroit farinée, lorsquils auroient don- caution suffisante dindemniser pleinement ses Sujets des pertes quonLiir avoit causées.

, La mort du Général Chìld , qui arriva au mois de Janvier suivant, sa- u momiec dita beaucoup raccommodement avec yJureng-Zeb, & avança les affaires ChMfad.de L Compagnie: on la tint cependant cachée jusquà ce quon fût instruit lue la paix.des intentions de Sa Majesté à fou égard. Mur Mezamie mourut aussi auJùois de Mars, & lon crut quil avoit été empoisonné à cause de son at-tachement pour les Angîois. Dans le tems que Jes Médecins lavoient aban-donné , les Ambassadeurs Anglois vinrent lui demander compte de cinquan-dj-mille roupies, quil avoit reçues pour des services secrets, st leur répon-

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55 Li étoit pas permis de dire (a).

' Pendant que les affaires étoient dans cet état, les f iollandòis ne manquèrent RéponsePas de tâcher de profiter de la mauvaise conduite & du malheur de la Compagnie A ureng-Asl glois e . Baron , leur Ambassadeur à la Cour d "Aureng-Zcb, ayant appris

_ L íJoìlan-

(a) lïamlnn, Vol. ! C. 17. dois.

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